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Homme politiques - Orateurs - Députés

GARNIER-PAGES Louis-Antoine (1803-1878)

19eme division (1ere ligne, S, 28)
vendredi 9 décembre 2005.
 

Orateur et homme politique

Louis Antoine Garnier-Pagès est né à Marseille le 16 février 1803. C’est le frère de Etienne Garnier-Pagès, homme politique (1801-1841) chef du parti républicain sous Louis-Philippe et leader de l’opposition après la Restauration des Bourbons en 1814. Il s’opposa aussi à l’avènement au trône de Louis-Philippe en 1830. Louis-Antoine est une grande figure républicaine, c’est un farouche opposant aux régimes monarchiques de 1830 à 1870.

Il participe activement aux journées des Trois Glorieuses en 1830. Il n’entra en politique qu’en 1842, peu après la mort de son frère. Il reprit ainsi le flambeau. Il est élu à la Chambre des Députés comme représentant de l’Eure. De 1842 à 1848, il siège chez les républicains de gauche. Très proche du journal Le National, Il participe en 1847 à la campagne des banquets, puis en 1848, au gouvernement provisoire comme ministre des finances.

Il devient également Maire de Paris. Ses réformes fiscales sont très impopulaires, mais cela ne l’empêche pas d’être élu député de la Seine en mai 1849, il est donc, en compagnie de Lamartine, Ledru-Rollin, Marie, l’un des cinq élus de la Commission exécutive qui gouverne la France.

Avec l’Empire restauré, malgré la loi d’amnistie de 1859, la surveillance des activités politiques est toujours aussi rigoureuse. En 1864, l’Empire s’est libéralisé. Le 13 mars, quelques jours avant l’ouverture du scrutin pour l’élection de deux députés de Paris (première et cinquième circonscription de Paris), la police intervient chez Garnier-Pagès pour interrompre une réunion qui s’y tenait. Trente quatre noms sont relevés. Ce qui motive l’inculpation pour « réunion d’association non autorisée de plus de vingt personnes ».

Outre Garnier-Pagès et son gendre Dréo, on retrouve dans cette liste : Carnot, Charton, Jules Ferry, Gambetta, Floquet etc ... A la finale, le tribunal ne retiendra que 13 noms en date du 21 juillet 1864. Cette affaire est une erreur tactique magistrale pour le gouvernement impérial, qui par ce biais, ressoude l’opposition. Défendu par Jules Favre, les prévenus bénéficient d’une plaidoirie qui vaut un triomphe à son auteur. Acquitté, Garnier-Pagès attendra 1869 pour revenir à la politique militante.

Il sera membre du Gouvernement de Défense Nationale en 1870-1871. Il se retirera définitivement après avoir échoué aux élections de 1873. Garnier-Pagès est mort à Paris le 31 octobre 1878.Il repose dans la même sépulture qe son frère Etienne Joseph Garnier-Pagès (1803-1841)sa dépouille fut embaumée par les soins du Docteur Gannal selon le procédé de ce dernier. A l’origine, la tombe était ornée d’un buste oeuvre de David d’Angers qui a disparu. Monument élevé par souscription nationale.

Crédit photos : Annie_photos