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Militaires français - Officiers généraux - Légion Etrangère

VAILLANT Albéric, général (1915-2011)

9’eme division
lundi 11 juillet 2011.
 

Général de la Légion Etrangère

Albéric Vaillant voit le jour le 14 février 1915

Décédé le 22 juin 2011

Fils d’un médecin militaire, il entre en 1935 à l’Ecole spéciale militaire (promotion Maréchal-Lyautey)) d’où il sort deux années plus tard, avec le grade de sous-lieutenant d’infanterie.

Il débute sa carrière au 146e régiment d’infanterie de Forteresse. Il va commander le plus petit ouvrage de la ligne Maginot, Einseling.

En juin 1940, malgré de violentes attaques, le détachement résiste et ce n’est que dix jours après, que, sur l’injonction de la commission d’armistice, le lieutenant Vaillant accepte de déposer les armes.

Il est interné à l’Oflag X B d’où il s’évade en décembre 1941 lors de sa seconde tentative, protégé par un de ses anciens soldats, il se réfugie à Limoges avant d’être démobilisé.

Il est affecté à Sidi-Bel-Abbès en tant que chef de section au 1er REI.

Affecté à des postes non-combattants, il vit très mal cet éloignement mais, on le retrouve en 1944 avec le 2eme B.L.E., pour débarquer à Naples et participer aux combats de la vallée du Liri avant de continuer jusqu’en Toscane.

Il recevra sa première citation. Il participe ensuite au débarquement à Cavalaire ; puis remonte vers le nord en passant par Toulon, Marseille, l’Ardèche, Lyon et le Morvan.

Dans le Jura, il est blessé au pied mais ne se laisse évacuer qu’une fois sa mission accomplie.

Promu capitaine,il rejoint son unité en janvier 1944, il se distingue en prenant le commandement d’une compagnie qui avait perdu ses officiers et les deux-tiers de ses effectifs, il repousse deux attaques allemandes, ce qui lui vaut sa quatrième citation.

En avril 1945,il prend le plateau de Giagiabella et des monts Ventabren. Le 18 juin, il participe au défilé de la Victoire sur les Champs-Elysées.

Affecté en Indochine, il combattra six mois avant d’être blessé, puis rapatrié en France.

Il rejoint ensuite le FFA, puis l’Ecole d’état-major, enfin, part pour l’extrème-Orient en décembre 1949 où il recevra sa septième citation.

Chef de bataillon le 1er octobre 1951 au moment du déclenchement de la bataille pour l’évacuation d’Hoa Binh.

Pendant un mois et demi, le bataillon Vaillant repousse victorieusement tous les assauts du Viêt-Minh.

Durant l’évacuation, son bataillon Vaillant couvre le repli de la garnison, il est à nouveau blessé à la jambe, mais il mènera pendant deux jours, une série de combats retardateurs.

Il est promu lieutenant-colonel en date du 31 décembre 1957 et sert successivement à Washington, à l’E.M.A., à l’Ecole supérieure de guerre, à l’état-major du 19e CA, comme CEM de la 13e D.I. en Algérie, au cabinet du ministre de la Défense.

Le 1er février 1961, le colonel Vaillant est nommé chef de corps de la 13e D.BLE., et commande l’opération Dordogne dans les Aurès. Un an avant ’indépendance de l’Algérie, le colonel Vaillant prend le commandement du 1er REI.

Le colonel, puis général Vaillant est nommé à l’état-major du commandement en chef des forces alliées entre-Europe, attaché militaire à Bonn, commandant de la 3e division blindée, inspecteur de l’infanterie, puis inspecteur général de l’Armée de terre jusqu’en février 1976, date à laquelle il est admis dans la 2eme section du cadre des officiers généraux.

Le général Vaillant est titulaire de treize citations dont cinq à l’ordre de l’armée, trois fois blessé.

Grand-Croix de la Légion d’Honneur.

Bataille de Camerone