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Eglise SAINT LOUIS EN L’ILE

Paris 4eme
dimanche 25 décembre 2011.
 

SAINT LOUIS EN L’ILE

L’église Saint-Louis-en-l’Île est une église française située dans l’actuel 4e arrondissement de Paris, sur l’île Saint-Louis. L’église se trouve à l’intersection de la rue Saint-Louis-en-l’Île et de la rue Poulletier. Cet édifice a été construit en plusieurs étapes de 1624 à 1726. Son saint patron est Saint Louis de France qui régna sous le nom de Louis IX.

La paroisse est actuellement une des plus petites du diocèse de Paris. Elle couvre la moitié de l’île de la Cité, l’île Saint-Louis en elle-même et l’ancienne île Louviers (la partie entre l’actuel boulevard Morland et la Seine).

Gravure de l’église à la fin du XVIIIe siècle

L’église est dédiée à Louis IX qui régna sur la France de 1226 à 1270 et qui serait venu prier sur l’île aux Vaches, incorporée dans l’île Saint-Louis au moment du lotissement des lieux.

Ce serait sur cette îlot qu’il prit la croix en 1269 avant de partir assiéger Tunis.

Il racheta à l’empereur de Constantinople, Baudouin II, la relique de la couronne d’épines du Christ. L’imagerie populaire montre souvent le saint roi en possession de ces reliques pour lesquelles il fit bâtir la Sainte Chapelle.

Louis IX a été canonisé en 1297 par le pape Boniface VIII sous le nom de saint Louis de France.

Première église

En 1614, le roi Louis XIII autorise Christophe Marie, entrepreneur général des ponts de France, à lotir les îles. L’architecte prit le soin de viabiliser l’île en comblant les bras séparant les îlots, entourant la nouvelle île d’un quai, traçant une rue en son centre et quelques voies vers la Seine. Enfin il fait bâtir un pont de pierre reliant la rive droite et la paroisse Saint-Gervais, qui prendra son nom.

En 1623, sur demande des premiers habitants, le chapitre de la cathédrale, dont dépend le nouveau lotissement, fait construire une chapelle. En juillet de la même année, elle est érigée en paroisse indépendante. Appelée dans un premier temps Notre-Dame-en-l’Île, elle sera rebaptisée Saint-Louis en 1634. Cette première église avait son chœur orienté vers le sud, et sa façade donnait sur la rue centrale de l’île. Elle était entourée d’un cimetière et d’un marché.

Construction de l’église actuelle

Le 10 décembre 1642, devant l’accroissement rapide de la population de l’île, il est décidé de détruire l’ancienne église devenue trop petite et de construire à la place une église paroissiale plus importante. Pour des raisons financières, les premiers travaux de fondation ne furent entrepris qu’en 1656.

L’architecte François Le Vau (1613-1676), dont le frère cadet, Louis Le Vau, est plus connu pour avoir été un des architectes du Château de Versailles, est chargé de dresser les plans de la nouvelle église. Cette fois ci, la nouvelle église sera orientée normalement, en direction de l’Est, donc parallèle à la rue Saint-Louis.

Le cimetière et le marché doivent disparaître.

Icône de Notre-Dame du perpétuel Secours

Cette prestigieuse paternité est liée à la présence sur la paroisse d’un hôte prestigieux, ou plutôt d’une famille parmi les plus proches du monarque en place. Il s’agit de la dynastie Bontemps, propriétaire de la charge de Premier Valet de Chambre du Roi, et a ce titre ayant la plus grande proximité avec le Roi.

Alexandre Bontemps réussit à trouver des financements difficiles en ayant l’oreille attentive du Roi, et accès à ses largesses. Les Bontemps sont entre autres alliances, apparentés aux Lambert, dont l’hôtel orne la proue de l’ile Saint-Louis. La première pierre du chœur est déposée le 1er octobre 1664 par l’archevêque de Paris, Hardouin de Péréfixe, et l’autel est consacré le 20 août 1679 par François de Harlay. Le Vau meurt en 1676, et le chœur sera terminé par Gabriel Le Duc, un des architectes du Val-de-Grâce. Dans un premier temps, le chœur est relié par un transept inachevé à l’ancienne église afin de servir de nef provisoire.

