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Peintres - Dessinateurs - Illustrateurs - Portraitistes

RIESENER Henri François (1767-1828)

12eme division (1ere ligne, W, 17)
mardi 8 novembre 2011.
 

Peintre français

Portrait de l’artiste

Fils du célèbre ébéniste Jean-Henri Riesener (1743-1806), Henri-François Riesener est né à Paris le 19 octobre 1767.

Ayant d’abord pratiqué la peinture en amateur, suite à la faillite de son père après la Révolution, Henri-François devient portraitiste par nécessité.

D’abord formé dans l’atelier de Vestier entre 1788 et 1790, où il apprend notamment la technique de la miniature, Henri-François passe ensuite successivement de l’atelier de Jacques-Louis David à celui de son rival François-André Vincent.

Sa première exposition de portraits au Salon date de 1793, période à laquelle il rejoint l’armée napoléonienne et interrompt par conséquent sa carrière artistique pendant cinq ans.

A son retour, il expose comme « élève de David » et semble toujours fréquenter les élèves de son école, comme en témoigne son portrait de Maurice Quaÿ (Paris, Musée du Louvre), membre de la « Secte des Barbus ».

Sous l’influence de David, il devient l’un des portraitistes les plus recherchés par les personnages importants de l’Empire et réalise même un Portrait en pied de l’Impératrice Joséphine en 1806 (Rueil-Malmaison, Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau) et de son fils Eugène de Beauharnais.

Pour le portrait de sa femme et de sa belle-sœur (Portrait en pied d’une dame et de sa sœur, Orléans, Musée des Beaux-arts), le peintre obtient la médaille d’or frappée à l’effigie de l’Empereur en 1814.

Mais sa carrière s’arrête à nouveau avec l’effondrement du régime et le retour à la monarchie : Henri-François Riesener est contraint de s’exiler en Russie, vraisemblablement à l’automne 1815. A Varsovie, il bénéficie de la protection du Grand Duc Constantin Pavlovich pour lequel il avait réalisé le portrait de sa maîtresse Josephina Fridrix en 1813 (Saint-Petersbourg, Musée de l’Ermitage).

Celui-ci l’introduit auprès de son frère le tsar dont il peint un grand portrait à cheval avec son escorte. Lorsqu’il rentre définitivement en France à la fin de l’année 1822, Henri-François Riesener a acquis une bonne réputation en tant que portraitiste et une fortune suffisante pour entretenir sa famille et acheter une résidence de campagne aux environs de Paris, à Frépillon.

Exposant à nouveau au Salon en 1824 et 1827, cette dernière période de sa vie est caractérisée par la réalisation de son unique peinture religieuse, un Saint-Nicolas, donné à l’église de Frépillon en 1826, deux ans avant sa mort, survenue le 7 février 1828 à Paris.

Henri-François Riesener est le père du peintre et photographe Léon Riesener (1808-1878) et l’oncle d’Eugène Delacroix, sur qui il eut une influence importante.