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Compositeurs - Musicologues - Musiciens - Arts musicaux

VUILLERMOZ Emile (1878-1960)

87eme division (Columbarium) case 6534
vendredi 22 juillet 2011.
 

Compositeur et musicologue

Émile-Jean-Joseph Vuillermoz, voit le jour à Lyon le 23 mai 1878

Décédé le 2 mars 1960 à Paris

Compositeur, musicographe et critique musical français.

Connu également sous les pseudonymes de Gabriel Darcy ou Claude Bonvin, il fut en 1916 le fondateur de la critique cinématographique en France.

Émile Vuillermoz apprend l’orgue et le piano à Lyon tout en faisant ses études juridiques et littéraires. Puis, il entre au Conservatoire de Paris où il travaille l’harmonie avec Antoine Taudou et la composition avec Gabriel Fauré. Au début, il a un peu de succès avec quelques harmonisations du folklore français.

Membre du groupe des Apaches au début du xxe siècle, il est l’un des fondateurs de la Société musicale indépendante (1909) et rédacteur de la Revue musicale SIM (Société internationale de musique) (à partir de 1911). Il est, ensuite, engagé comme critique musical d’autres journaux comme L’Excelsior, L’Illustration, L’Eclair et rédige des articles principalement pour Le Temps, Comœdia, Le Mercure.

Son apport à la critique cinématographique est moins connu. Pourtant, dès les années 1910-1920, la question du cinéma agite les milieux intellectuels et il est le fondateur en 1916 de la critique du cinéma en France. Ainsi, il participe à la critique des films nouveaux en éditant ses articles dans les journaux tels que Le Temps, Laine de bois, Candide et Paris-Presse. Il devient un membre du bureau de rédaction de L’impartial Français.

En 1936, il est membre du jury de la Mostra de Venise. L’année suivante, il est chef d’orchestre pour l’enregistrement de la musique du film La Grande Illusion.

Émile Vuillermoz est, également, à l’origine de la fondation du Concours international de jeunes chefs d’orchestre de Besançon (Doubs). Il organise la première de Ma Mère l’Oye de Maurice Ravel.

C’est lui également, avec René Jeanne, qui pensa à un festival international du cinéma en France pour concurrencer la Mostra de Venise devenue trop politisée sous l’influence de Mussolini. Il soumit l’idée au ministre Jean Zay qui fut intéressé, de là est né le Festival de Cannes.

Il repose dans le columbarium de la 87e division.