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Peintres - Dessinateurs - Illustrateurs

RIESENER Léon Louis Antoine (1808-1878)

12eme division (1ere ligne, W, 17)
vendredi 23 septembre 2011.
 

Peintre français

Louis Antoine Léon Riesener, issu d’une dynastie d’artistes, est né le 21 janvier 1808 à Paris.

Son grand-père, Jean-Henri Riesener (1734-1806), fut « ébéniste ordinaire de la Couronne » et son père Henri-François un peintre de portraits reconnu.

Il est également le cousin d’Eugène Delacroix (1798-1863), qui fut pour lui un modèle et un soutien important tout au long de sa carrière. Adolescent encore, Léon Riesener prend ses premières leçons de dessin avec son père puis entre dans l’atelier du baron Gros (1771-1835). Il expose au Salon à partir de 1831 de grandes peintures naturalistes et y obtient une médaille de troisième classe en 1836 grâce à des oeuvres comme « Flore » et « Une Bacchante » qui feront sa réputation de peintre de nus mythologiques.

Au cours de sa carrière, il s’essaie néanmoins à tous les genres en peinture, et notamment les paysages et les portraits qui constituent la part la plus importante de sa production. Il peint notamment une série de portraits au pastel de ses proches dont un grand nombre figureront au salon de 1850-51.

A sa vente après décès, on redécouvre ses nombreuses études sur le motif, où il met en pratique des principes sur la lumière qui seront plus tard développés par les impressionnistes.

Léon Riesener a également reçu des commandes de l’Etat pour des travaux de décoration : la peinture de sept caissons pour la Bibliothèque de la Chambre des Pairs - actuel Sénat (1840-1852), la chapelle de l’hospice de Charenton (1843-1849), le salon des Prévôts de l’ancien Hôtel de Ville (1852) et la chapelle des Sept-Douleurs de l’église Saint-Eustache (1854-1857).

Il obtient une reconnaissance assez tardive néanmoins, puisque c’est seulement en 1873 qu’il obtient l’ordre de chevalier de la Légion d’honneur et entre au Musée du Luxembourg avec sa « Bacchante ».

Les dernières années de sa vie sont aussi marquées par deux voyages à Anvers, où il exécute des copies de tableaux de Rubens, et en Italie au printemps 1875.

Il meurt à Paris, dans sa maison du Cours la Reine, le 25 mai 1878.