Intérieur de l’église

Le 2 février 1701, une tempête détruit la toiture de l’ancien bâtiment, tuant plusieurs fidèles. Il devient donc impératif d’achever au plus vite la nouvelle église. Le Duc meurt en 1702. Pierre Bullet puis ultérieurement Jacques Doucet sont chargés de poursuivre les travaux. Afin d’obtenir des fonds, une loterie royale est organisée (sur autorisation expresse du Roi, toujours par la grâce des Bontemps), ce qui permet au cardinal de Noailles, en 1702, de poser la première pierre de la nef.

Celle-ci ne sera achevée qu’en 1723, et le transept avec la coupole en 1725. Le 14 juillet 1726, soixante-dix ans après les premiers travaux de fondation, l’église est finalement consacrée par l’évêque de Grenoble, Jean de Collet.

Initialement, un campanile s’élevait à la croisée du transept. Celui-ci est détruit par la foudre en 1740, et remplacé en 1765 par le clocher actuel, haut de trente mètres. Celui-ci est remarquable par sa forme d’obélisque et ses nombreux ajours, afin d’éviter toute prise au vent qui souffle fortement sur l’île.

Réalisée suivant un plan gothique, mais de conception moderne avec inspiration italienne, l’église est la seule église du xviie siècle combinant un chevet plat avec un déambulatoire. Elle est longue de 60 m et large de 30 m. Son style initial dépouillé a été modifié et surchargé plusieurs fois au xviiie et surtout au XIXe siècle pour la transformer en style baroque.

Dans ses plans initiaux, Le Vau avait projeté de construire un portail principal à colonnades ouvrant dans le transept Nord sur la rue et une façade principale à l’Ouest. Celle-ci n’a pu être réalisée en raison des nombreuses constructions existantes qui auraient dû être détruites.

Un presbytère provisoire fut élevé sur cet endroit, et l’église est restée avec un pignon sans style à l’Ouest et une entrée par la première chapelle latérale.

La décoration intérieure de l’église a été confiée à Jean-Baptiste de Champaigne (1631-1681), neveu du célèbre peintre Philippe de Champaigne. La décoration a été réalisée sobrement, dans un style voisin de celle de l’église Saint-Jacques-du-Haut-Pas, toutes les dorures actuelles ne datant que du XIXe siècle. En 1744, un orgue a été installé dans la tribune par François-Henri Lescop.

Dans l’église seront enterrés entre autres, Jean-Baptiste de Champaigne son décorateur (1681), et le poète Philippe Quinault (1688).

Derrière le maître autel se trouvait le caveau de la famille Bontemps.

Période révolutionnaire et napoléonienne

Corentin Coroller, curé de la paroisse depuis 1785, prête le serment constitutionnel. L’église n’en est pas moins désaffectée en 1791. Le mobilier est pillé, les statues brisées, les métaux récupérables envoyés à l’Hôtel des Monnaies.

Seules survécurent la statue de Sainte Geneviève et celle de la Vierge Marie, toutes deux œuvres du sculpteur François Ladatte, situées dans les transepts. Elles furent transformées en représentations de la Liberté et de l’Égalité.

L’église sert de dépôt littéraire, avant que le bâtiment ne soit vendu comme Bien National le 31 juillet 1798. L’acquéreur est un certain Fontaine qui dépensa la somme de 60.000 francs. Celui-ci décide de laisser l’église à la disposition du curé Coroller qui peut ainsi continuer à assurer le culte semi clandestin.

S’étant rétracté de son serment constitutionnel en 1795, il est "re"nommé curé concordataire en 1802. Il aura même l’insigne honneur d’accueillir le pape Pie VII, en séjour à Paris pour le sacre de Napoléon. Le Saint Père célèbrera une messe le 10 mars 1805, dans une église dont les murs sont pour l’occasion, et afin de cacher les dégâts dus à la Révolution, recouverts de tapisseries des Gobelins.

Il reste comme souvenir de ce passage une plaque commémorative derrière le maître autel, lui-même trace de ce passage en arborant les armoiries du Pontife.

Le 15 décembre 1817 la ville de Paris rachète l’église à Fontaine. Coroller reste curé de la paroisse jusqu’en mai 1821.

Période contemporaine

Si la Ville de Paris fut donatrice des vitraux des chapelles du fond de l’église ainsi que de quelques œuvres d’art, l’aménagement tel qu’on le voit aujourd’hui est en très grande partie due à la magnificence d’un prêtre. Louis-Auguste Napoléon Bossuet est le petit-neveu de Bossuet, le fameux "aigle de Meaux" et évêque de cette cité. Il est nommé curé de la paroisse en 1864.

