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Chanteuses lyriques - Opéra - Arts du chant

TARIOL-BAUGE Anna (1871-1944)

lundi 25 juillet 2011.
 

Chanteuse lyrique

Le 24 novembre, une plaque rendant hommage à la célèbre cantatrice Anna Tariol-Baugé a été dévoilée au cimetière ancien.

Connue avant tout comme la mère du fameux baryton André Baugé, la chanteuse lyrique a cependant eu une carrière riche et rencontra un franc succès au début du XXe siècle.

Anna Tariol, née le 28 août 1871 à Veyre Monton (Puy-de-Dôme), est une enfant de la balle. Elle commence à chanter dès ses six ans et accompagnée d’un ours, fait la quête dans le cirque que tiennent ses parents.

Plus tard, la jeune femme étudie le chant et fait ses débuts au Grand théâtre de Bordeaux avec un répertoire d’Opéra-comique. Elle y interprète pour la première fois sur scène Carmen, Werther, Mignol ou encore Faust.

Carrière internationale

En 1891, Anna Tariol se rend en Russie.A l’occasion de ce voyage, elle fait la connaissance d’Alphonse Baugé, un baryton français qui deviendra son époux et avec lequel, elle aura un fils, André Baugé.

Anna Tariol-Baugé retournera en Russie, à Saint-Pétersbourg, pour chanter la Marseillaise à la demande du Tsar.

Elle apparaît ensuite à Marseille dans la Belle Hélène, un opéra-bouffe en trois actes de Jacques Offenbach. Puis, elle entame une tournée en province et en Afrique du Nord avant ses débuts parisiens.

Elle chantera sur les principales scènes européennes et internationales quelques années plus tard, comme en Amérique du Sud ou au Caire en 1912 dans le cadre d’une grande tournée. Son arrivée à Paris marque un tournant dans sa carrière. Elle commence au Monceau Théâtre grâce à son mari Alphonse, qui loua une salle pour la faire connaître du public et surtout des directeurs parisiens.

Une technique payante puisque M. Samuel, le directeur du Théâtre des Bouffes Parisiens, l’engagea et lui confia les rôles de Lola dans la Dame de Trèfle, de Fanchon dans François les bas bleus et le rôle-titre de Joséphine vendue par ses sœurs. Elle créa également le rôle d’Agathe dans Véronique.

Au cours de la saison Offenbach en 1900 au théâtre des Variétés, son interprétation du rôle de Fiorella dans les Brigands, eut tellement de succès qu’une série d’affiches représentant le décor et les costumes d’Alfred Choubrac, envahirent les colonnes Morris parisiennes.

André Baugé, fils d’Anna Tariol-Baugé

Un peu plus tard, elle apparaîtra dans les plus prestigieux lieux de paris, comme le Casino de Paris et le moulin Rouge.

Au début du XXe siècle, à peine âgée de 30 ans, Anna Tariol-Baugé est célèbre en France . On l’applaudit dans un grand nombre de pièces, notamment en 1904, lorsqu’elle fait partie de la troupe du théâtre des Variétés et chante la Vie Parisienne, l’Oeil crevé et Miss Helyett.

Anna reviendra sur le devant de la scène après la Première Guerre mondiale, au moment où son fils le baryton André Baugé commence à s’imposer. Anna, son fils et sa belle-fille Suzanne Baugé, sont réunis sur le même plateau du Trianon Lyrique en 1929. Elle y interprète Amarante dans la Fille de Madame Angot .

En 1933,au théâtre de la Porte Saint-Martin, Maurice Lehmann lui confie le rôle de la directrice dans Le Petit Duc qui sera l’un de ses derniers grands rôles, avant la fin de sa carrière six ans plus tard.

Anna Toriol-Baugé disparaît à son domicile à Asnières le 1er décembre 1944, alors âgée de 73 ans. La mémoire collective a gardé le souvenir de la voix de cette interprète grâce aux enregistrements phonographiques qu’elle a effectués au début du siècle dernier.

Sources : Anna Tariol-Baugé, chanteuse lyrique, par Alain Genesty, Asnières Infos (2011) (Tous droits réservés.

André Baugé, baryton