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BRADA, Henrietta Consuela Sansom, comtesse de Quigini Puliga, dite (1871-1938)

46eme division
lundi 9 janvier 2012.
 

Femme de lettres

Henrietta Consuela Sansom, comtesse de Quigini Puliga, dite Brada, née le 24 avril 1847 à Paris.

Décédée le 5 août 1938, à Paris.

Femme de lettres et romancière française.

Fille d’un riche expatrié britannique, Charles Sansom, elle passe la majeure partie de son enfance dans une pension pour demoiselles située près de l’Arc de Triomphe à Paris.

Étant née hors mariage, elle se retrouve sans ressources à la mort de son père, dont l’héritage est partagé par ses enfants légitimes. Elle épouse en 1868 un comte italien de vingt ans son aîné, Efisio Quigini Puliga, conseiller de la Légation d’Italie à Paris, qui meurt en 1876 des suites d’une longue maladie.

Pour subvenir à l’éducation de ses deux jeunes enfants, elle commence alors à écrire des chroniques et des nouvelles sous le pseudonyme de Bradamente, abrégée par la suite en Brada, qui sont publiées dans le Journal des débats, Le Figaro, la Revue de Paris ainsi que dans plusieurs autres périodiques.

Ses romans et nouvelles, qui paraissent bientôt en librairie, connaissent un large succès et sont récompensés à plusieurs reprises par l’Académie française. Elle continue ainsi à écrire jusqu’à l’âge de plus de 80 ans, menant à Paris une vie simple entrecoupée de séjours en Italie.

Le succès de ses romans, nourris par la connaissance des milieux aristocratiques qu’elle avait acquise d’abord à Paris et à Londres, où elle avait vécu avec son père, puis à Berlin, où elle avait suivi son mari dans sa carrière diplomatique, reposait en large partie sur des « intrigues de la haute société cosmopolite » où étaient dépeints des « passions et vices suprêmement aristocratiques ».

Souvent comparée à Gyp, elle était appréciée par ses lecteurs contemporains pour « sa spontanéité et sa fraîcheur » comme pour « son élégance et sa distinction ».

Elle s’essaya aussi dans des genres différents. Son tout premier livre, écrit en anglais et publié à Londres en 1873, était une étude sur les correspondants et les contemporains de Madame de Sévigné.

Ses remarques sur le déclin de l’aristocratie et sur l’émancipation des femmes, parues dans ses Notes sur Londres en 1895, attirèrent l’attention de Henry James. Elle publia encore dans sa maturité deux livres de souvenirs, l’un en anglais, l’autre en français. Dans le premier, paru en 1899 sous le titre My Father and I (Mon Père et moi), elle évoquait sa petite enfance ainsi que ses premiers pas dans la haute société britannique en compagnie de son père, auquel elle se sentait liée par une grande complicité.

Dans le second, intitulé Souvenirs d’une petite Second Empire et paru en 1921, elle racontait ses souvenirs de pension et, parmi nombre d’autres anecdotes, les visites qu’elle faisait à la veuve de Balzac.

Publications :

Chroniques, romans et nouvelles

Leurs Excellences, 1878

Mylord et mylady, 1884

Compromise, 1889

L’Irrémédiable, 1891

À la dérive, 1893

Notes sur Londres, 1895

Jeunes Madames, préface d’Anatole France, 1895

Joug d’amour, 1895

Les Épouseurs, 1896

Lettres d’une amoureuse, 1897

L’Ombre, 1898

Petits et grands, 1898

Une impasse, 1899

Comme les autres, 1902

Retour du flot, 1903

Isolée, 1904

Les Beaux jours de Flavien, 1905

Ninette et sa grand’mère, 1906

Disparu, 1906

Les Amantes, 1907

Malgré l’amour, 1907

L’Àme libre, 1908

La Brèche, 1909

Monsieur Carotte. La Petite bergère. Le Bal des pantins, 1910

Madame d’Épone, 1922

Après la tourmente, 1926

Cœur solitaire, 1928

La Maison de la peur, 1930

Prise au piège, 1937

Elle repose dans la 46eme division.

Sources Wikipédia et divers (2012)

Un grand merci à Lionel Merlin pour son aide....