Navigation







Personnalités étrangères - Arménie

MISSAKIAN Schavarch (1884-1957)

88eme division
vendredi 3 juin 2011.
 

Homme politique arménien

Schavarch Missakian voit le jour en 1884.

Décédé à Paris en 1957.

Homme politique, journaliste

Fondateur du journal quotidien Haratch

"Haratch" le véritable journal arménien de France

Eminent intellectuel, homme politique et journaliste de talent. Schavarch Missakian allait s’entourer d’amis du « yérguir » (pays en arménien), tous naufragés du génocide.

Quelques intellectuels, mais aussi et surtout des hommes simples pour la plupart, sans réelle approche journalistique, maniant parfois difficilement l’art de l’écriture. Mais des hommes déterminés à remplir leur mission. Celle de donner aux milliers de réfugiés Arméniens, avides d’informations, des nouvelles des régions d’Arménie, les fameux « kavars » (régions d’Arménie) et des échos parvenus des communautés de France, nouvellement fondées. Des correspondances parvenaient de Marseille, Lyon, Valence, Grenoble ou Vienne.

Le rôle d’Haratch allait ainsi, bien au-dlà du journal d’information, car le quotidien devenait le lieu à travers lequel les membres d’une même famille de la tragédie arménienne de 1915 se regroupaient.

Haratch était pour le nouvel immigré Arménien de France, un peu de cette lumière d’Arménie, à travers laquelle il visitait l’espace d’une lecture le fameux « yergir » (pays). Cette « terre perdue » dont il rêvait un retour imminent. Haratch était cet espoir de retour, cet espoir de justice. Mais le succès de ce quoridien arménien de la rue d’Hauteville, c’est aussi ses signatures.

Des hommes comme Chahan Chahnour (Armén Lubin), Schavarch Nartouni, Zaréh Vorpouni, Hrant Samvel, Hrant Zartarian et des dizaines d’autres noms devenus célèbres. Des hommes qui marquèrent de leurs empreintes indélébiles, la littérature arménienne d’Europe occidentale pendant plus d’un demi-siècle, jusqu’au milieu des années 1970 qui vit leur disparition.

Parmi ces derniers, comment ne pas penser au géant Chahan Chahnour dont on découvre chaque jour un peu plus son génie par son chef-d’œuvre « Retraîte sans musique » (Nahatch arants yerki) ? Comment oublier Hrant Samuel (Hrant Samuelian, le fondateur de la librairie orientale rue Monsieur le Prince à Paris), véritable encyclopédie de l’histoire et de l’actualité arménienne ?