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Cimetières de France

Ballade à GROIX...

lundi 1er juillet 2013.
 
Si vous passez quelques jours sur l’Ile de GROIX, (et vous auriez tort de ne pas le faire), vous ferez sans doute de belles ballades entre Port Tudy, Le Bourg, Pen Men ou encore LOC MARIA et la pointe des Chats. Cependant,et même si la chose peut paraître moins évidente, laissez vos pas vous mener vers le cimetière, ce lieu étant une partie importante de l’âme de cette Île.

Même ici, les Groisillonnes et les Groisillons ne sont jamais bien loin de la mer.

Gisant de Messire Marc Lagueux, recteur qui exerça son ministère auprés de la paroisse de L’Île pendant 44 ans avant de s’éteindre à l’âge de 75 ans. La pratique était courante, pour des génération de femmes et d’enfants, d’embrasser la tombe de ce fameux prêtre. Pratique de vénération ou d’exorcisme ?

Sépultures anonymes, de toutes conditions, rappellent cette identité Celte et maritime du "Cailloux".

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"L’âme de nos marins plane sur l’océan, Je l’ai vue ce matin sous l’aile d’un goéland," Fredéric BREIZIRLAND. (extrait du CD "la mémoire ou l’oubli" dont les bénéfices sont reversés à la Société nationale des sauveteurs en mer, SNSM).

LA TANCHE : petit chalutier, un jour patrouilleur en Méditerranée, puis navire garde-pêche ou encore bâtiment océanographique, harenguier, de nouveau patrouilleur en 1939 et enfin armé pour la pêche au maquereau en 194o, il finira tragiquement sa carrière en sautant sur une mine allemande dans les Coureaux de GROIX, le 15 juin 1940 alors qu’il évacuait près de 200 personnes. Malgré l’intervention rapide des bateaux se trouvant à proximité, on ne pourra secourir qu’à peine une dizaine de survivants.

Le drame de la TANCHE devient un traumatisme collectif car il incarne la mort en mer à laquelle les populations maritimes sont très sensibles.

Cette croix inspirée de l’Irlande gaélique, est le monument du poète Jean Pierre CALLOC’H,(ou KALLOC’H). Née à GROIX en 1888, il renoncera, suite à des drames familiaux à sa vocation religieuse. Grand amoureux et défenseur de la langue bretonne, il partira pour étudier à Paris puis à Reims.Au moment de la première guerre mondiale, son état de santé ne lui permettra pas de s’engager dans la marine, comme il le souhaitait et sera affecté dans l’infanterie. Le 10 avril 1917, à 28 ans, il sera mortellement blessé par un éclat d’obus, près de St QUENTIN dans le département de l’Aisne. . "Pour les Trépassés. Ils sont morts. Ils sont étendus dans la tombe froide et silencieuse, Là-bas, au cimetière de la paroisse ; Sous leur tête quatre planches, un peu de paille, Au-dessus, six pieds de terre, et une pierre et une croix." . "Eid en enan Marù int. Astennet int ér bé yein ha didrouz Duhony é béred er barréz ; Edan o ’fenn pedér planchenn, un torchad plouz, Ar er groéz du, o anù, gwéharall bet égwenn"... .

JP CALLOC’H

Sources :Enguerrand-Gourong ; blog l’Âme de nos marins ; Plonge épave ; Catherine Le Goff- Calloch-jp.free.fr.