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Révolution - Empire - Restauration

COIGNY Aimée de Franquetot de (1769-1820)

10eme division (8e ligne, AA, 19)
jeudi 8 décembre 2005.
 

Inspiratrice de André Chénier

Aimée naît en 1769, elle perd sa mère très jeune et sera élevée avec soin par Madame de Guéménée, qui veille sur l’éducation de sa protégée.

Celle-ci se montre particulièrement douée. Elle est à peine âgée de seize ans quand on la marie, sans lui demander son avis, au Marquis, futur du de Fleury, un grand benêt plus jeune qu’elle de quelques mois.

La jeune femme, pétillante d’esprit et de charme, se fait très vite remarquer par sa beauté et son allant dans la société brillante et un brin futile de la cour.

Elle rayonne dans les salons parisiens. Les hommes n’y résistent pas, elle non plus. Elle tombe dans les bras de plusieurs de ses admirateurs pendant que son époux joue au soldat loin de la capitale.

Sous la révolution, elle est emprisonnée en compagnie de nombreux ci-devants. André de Chénier l’illustrera dans son poème La jeune captive, qui reste un très touchant hymne à la vie. Chénier est exécuté, Aimée sera sauvée par la chute de Robespierre.

Elle reprend sa place dans la société et collectionne à nouveau les amants célèbres, entre autres, Talleyrand et Garat. Rien ni personne ne semble l’arrêter. Elle est fêtée, admirée, adulée. Elle complote, s’agite en tout sens. Elle conspire contre l’Empereur Napoléon, sa bête noire.

Elle travaille avec ardeur et conviction au retour des Bourbons. Elle décède à cinquante et un ans, en 1820. Elle laisse à la postérité son journal, qui ne manque ni de piquant, ni d’observations justes et pertinentes sur son temps. Elle repose au Père-Lachaise en compagnie du marquis François Franquetot de Coigny, gouverneur des Invalides.

Prés d’elle repose également François Franquetot, marquis de Coigny (1737-1816), lieutenant général des armées du Roi,gouverneur des Ivalides, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, fit partie de l’entourage de la reine Marie-Antoinette, Antoinette Bouret (1740-1813)veuve de Jean Philippe de Franquetot de Coigny, officier général, et Augustin Gabriel de Franquetot de Coigny, décédé en 1817, lieutenant général, commandeur des ordres du Roi.