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Musiciens - Compositeurs de musiques - Espoir musical

TOUCHE Jean-Claude (1926-1944)

45eme division
dimanche 16 janvier 2011.
 

Lors de mes toutes premières visites au cimetière du Père-Lachaise au début des années soixante, la sépulture de ce jeune homme foudroyé en ses années légères, faisait partie de mon périple habituel.

Le temps a passé, le souvenir demeure, le monument a pris la patine des ans, c’est toujours avec un regard ému que je contemple le médaillon de ce qui aurait pu être un musicien de grand renom...

R. D.F

Espoir de la musique

Méconnu du public, Jean-Claude Touche aurait pu devenir un très grand musicien et chef d’orchestre français.

En tentant de ramasser sur un brancard un blessé de la rue de Rivoli, à l’angle de la Place de la Concorde, une balle allemande vient frapper mortellement ce jeune musicien âgé de dix-huit ans, en ce 25 août 1944, durant les combats de la libération de Paris.

Il est né le 7 août 1926 à Paris. Son père, Firmin Touche, est premier violon des Concerts Colonne et professeur au Conservatoire de Paris.

En 1941, il entre au Conservatoire où Henri Rabaud vient de céder sa place à Claude Delvincourt. Il fréquente les classes de Maurice Duruflé et de Marcel Dupré. Il obtient un premier prix d’orgue en 1944, trois mois avant sa mort.

Durant sa très courte existence, il compose quelques ouvrages de qualité : Thème et variations sur Veni creator et une Pastorale pour orgue.

« Il avait les dons du virtuose, la clarté, la flamme. Ses exécutions étaient en même temps réfléchies et vivantes. Il adorait l’improvisation et faisait partager à ses auditeurs, ses aspirations, ses extases religieuses. » Ainsi s’exprimeait Marcel Dupré en parlant de son élève.

Hélène de Felice écrivait dans le Figaro du 12 août 1999 : « Tous ceux qui ont connu Jean-Claude Touche conservent de lui un extraordinaire souvenir. Il possédait le charisme qu’apporte la beauté jointe à l’intelligence, celle de l’esprit et celle du cœur. Il rayonnait d’une foi réelle, celle qui conduit au dévouement total... »

Ces dernières paroles :

"Ne vous occupez pas de moi, occupez vous des blessés..."

Sources : Wikipédia et divers (APPL 2011)