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Empire - Restauration - Monarchie de juillet - Second Empire - Commune de Paris

CLEMENT-THOMAS Jacques Léon, général (1809-1871)

4eme division (1ere ligne)
lundi 24 janvier 2011.
 

Général, commandant la Garde nationale

Exécution des généraux Lecomte et Clément-Thomas (reconstitution)

Jacques Léon Clément Thomas, voit le jour en 1809 à Libourne (Gironde) et fusillé le 18 mars 1871 à Paris, est un des premiers morts de la Commune de Paris.

Sous-officier (cuirassier) de tendances républicaines, il est compromis dans plusieurs complots (dont celui de Lunéville) pendant la Monarchie de Juillet.

Arrêté en 1835, il parvient à s’enfuir de la prison parisienne de Sainte-Pélagie. Exilé en Angleterre, il rentre en France après l’amnistie de 1837.

Il collabore alors au journal Le National. Favorable à la Deuxième République. Il est élu député de la Gironde à l’Assemblée constituante (1848).

Nommé colonel, il commande la Garde nationale de la Seine qui réprime durement les républicains du soulèvement de juin 1848. Il échoue pour devenir député de l’Assemblée legislative de 1849.

Il s’oppose au Coup d’État du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte et tente vainement de soulever la Gironde. Pendant le Second Empire, il s’exile en Belgique puis au Luxembourg.

Il revient à Paris après la proclamation de la République le 4 septembre 1870. Le gouvernement de la Défense nationale le nomme commandant en chef de la Garde nationale de la Seine pendant le siège de Paris.

Il participe à la désastreuse «  sortie de Buzenval » du 20 janvier 1871. Il démissionne le 14 février.

Pendant le soulèvement du 18 mars 1871, habillé en civil, il repère les plans des barricades de Montmartre. Reconnu, il est arrêté et fusillé en fin d’après-midi quelques instants avant le général Lecomte, rue des Rosiers (actuelle rue du Chevalier-de-la-Barre).

Il fut inhumé, aprés l’écrasement de la Commune, sous un monument élevé par souscription nationale. Il repose en compagnie du général Lecomte exécuté le même jour que lui au même endroit.

Sources : Bernard Noël, Dictionnaire de la Commune, Flammarion, collection Champs, 1978.