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Ouvrages de référence - Cimetières d’Europe - Bibliothèque de l’APPL

Ces pierres qui nous parlent... Le cimetière du DIEWEG au XIXe siècle, par Philippe Pierret 1992 Devilliez, éditeurs

vendredi 18 février 2011.
 

Ces pierres qui nous parlent... Le cimetière du Dieweg au XIXeme siècle

Mémoires juives et patrimoine bruxellois

par Philippe Pierret

éditeur : Didier Devillez Editeur 1992

année de parution : 1999, nombre de pages : 192

Encore une fois, c’est la Belgique qui nous apporte sa contribution à la découverte et à la compréhension des cimetières...

C’est à Uccle-lez-Bruxelles que l’on trouve le plus vaste champ de repos pour les Juifs du XIXeme siècle. Après la fermeture du cimetière de Saint-Gilles, et de son enclos israélite, le cimetière du Dieweg deviendra un havre de paix pour plus de trois mille personnes.

Ce sondage, effectué entre 1994 et 1996, présente une collection d’épitaphes dont les fragments de mémoires et de mentalités se trouvent enchâssés dans les pierres.

Les monuments qui surgissent de-ci de-là de l’épais feuillage arborent une mosaïque de langues (anglais, allemand, hébreu, néerlandais, français et yiddish) qui, au travers des citations bibliques et des textes profanes, relatent les différentes attitudes de nos prédécesseurs devant la vie, devant la mort.

Ce livre, qui se veut avant tout re-découverte d’un lieu de mémoire, nous décrit le site tel qu’on peut encore le voir, et nous aide à mieux connaître un aspect peu traité de la pensée juive contemporaine.

Au delà des épitaphes et de leurs contenus, l’architecture et la symbolique funéraire de la partie juive sont exemplaires à bien des égards. Si la lente dégradation des monuments se poursuit - la végétation a par endroits gagné la partie depuis bien longtemps -, gageons que cet ouvrage, avec ses nombreuses photographies, donnera l’envie à d’autres de pousser la grille du cimetière pour une balade mélancolique.

Aujourd’hui retranserit et traduit, l’épitaphier du XIXe siècle n’a pas pour autant révélé toutes ses richesses. L’étude se poursuit, à Ueele, mais aussi dans d’autres lieux de sépultures comme Arlon, Anvers (Putte), Gand, Namur, ou Liège (Eijsden).

Dès lors, la parole du Traité des Pères semble bien à propos puisqu’elle dit, en substance, que « si rien ne nous oblige à terminer l’ouvrage, nous ne sommes pas libres de nous y soustraire. » (Abot 2,21)

Sources : Notes de l’éditeur