Jusqu’à sa mort qui surviendra en 1888, il dévolue une grande partie de sa fortune - en vendant notamment son immense bibliothèque d’ouvrages anciens - à la décoration de l’église et à l’achat de nombreuses œuvres d’art.

On lui doit l’acquisition de la majeure partie des tableaux, qui sont des "récupérations" d’églises disparues, ou bien qu’il soit commanditaire d’œuvres plus contemporaines. Nous avons la chance d’admirer toute une palette d’œuvres venant des quatre coins de l’Europe. C’est sous son mandat qu’apparaissent également les surcharges de dorures qui donnent un style "néo"classique à un bâtiment qui est pourtant bien contemporain du xviie siècle. Nous lui devons aussi une magnifique collection d’ornements liturgiques, provenant notamment de l’ancienne abbaye de Longchamp, fondée par... la sœur de Saint Louis, la bienheureuse Isabelle.

Pillée à la Révolution, il ne restait guère que des ruines avant la construction de l’hippodrome, dans le Bois de Boulogne ré-agencé par Alphand. Le gardien des lieux avait fait des calfeutrages de ses fenêtres avec ce qui s’est révélé être des broderies du xve siècle... Le curé Bossuet avait investi dans un instrument à la mesure de l’église. L’âge aidant, l’instrument s’était tu depuis plusieurs décennies.

En 2005, la ville de Paris fait installer un nouveau grand orgue du manufacteur Bernard Aubertin, conçu sur le modèle des orgues d’Allemagne du Nord de l’époque baroque. Ses titulaires sont conjointement Vincent Rigot et Benjamin Alard. L’église sert tout au long de l’année pour de nombreux concerts de musique religieuse classique. Le bâtiment a été classé monument historique le 20 mai 1915.

Dans la chapelle des fonts baptismaux, se trouvent huit petits tableaux sur bois, représentant huit scènes de la vie du Christ. Initialement attribués à l’école flamande de la fin du xvie siècle, ils ont été restaurés par les services de la ville de Paris en 200-2001, et réattribués à l’école rhénane du début du xvie siècle.

Galerie : les tableaux de la chapelle des fonts baptismaux L’icône de Notre-Dame du perpétuel Secours est une image "miraculeuse" du xvie siècle, en provenance d’Orient, et amenée à Rome.

Sa vénération à la fin du xixe siècle a été propagée par les Rédemptoristes. L’icône montre le Christ dans les bras de sa mère, la Vierge Marie, et regardant les archanges Gabriel et Michel qui tiennent les instruments de la Passion.

Ont reposés dans cette église :

Philippe Quinault, né le 3 juin 1635 à Paris où il est mort le 26 novembre 1688, est un poète, auteur dramatique et librettiste français.

Fils d’un boulanger, il fut pris en affection par Tristan L’Hermite, qui lui donna la même éducation qu’à son propre fils. Il n’avait que dix-huit ans lorsqu’on joua à l’hôtel de Bourgogne sa première comédie, les Rivales, en cinq actes (1653).

Tristan la lut, comme de lui, aux acteurs, qui lui en offrirent cent écus. Quand ils connurent l’âge de l’auteur, ils retirèrent leur proposition, mais ils consentirent à accorder le neuvième de la recette, tous frais déduits. Ce fut l’origine de la « part d’auteur ». La pièce réussit, et Quinault donna l’année suivante deux comédies et une tragi-comédie.

Cependant, Quinault jugea sage de n’être pas réduit à la carrière dramatique, et étudia le droit, de façon à pouvoir se donner le titre d’avocat au Parlement, lors de son mariage, en 1660, avec une riche veuve. La dot de sa femme lui servit à acheter une charge d’auditeur à la Cour des comptes.

Le succès de la tragédie d’Agrippa ou le faux Tibérinus (1660), et surtout celui de la tragédie d’Astrate (1663), ainsi que de la comédie intitulée la Mère coquette (1665), établirent sa réputation. Le roi lui fit une pension de deux mille livres. L’Académie française l’admit en 1670. Il devint aussi membre de l’Académie des inscriptions en 1674.

