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Compositeurs - Musiciens - Chanteurs

BELLINI Vincenzo (1801-1835)

11eme division (cénotaphe)
dimanche 4 décembre 2005.
 

La Norma

Vincenzo Bellini est né en 1801 à Catane. C’est un compositeur d’opéras italien avec une préférence pour les sujets tragiques.

Grâce à un riche seigneur, il entre au Conservatoire de Naples dirigé par Zingarelli.

Il a la chance et l’avantage de faire découvrir ses compositions au très riche impresario Domenico Barbaja. Séduit par son talent, il lui commande trois opéras pour San Carlo de Naples et la Scala de Milan.

Moins fécond que ses contemporains, Rossini et Donizetti, il compose onze opéras en tout et pour tout, parmi lesquels on retient : Les Capulets et les Montaigus, Venise 1830, La Somnambule, Milan 1831, La Norma, Milan 1831.

Il vient à Paris en 1833, où sur la recommandation de Rossini, le Théâtre-Italien lui commande Les Puritains, Paris, 1835. Mais, atteint d’une tumeur intestinale fulgurante, il décède subitement à Puteaux.

La cérémonie funèbre a lieu aux Invalides, elle est réglée par ses pairs, Rossini, Cherubini, Paer et Habeneck.

Selon la coutume du temps, certaines de ses compositions sont chantées avec des mélodies adaptées à la liturgie pour les paroles.

Vincenzo BELLINI (cp)

L’art du bel canto atteint son apogée avec Bellini, il n’existe pas de mélodie plus pure qu’un air du maître. Il exerce une profonde influence sur Chopin.

D’abord inhumé au Père-Lachaise, sa dépouille fut transférée à Catane en 1876.

CEREMONIE D’EXHUMATON DE VICENZO BELLINI

15 septembre 1876.

Cérémonie d’exhumation de Vincenzo Bellini pour le transférer dans sa ville natale, Catane, où il sera inhumé en la cathédrale Sainte-Agathe.

« La cérémonie de l’exhumation de Bellini a eu lieu, à onze heures du matin, au cimetière du Père-Lachaise, en présence des commissaires venus de Catane, pour recueillir les restes mortels de leur illustre compatriote.

Le corps de Bellini reposait dans un caveau surmonté d’une pyramide en pierre ornée de son médaillon, d’une lyre et d’une figure allégorique. Pendant que l’on se livrait aux derniers travaux, pour sortir la bière du caveau, une compagnie du 116e de ligne venait se ranger autour du cercueil préparé pour recevoir les cendres de l’auteur de Norma.

Un drap blanc avait été étendu sur un petit emplacement planté d’arbres qui porte le nom de Bosquillon et qui se trouve à quelques pas de la tombe.

Sur ce drap la nouvelle bière était posée. Elle est en velours grenat, ferrée d’argent. Une croix du même métal est scellée sur le couvercle. Au-dessus de cette croix, et à la place de la tête, on lit l’inscription suivante :

VINCENZO BELLINI

NATO A CATANE

IL 3 NOVEMBRE 1802

MORTO A PUTEAUX

PRESSO PARIS

IL 23 SETTEMBRE 1835

Tous les préparatifs étant terminés, on attend l’arrivée de M. le préfet de la Seine, qui a fait savoir qu’il assisterait à la cérémonie.

A onze heures et quelques minutes, le préfet étant arrivé, on procède de suite à l’enlèvement de la bière ; les soldats portent les armes, et le cercueil en plomb, que l’on va ouvrir pour les constatations légales, est déposé à côté de celui qui a été préparé par les soins pieux de la commission.

C’est dans ce Bosquillon, sous une voûte de verdure d’un pittoresque émouvant, que s’arrête le cercueil. Il se trouve alors entouré des tombes de Grétry, de Méhul, d’Hérold, de Talma, de Chérubini, de Bernardin de Saint-Pierre et de Lesueur.

Immédiatement, un ouvrier coupe le plomb dans toute la longueur de la bière et dans la largeur, du côté de la tête ; cette partie est relevée le corps de Bellini est là : mais hélas ! malgré l’embaumement, dans un état de décomposition qui ne permet d’y toucher qu’avec les plus grandes précautions.

Il faut d’abord enlever avec les mains une épaisse couche de son. La tête est recouverte, ainsi que le corps, de plusieurs pièces d’étoffe.

Cependant, comme il fallait procéder légalement, on a été obligé de déchirer les bandelettes qui recouvraient le visage ; cette opération n’a permis de voir que des traits informes, d’une couleur noire et terreuse, et de constater que le cou était détaché du corps.

Les membres de la commission avaient appris autrefois de Rossini que, lors de l’enterrement de Bellini, son cœur avait été renfermé dans une urne en plomb déposée dans son cercueil. On a donc été contraint de fouiller sous le corps et les suaires pour la chercher.

L’urne a été trouvée près de la tête et remise en place aussitôt.

La bière, en plomb a été refermée et déposée dans un premier cercueil en bois, doublé également en plomb à son tour ce cercueil a été lui-même enfermé dans la grande bière recouverte de velours grenat, dont nous avons parlé plus haut.

Un prêtre et un enfant de chœur ont dit les dernières prières. Puis M. le marquis de Sangiuliano s’est avancé et a prononcé, en français, un chaleureux discours par lequel il a remercié la France de l’hospitalité donnée pendant plus de quarante ans aux restes précieux du grand génie musical qui avait nom Bellini.

Quatre autres discours ont été prononcés ensuite par MM. Curro, en italien, Ardizzoni, poète très distingué de Catane, le prince Grimaldi, Escudieret Masson, ce dernier au nom de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques.

Plusieurs couronnes ont été placées sur le cercueil, qu’un char attelé de six chevaux et suivi de quatorze voitures de deuil, a emporté à la gare du chemin de fer de Lyon.

Parmi l’assistance, qui était très nombreuse, se trouvaient le comte de Gangliano, une partie de l’ambassade, d’Italie, M. Ressman, chargé d’affaires, le duc de Gualtieri et le comte Guasco de Bisio, secrétaires. Le général Cialdini n’arrivant à Paris qu’après-demain s’était fait représenter par ces messieurs.

Citons encore le prince Giovanelli, le comte Manzoni, duc de Lavello, sénateurs ; M. G. Caponi, correspondant de là Fanfulla et de la Perseveranza ; Mme la marquise de Sangiuliano, plusieurs autres dames ; en tout, près de deux cents personnes, qui ont pieusement suivi le char jusqu’à la gare.

A midi et demi la cérémonie était terminée.

Sur le tombeau, vide maintenant, la commission a fait placer une plaque en marbre blanc, portant l’inscription suivante :

CATANIA.

GRATA ALLA FRAUCIA.

NEL RICHIAMARE LE CENERI ILLUSTRI.

QUESTA LAPIDE POSE

15 SETTEMBRE 1876. »

Extrait du Figaro, édition du 16/09/1876.

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Sa sépulture a fait l’objet d’une restauration il y a peu de temps. Elle reçoit toujours la visite de nombreux visiteurs italiens.

La statue sur la tombe de Bellini, disparue...

Une statue d’ange ornait à l’origine, le monument funéraire de Bellini. attribuée au sculpteur Marochetti.

Voici un article trés interressant sur cette oeuvre, aujourd’hui disparue...

Tombeau de Bellini à Catagne...

La Norma, symphonie - V. Bellini

Maria Callas - La Norma - V. Bellini