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Hommes politiques - Hauts fonctionnaires - Juristes

PELLENC Jean Joachim (1751-1833)

54eme division (1ere ligne, V, 11)
lundi 31 octobre 2011.
 

Secrétaire de Mirabeau

Jean-Joachim Pellenc, voit le jour à Aix-en-Provence en 1750

Décédé à Paris le 11 mai 1833,

diplomate et avocat français.

Après avoir été, dans les premiers temps de la Révolution, secrétaire de Mirabeau et rédacteur du Courrier de Provence, Pellenc émigra et se rendit à Vienne, où il se lia intimement avec Thugut qui recevait une pension du gouvernement révolutionnaire de France.

Il y a tout lieu de penser qu’il en fut ainsi de Pellenc, qui fut bientôt initié dans les plus importants secrets de la politique autrichienne. Pendant plusieurs années il fut un agent salarié par la cour d’Autriche, protégé du comte de Thugut qui l’employa comme agent secret.

Ayant conservé des relations avec la France et surtout avec Maret, duc de Bassano, qu’il avait connu à Paris au début de la Révolution, on croit qu’il lui fit savoir des choses de la plus haute importance. La cour de Vienne ayant eu des soupçons, Pellenc fut surveillé avec soin, et il ne tarda pas à concevoir de l’inquiétude. Alors il demanda son retour en France, et n’eut pas de peine à l’obtenir par la protection de Maret.

Il revint à Paris en 1809 et reçut de Napoléon une pension de 12 000 francs. Il fut en même temps employé au ministère des Affaires étrangères, où Talleyrand l’introduisit en qualité de rédacteur ("publiciste"), puis nommé auditeur et censeur impérial.

Tous ces avantages lui furent conservés par la Restauration, qui le nomma, en 1817, l’un des censeurs des journaux. Il se soumit sans hésiter au gouvernement de 1830 et conserva les mêmes traitements. Il a beaucoup écrit dans des brochures politiques et divers journaux, mais sans jamais rien signer . Décrit comme « sans nul doute un des plus rusés diplomates » de son époque, c’est lui qui, le 25 juillet 1792, rédigea, avec Geoffroy de Limon le manifeste de Brunswick, attribué au duc de Brunswick.

Repose également dans la même sépulture son fils Gabriel Charles Joachim (1790-1872) qui fut préfet de l’Isère.

Sources : Benetruy, L’atelier de Mirabeau, Paris.

Olivier Blanc, La corruption sous la Terreur, Paris, 1992.

Joseph Fr. Michaud & Louis Gabriel Michaud, Biographie universelle, ancienne et moderne, Supp., Paris, Michaud frères, 1844, p. 399.

Jules Moiroux, Guide du cimetière du Père-Lachaise, Paris 1808.