C’est seulement en 1671 que Quinault débuta dans le genre qui devait l’illustrer, par les intermèdes de Psyché. À partir de cette époque jusqu’en 1686, il fut le collaborateur de Lully à la demande de qui il écrivit plusieurs livrets d’opéra créant avec celui-ci le genre spécifiquement français de la tragédie lyrique. Cette collaboration ne fut interrompu que pendant deux ans (1677-1678), Madame de Montespan humiliée d’avoir été comparée à la jalouse Junon dans l’opéra Isis, obtint du Roi la mise à l’écart temporaire du librettiste1.

Quinault, arrivé au moment exact où l’opéra devenait à la mode hors d’Italie, n’a pas peu contribué à l’établir définitivement comme genre artistique européen[réf. nécessaire]. Lully lui payait quatre mille livres pour chaque pièce, disant que Quinault etait « le seul qui pût l’accommoder, et qui sût aussi bien varier les mesures et les rimes dans la poésie, qu’il savait lui-même varier les tours et les cadences en musique. »

Le poète sut sans doute plier ses vers aux caprices du musicien et les transformer suivant les besoins de la mélodie, ce à quoi La Fontaine faisait allusion, lorsque, s’étant décidé à écrire un opéra pour Lully, il dit de ce dernier : « Bref, il m’enquinauda. » Après la mort de Lully en 1687, Quinault, pris de scrupules religieux, renonça au théâtre et se livra à la composition d’un poème intitulé l’Hérésie détruite, qu’il n’eut pas le temps d’achever, et qui commençait par ces vers :

Je n’ai que trop chanté les jeux et les amours ;

Sur un ton plus sublime il faut nous faire entendre :

Je vous dis adieu, muse tendre,

Et vous dis adieu pour toujours.

Contesté par Boileau, La Fontaine et Racine, seul Charles Perrault l’a soutenu. Quand Boileau lança ses traits contre Quinault, celui-ci n’avait fait encore aucun de ses opéras. C’est à l’auteur tragique que s’adresse le fameux vers de la deuxième satire :

La raison dit Virgile, et la rime Quinault.

En le répétant dans la satire du Repas ridicule, qui est de 1665, Boileau se moque d’Astrate qui se caractérise par la faiblesse des caractères et la langueur du dialogue. Cette tragédie qui n’est pas la meilleure de l’auteur eut pourtant un succès extraordinaire. Ses comédies furent aussi d’une grande faiblesse jusqu’à la Mère coquette, qui, sans s’élever beaucoup, offre des détails agréables, une touche naturelle, et s’est soutenue longtemps au théâtre. Du reste, Boileau, dans la préface de plusieurs éditions de ses œuvres (1683, 1694), est revenu sur ses attaques en disant : « J’étais fort jeune quand j’écrivis contre M. Quinault, et il n’avait fait aucun des ouvrages qui lui ont fait depuis une juste réputation. » Une lettre écrite à Racine en 1687 indique qu’il le mettait au rang de ceux dont il estimait le plus le cœur et l’esprit[réf. nécessaire]. Ce n’est donc plus à Quinault, mais à l’opéra, genre peu goûté de Boileau, que se rapportent, en 1693, les sévérités de la dixième satire contre ... ces lieux communs de morale lubrique. Que Lully réchauffa des sons de sa musique.

De tous les poètes qui ont composé des opéras, sans en excepter Métastase, Quinault est peut-être celui qui fut le mieux doué pour ce genre et ses pièces restent les modèles d’un genre[réf. nécessaire]. « Quinault n’a sans doute, dit La Harpe, ni cette audace heureuse des figures, ni cette éloquence de passion, ni cette harmonie savante et variée, ni cette connaissance profonde de tous les effets du rythme et de tous les secrets de la langue poétique : ce sont là les beautés du premier ordre, et non seulement elles ne lui étaient pas nécessaires, mais, s’il les avait eues, il n’eût point fait d’opéra, car il n’aurait rien laissé à faire au musicien ; mais il a souvent une élégance facile et un tour nombreux ; son expression, est aussi pure et aussi juste que sa pensée est claire et ingénieuse. Ses vers coulants, ses phrases arrondies, ont l’agrément qui naît d’une tournure aisée et d’un mélange continuel d’esprit et de sentiment. Il n’est pas du nombre des écrivains qui ont ajouté à la richesse et à l’énergie de notre langue ; il est un de ceux qui ont le mieux fait voir combien on pouvait la rendre souple et flexible. Si les vers de Quinault sont toujours harmonieux, il en a beaucoup de faibles et de prosaïques et que s’il trouve des situations dramatiques, il ne fait guère que les effleurer. » Le premier de ses opéras fut les Fêtes de l’Amour et de Bacchus (1672). Cadmus (1674), la première pièce qu’on ait appelée « tragédie lyrique » est une comédie mythologique. Dans Alceste (1674) suivit de Thésée (1675), . Atys (1676), celui des opéras de l’auteur que préférait Françoise de Maintenon[réf. nécessaire], est celui où l’amour est le plus intéressant et le dénouement le plus tragique. Dans l’opéra d’Isis (1677), où la plupart des détails ont beaucoup d’agrément, les deux derniers actes languissent par l’uniformité d’une situation trop prolongée. Proserpine (1680) est un des poèmes de Quinault les mieux coupés. C’est aussi celui où il s’est le plus élevé dans sa versification. Voltaire en cite avec admiration les vers suivants :

