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Commune de Paris (mars-mai 1871)

DELESCLUZE Louis Charles (1809-1871)

49eme division
jeudi 8 décembre 2005.
 

Barre de fer

Louis Charles Delescluze est né à Dreux le 2 octobre 1809. Il étudie le droit à Paris, puis devient clerc d’avoué, puis journaliste. Très tôt, il manifeste son penchant pour les idées démocratiques, il joua un rôle éminent dans la révolution de juillet 1830.il est membres de plusieurs sociétés républicaines. Poursuivi pour complot républicain, il est forcé en 1836, de se réfugier en Belgique où il apporte son aide à ses confrères journaliste républicains.

Il revient en France en 1840 et s’établit à Valenciennes, où il dirige l’Impartial du Nord. Après la révolution de 1848, il proclame la République à Valenciennes, il est alors nommé commissaire de la République pour le département du Nord. Mais, il est battu aux élections, il s’installe à Paris et lance le journal : La Révolution démocratique et sociale et l’Association Solidarité républicaine, regroupant socialistes et radicaux.

Il est condamné après les journées de juin et fuit en Angleterre. Il continue là bas son activité journalistique. Delescluze rentre à Paris en 1853, il est arrêté et incarcéré successivement à Sainte-Pélagie, Belle-île, Corte, puis enfin, à Cayenne. Il arrive en Guyane en 1858 le 16 octobre, il est alors dirigé sur l’île du Diable, lieu de détention des détenus politiques. Il reste en Guyane jusqu’à novembre 1860. Il prend connaissance de la loi d’amnistie signée le 16 août 1859. Il est très affaibli par son séjour outre mer, mais il est toujours aussi virulent et combatif. Il fonde un nouveau journal radical : Le Réveil qui affirme les principes de l’association internationale des travailleurs (l’Internationale) En août 1870, le Réveil est suspendu, mais reparaît le 7 septembre.

Ce journal lui vaut trois condamnations, il doit fuir une nouvelle fois en Belgique. Il est élu maire du XIXe arrondissement de Paris le 5 novembre 1870, il quitte son mandat le 6 janvier 1871, appelant «  à la lutte armée contre les capitulards ». Il est élu massivement à l’Assemblée Nationale, il condamne fermement le gouvernement de Défense Nationale.

Le 30 mars, il est élu membre de la Commune, il donne sa démission de député. Lors de l’entrée des versaillais dans Paris, il appelle le 24 mai à une guerre des quartiers et déclare « place au peuple, aux combattants aux bras nus ! » Le lendemain, 25 mai, il est découragé et désespéré, il ne fera rien pour éviter la mort. Il est frappé mortellement sur la barricade du Château-d’Eau, ne voulant en aucun cas « servir de victime ou de jouet à la réaction victorieuse. Ses luttes incessantes pour la démocratie et la République, son courage et sa volonté farouche, malgré les épreuves, lui vaudront le surnom de « Barre de fer ». Sa sépulture est une concession gratuite par arrêté préfectoral en date du 19 janvier 1883.

Crédit photo : Annie_photo (APPL 5-2006)