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Révolution et Empire

ABOVILLE François Marie comte d’ (1730-1817) (25)

25eme division (3eme ligne, P, 22)
vendredi 16 décembre 2005.
 

Général d’artillerie

François-Marie d’Aboville est né à Brest, le 24 janvier 1736, dans une vieille famille noble de Normandie. Bernardin d’Aboville, son père, est commissaire provincial et commandant de l’artillerie de Brest. Il décède l’année de la naissance de François-Marie. L’enfant est alors élevé par son oncle, Julien d’Aboville, lui-même premier inspecteur général d’artillerie. C’est donc tout naturellement que le jeune homme choisit la carrière des armes.

Il entre au service en tant que surnuméraire, devenant l’aide de camp de son oncle. Il est à ses côtés à la bataille de Fontenoy, le 11 mai 1745, à celle de Lawfeld, le 2 juillet 1747, ainsi qu’aux nombreux sièges des places flamandes. Pendant la guerre de Sept ans, il participe au siège de Munster, en 1759, sous les ordres du maréchal d’Armentières. Ensuite, c’est la guerre d’indépendance d’Amérique qui lui offre l’occasion de montrer ses talents. Chef de l’artillerie de Rochambeau au siège de Yorktown, en 1781, tenue par le général anglais Cornwallis. Il est promu brigadier d’infanterie, il est décoré de l’ordre de Cincinnatus.

Il est promu maréchal de camp en mars 1788. En 1789, il fait partie du comité militaire réuni à Paris. C’est à son instigation que le génie et l’artillerie, sont réunis. Il est l’un des promoteurs de l’artillerie attelée. En 1792, le roi Louis XVI nomme Rochambeau à la tête de l’armée du Nord. D’Aboville le suit en qualité de général d’artillerie. Il a été nommé lieutenant-général le 7 septembre 1792.

Lors de la défection de Dumouriez, il adresse une proclamation à l’armée, le 12 avril 1793, s’élevant contre la trahison et la perfidie de ce dernier. Mais, bientôt, il est lui aussi suspect. Rappelé à Soissons, il est emprisonné ainsi que sa famille. Il sauvera sa tête lors de thermidor. Il se voit confier, à sa sortie de prison, les travaux d’artillerie de diverses places fortes. Il inspecte l’artillerie des places de la Belgique et de la Hollande. Il est nommé à son retour directeur de l’arsenal de Paris et président du comité central d’artillerie. Le Premier Consul le nomme premier inspecteur de l’artillerie. Il est nommé au Sénat conservateur. C’est lui qui est chargé d’aller accueillir le Pape Pie VII , et de l’accompagner à Paris, pour les cérémonies du sacre. D’Aboville est nommé Gouverneur de Brest le 26 mars 1807, et comte de l’Empire en juin 1808.

En 1809, il marche avec l’armée qui doit secourir le port d’Anvers, menacé par les anglais. En 1814, d’Aboville se prononce pour la déchéance de Napoléon et soutient le retour des Bourbons. Louis XVIII le remercie, le 4 juin, par un titre de Pair de France, puis il le fait Commandeur dans l’Ordre de Saint-louis. Lors des Cent-Jours, l’Empereur nomme d’Aboville à la Chambre des Pairs, il accepte, mais fait savoir qu’il n’occupera pas son mandat compte tenu de sa santé. La seconde restauration exclue d’Aboville le 24 juillet, mais, Louis XVIII se rétracte quelques jours plus tard. François-Marie d’Aboville est fait Grand-Croix de Saint-louis le 24 août 1817. Il meurt le 1er novembre 1817 à l’âge de 87 ans à Paris.

Dans la même sépulture repose Augustin-Marie baron d’Aboville (1776-1843) général d’artillerie, maréchal des camps des armées du Roi. Il perd son bras droit à Wagram en 1809. Il sert en Allemagne, en Italie. Il est député de l’Aisne, commandeur de la Légion d’Honneur et commandeur de l’Ordre de Saint-Louis.

Egalement repose Augustin-Gabriel baron d’Aboville (1773-1820) baron de l’Empire, général, maréchal des camps et armées du Roi, Pair de France, sert à Mayence, au Portugal, en Espagne. Directeur général des parcs d’Italie, commandeur de la Légion-d’Honneur, chevalier de Saint-Louis, chevalier de la Couronne de Fer. Leur sépulture est agrémentée de deux canons pris à l’ennemi, montés en colonnes de soutien du bâtiment.

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