Ces superbes géants, armés contre les dieux,

Ne nous donnent plus d’épouvante.

Ils sont ensevelis sous la masse pesante

Des monts qu’ils entassaient pour attaquer les cieux ;

J’ai vu tomber leur chef audacieux

Sous une montagne brûlante.

Jupiter l’a contraint de vomir à nos yeux

Les restes enflammés de sa rage mourante.

Jupiter est victorieux,

Et tout cède à l’effort de sa main foudroyante.

Le Triomphe de l’Amour (1681), ballet fait pour la cour, est disposé de manière à adresser des compliments en vers aux princes et aux dames. Dans Persée (1682) on cite, comme le morceau le plus énergique, le monologue de Méduse :

J’ai perdu la beauté qui me rendit si vaine...

Phaéton (1683) est une des œuvres les moins intéressantes de l’auteur[réf. nécessaire]. Le plan et les détails d’Amadis (1684) sont ingénieux et attachants. Roland (1685), dont le sujet est puisé dans l’Arioste, tiendrait le premier rang parmi les œuvres de Quinault, s’il n’avait fait Armide (1686), dont il emprunta le sujet au Tasse. Ce dernier poème, par l’intérêt des situations, par la beauté des sentiments, par l’élégance continue du style, peut être regardé comme le chef-d’œuvre de l’opéra. Le Temple de la Paix (1686) n’a pas d’autre mérite que d’être un ballet assez bien disposé. On lui doit encore l’Amant indiscret ou le Maître étourdi, comédie (1654), qui a des rapports avec l’Étourdi de Molière ; la Comédie sans comédie (1654), qui renferme une pastorale, une comédie, une tragédie et une tragi-comédie ; la Généreuse ingratitude, tragi-comédie (1654) ; la Mort de Cyrus, tragédie (1656) ; le Mariage de Cambyse, tragi-comédie (1656) ; Stratonice, tragi-comédie (1657) ; les Coups de l’Amour et de la Fortune, tragi-comédie (1657) ; Amalasonte, tragédie (1658) ; le Feint Alcibiade, tragi-comédie (1658) ; le Fantôme amoureux, comédie (1659) ; Bellérophon, tragédie (1665) ; Pausanias, tragédie (1666). Les Œuvres de Quinault ont été réunies (Paris, 1739, 1778, 5 vol. in-12). On a publié ses Œuvres choisies (Paris, 1842, 2 vol. in-8).


Jean-Baptiste de Champaigne (1631 - 1681) fut un peintre décorateur français.

C’est en 1643, à l’âge de douze ans, que Jean Baptiste de Champaigne, né à Bruxelles, gagne Paris où il rejoint son oncle Philippe de Champaigne, établi en France depuis 1621, qui vient de perdre son fils Claude. Le jeune garçon reçoit sa première formation dans l’atelier familial, puis parfait ses connaissances au cours d’un séjour à Rome de 1658 à 1659.

A son retour, il est associé aux chantiers royaux menés par son oncle, notamment dans l’appartement du Roi au château de Vincennes .De même,il assura l’essentiel du décor de l’appartement du Dauphin au chateau des Tuileries.

