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Comédiens - Arts de la scène - Peinture & Sculpture

MELINGUE Etienne (1808-1875)

65eme division (22eme ligne, Y, 4)
lundi 14 février 2011.
 

Comédien, peintre et sculpteur

Étienne Marin Mélingue, voit le jour à Caen le 16 avril 1807.

Décédé à Paris en 1875

Comédien, sculpteur et peintre, français.

Fils de Jean Mélingue, préposé aux douanes, volontaire de 1792, et de Suzanne Boulon, il voit le jour rue des Carmes à Caen. Son frère Adolphe décède enfant. Son père l’envoie à l’école gratuite de peinture et de sculpture de la ville ; il y obtient le Prix de sculpture dans la classe de M. Odelli. Il fait des débuts dans une petite troupe ambulante de Caen avant d’être admis dans la troupe du cirque Francini.

Il est encore tout jeune lorsqu’il abandonne Caen pour Paris où il obtient un emploi de sculpteur à l’église de la Madeleine. Sa passion du théâtre le poursuit et il se fait engager dans la troupe du père Dumanoir qui va l’escroquer.

Il parcourt le Nord de la France avec son ami Hippollyte Tisserant, (1809-1877) mais l’aventure se termine par un échec cuisant et le retour au domicile paternel. Sitôt remis, il repart pour Paris où il rencontre Mademoiselle Catherine-Joséphine Duchesnois qui le recommande à Alexandre Soumet.

Il est engagé par les frères Jules Sévestre et Edmond Sevestre et joue au Montparnasse, puis au théâtre de Belleville où il retrouve son ami Tisserant. Il part aux Antilles jouer la tragédie ; à son retour en France il est engagé au théâtre de Rouen.

C’est Marie Dorval, de passage à Rouen, qui l’entraîne à Paris et le présente à Alexandre Dumas père. Harel étant en déconfiture, il quitte la Porte Saint-Martin pour l’Ambigu-Comique, où il devient le comédien de Frédéric Soulié

Il compte parmi ses amis Adolphe Hauer, Auguste Raffet, Narcisse Diaz de la Pena qui lui dédicacent un œuvre en 1838 ( aujourd’hui au musée du Louvre département des arts graphiques)

Sa passion pour le théâtre l’amène bientôt à se joindre à une compagnie de comédiens. Il a l’occasion de montrer ses talents, et devient un interprète populaire du drame romantique dans le genre d’Alexandre Dumas au théâtre de la Porte-Saint-Martin. Il fait partie de la Troupe historique de Dumas.

Il s’installe au 22 rue Levert à Paris dans le quartier de Belleville ou sa femme et leurs deux fils : Gaston Mélingue, né en 1840 et Lucien-Étienne Mélingue, né en 1841 auront leur atelier dans les remises de la propriété.

Un de ses plus grands succès est le rôle titre du drame de Paul Meurice, Benvenuto Cellini, où il démontre son double talent d’acteur et de sculpteur en modelant une statue d’Hébé sous les yeux des spectateurs. Il part en province pour représenter cette pièce et perd tous ses effets : costumes, accessoires, collection d’armures et de curiosités dans l’incendie du théâtre Français de Bordeaux en 1856. Napoléon III et l’Impératrice Eugénie l’aidèrent financièrement après ce malheur.

Portrait d’Étienne Mélingue paru dans Le Trombinscope de Touchatout en 1872.

Anaïs Aubert, actrice l’entraîne dans un endroit charmant qu’elle a découvert : Veules-les-Roses ; il y fait construire une maison. Ses amis paysagistes le suivent en ces lieux : de Cock, Antoine Chintreuil, Harpignies, puis Paul Meurice, Leroux de la Comédie-Française, Eugène Pierron de l’Odéon, Gabriel Marty, Dumas fils, José-Maria de Heredia puis, Victor Hugo.

Il propose plusieurs statuettes à diverses expositions, notamment une de Gilbert Duprez en Guillaume Tell. Il épouse en 1838, Théodorine Thiesset, (1813-1886), l’actrice retenue par Victor Hugo pour jouer le rôle de Guanhumara dans Les Burgraves à la Comédie-Française où elle reste dix ans, qui jouait aux Folies Dramatiques et à la Porte Saint-Martin.

Il a joué à l’Ambigu, à la Gaîté, au théâtre de la Porte-Saint-Martin et dans divers théâtres de provinces.

Il s’éteint à son domicile parisien à l’âge de 68 ans, entouré des siens.

Sources : Mélingue, par Jules Truffier, librairie Félix Alcan, Paris 1925, Série Acteurs et Actrices d’Autrefois.

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