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GENLIS Caroline Stéphanie Félicité du Crest, comtesse de (1746-1830)

24eme division
jeudi 15 décembre 2005.
 

La créatrice de l’éducation moderne

Stéphanie Félicité Ducrest de Saint aubin est née le 21 janvier 1746 à Champcéry prés d’Autun. Elle est élevée dans l’aisance et le confort ainsi que dans le goût des lettres jusqu’à la ruine et la mort de son père. Sa mère et elle, sont assistées par le financier La Popelinière, ce qui leur permet de continuer à fréquenter le monde.

Stéphanie épouse le comte de Genlis et s’adonna toute entière à la pédagogie. Ses relations et sa passion la conduisent à être nommée Gouverneur des enfants du duc de Chartres, parmi lesquels le futur roi des français, Louis-Philippe.

Nièce de Madame de Montesson, maîtresse de Philippe d’Orléans (père de Philippe-égalité) Mme de Genlis devient en 1772, dame d’honneur de la duchesse de Chartres.

Dès 1779, elle commence à écrire. Son œuvre littéraire est très importante et extrêmement abondante : romans, ouvrages de pédagogie et surtout des volumes de Mémoires à la fin de son existence.

La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, la réjouit ainsi que le clan des Orléans, de l’affaiblissement de la branche aînée des Bourbons. On prétend que c’est sur le conseil de Mme de Genlis que le duc d’Orléans refuse de prendre le pouvoir après l’arrestation de Louis XVI à Varennes (juin 1791).

Mme de Genlis comprend à la chute des Girondins le 2 juin 1793, que les espoirs de voir les Orléans sur le trône sont anéantis. Compromise lors de la défection de Dumouriez, elle apprend la mort de son époux le 31 octobre 1793, et cinq jours plus tard l’exécution de Philippe-égalité. Elle se réfugie en Angleterre, puis en Belgique, puis en Suisse et enfin en Allemagne. Haïe par les émigrés, elle tente de se justifier en 1796, dans un Précis de sa conduite, de sa complicité avec Dumouriez et de sa participation au complot orléaniste.

Elle est radiée de la liste des émigrés en 1801, elle revient à Paris, Napoléon lui accorde une pension de six mille livres et un logement à la Bibliothèque de l’Arsenal, ce qui fait dire alors qu’elle est à la solde du nouveau régime.

Tout semble lui sourire jusqu’à la malencontreuse publication de son Histoire de Henri le Grand. A la restauration, elle rentre en grâces et elle poursuit ses nombreuses activités littéraires. Elle prépare alors la rédaction de ses Mémoires.

Elle a la joie, avant de mourir, de voir un Orléans monter sur le Trône en 1830 (Louis-Philippe Ier). Mme de Genlis fut un pédagogue remarquable, une créatrice de l’éducation moderne, avec une très forte personnalité.

Stéphanie de Genlis est décédée à Paris le 31 décembre 1830. Elle repose dans la 24e division.

La concession est un don du roi Louis-Philippe Ier.

Son tombeau, a été restauré il y a peu de temps.

La plaque de marbre qui a été restaurée indique une erreur dans sa date de mort : il s’agit de 1830 et non 1831.