Jean Baptiste de Champaigne entre à l’Académie royale de peinture et de sculpture le 21 avril 1663, après avoir présenté son morceau de réception : "Hercule couronné par la vertu et surmontant les vices et les passions", aujourd’hui au musée des Beaux Arts de Lyon. Il est comme son oncle l’un des douze "ancien" fondateurs de l’institution, il participe très activement à sa vie en prononçant quatre conférences

Esquisse vers 1671 pour un plafond du palais des Tuileries, Hercule se donnant la mort sur un bûcher, Collection de feu Georges de Lastic Saint-Jal

À partir de 1674 il participe aux décors du chateau de Versailles, notamment dans le Salon de Mercure et l’oratoire de la Reine. Parallèlement, Jean Baptiste de Champaigne est connu et apprécié en tant que peintre religieux et reçoit à ce titre d’importantes commandes de tableaux d’autel, comme "La lapidation de Saint Paul à Lystres", May de 1667, réalisé pour Notre Dame, aujourd’hui au musée des Beaux Arts de Marseille.

Après Bernard Dorival, Jean-Baptiste de Champaigne a été particulièrement bien étudié, par Nicolas Sainte Fare Garnot, Dominique Brême et Frédérique Lanoë. Le catalogue de l’exposition À l’école de Philippe de Champaigne, Évreux, musée d’Évreux, 18 novembre 2007-17 février 2008, rédigé sous la direction de Dominique Brême, propose de nouvelles attributions qui élargissent considérablement l’œuvre de ce peintre et de son ami Nicolas de Plattemontagne. Catalogue de l’exposition de l’École des Beaux Arts du 12 janvier au 31 mars 2001 : "Le dessin en France au XVIIe Siècle dans les collections de l’École des Beaux Arts de Paris". La nouvelle exposition intitulée : Trois maîtres du dessin, qui a lieu au musée national de Port-Royal des Champs à Magny-les-Hameaux, Yvelines, du 24 mars au 29 juin 2009 confirme les nouvelles attributions d’œuvres. Le catalogue est rédigé par Frédérique Lanoë, doctorante en histoire de l’art.

Œuvres majeures

Plafond du Salon de Mercure, château de Versailles. Le Christ montrant les stigmates à Sainte Thérèse,élément du décor de l’oratoire de la reine Marie-Thérèse à Versailles,Aix-en-Provence,Musée Granet. Extase de Sainte Thérèse,élément du décor de l’oratoire de la reine Marie-Thérèse à Versailles,Tourcoing,Musée des Beaux-Arts.

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Alexandre Bontemps, né le 9 juin 1626 et mort à Paris le 17 janvier 1701, il est le fils aîné de Jean Baptiste Bontemps, et le personnage le plus illustre de la famille Bontemps.

Le concernant, les historiens dépeignent un homme bon et dévoué au roi. Il était craint malgré cela même par les ministres et les hommes publics. Il est le témoin de mariage de Louis XIV lorsque celui-ci s’unit avec Madame de Maintenon.

Alexandre Bontemps était l’homme de confiance, l’avant-main de Louis XIV. À sa mort, Saint-Simon en fait ce portrait : « C’était par lui que passaient tous les ordres et les messages secrets, les audiences ignorées, qu’il introduisait chez le roi, les lettres cachées au roi et du roi, et tout ce qui était mystère ».

Premier valet de chambre du roi du 14 avril 1652 (en survivance de son père) puis du 8 mai 1659 au 17 janvier 1701

Conseiller du Roi

Intendant (Gouverneur) des terres, parcs et château de Versailles de 1665 à 1701

Intendant (Gouverneur) des terres, parcs et château de Marly de 1679 à 1701

Surintendant de la Maison de la Dauphine en 1679

Secrétaire Général des Suisses et Grisons (c’est lui qui commandait réellement les Suisses et Grisons, cette charge étant normale compte tenu de sa charge de Gouverneur de Versailles celui-ci devait d’en garantir la sécurité ainsi que celle du roi)

Chevalier de l’ordre de Saint-Lazare et de Notre-Dame du Mont-Carmel

Vicaire de l’ordre de Saint-Lazare et de Notre-Dame du Mont-Carmel.

Le tombeau de la famille Bontemps a disparu.

Dans cette église ont eut lieu, entres autres, la cérémonie d’obsèques de Georges Pompidou, président de la République, Pascal Sevran, auteur compositeur, Jean-Claude Brialy, comédien...

Sources : Wikipédia et divers.