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Musiciens - Compositeurs de musique - Art musical

SASAKI Ken (1943-1991)

11eme division (1ere ligne)
mercredi 12 janvier 2011.
 

Musicien japonais

Ken Sasaki est né à Sendai, au Japon en 1943.

Décédé à Paris en 1991.

il étudie le piano de la petite enfance. Après avoir été diplômé de l’Université de Tokyo des arts, il fait ses débuts en 1966.

Dans la même année, le ministère polonais de la Culture lui a décerné une bourse pour un cours de deux années au Conservatoire de Varsovie, où il a étudié avec le professeur Zbigniew Drzewiecki et Mme Danuta Lewandowska, cette derniere ayant une profonde influence sur son style et sa pensée musicale.

En 1969, le gouvernement français lui a donné une bourse pour suivre les master classes du professeur Vlado Perlemuter.

Le contexte international (il a aussi passé quelque temps au Conservatoire de Leningrad) se révèle non seulement dans l’étendue de son répertoire, mais aussi dans son aisance avec les langues - polonais, français, russe et en anglais, en plus de ses japonais indigènes.

Il n’est pas surprenant qu’il allait devenir un membre de la première vague d’artistes de l’Est pour conquérir les amateurs de musique occidentale, et à un moment où c’est trés rares, voire exotique.

En 1972, à l’âge de dix-neuf, le célèbre imprésario, Wilfred van Wyck, le fit passer pour donner ses débuts britanniques au Wigmore Hall.

Le Daily Telegraph l’a loué pour « son équilibre et la sensibilité musicale", tandis que le Times a parlé de son "contrôle technique superbe".

Tout au long de cette période Ken Sasaki continué à faire de nombreuses apparitions à travers le Japon, en plus de donner des concerts et récitals à travers le monde - y compris les États-Unis, Pologne, France, Hollande, Suisse, Autriche et en Allemagne.

En 1979, il a entrepris une tournée d’un océan à l’autre des Etats-Unis, qui ont abouti à un récital à New York, décrit par le critique du New York Times, comme étant « dramatique et brillante".

Pour les 25 dernières années de sa vie, Ken Sasaki a fait sa résidence à Paris, revenant à deux fois par an pour une série de comparutions au cours de laquelle il a souvent présenté des artistes européens, tels que l’Orchestre de Chambre de Varsovie, l’Octuor de Berlin et d’autres au Japon.

Presque chaque examinateur a parlé de son éclat et les cadeaux superbes techniques qui ont stupéfait son public.

Lui-même, ce talent réduit en refusant inveitations nombreux festivals pour ses interprétations de Liszt, dont il a rejeté comme étant "seulement un cirque", un commentaire, que certains prenaient pour de l’arrogance, mais qui ne révèle la modestie innée de sa personnalité.

Le souci constant de Sasaki a été de rester précis à l’intention du compositeur, sans fioriture. Heureusement, cette qualité rare a été facilement reconnue par les critiques.

Que ce soit à Londres, Paris, Varsovie, Berlin ou Vienne, ils ont parlé de son « exploration de l’âme de la musique, pas seulement les "notes", ou "une sensibilité du toucher et la subtilité ».

Il n’est pas surprenant son jeu de Ravel et Chopin ait trouvé certains de ses plus grands admirateurs dans les pays les compositeurs eux-mêmes (en 1984, il a reçu le prestigieux prix Stephanie Niekrasz pour son jeu de Chopin).

Son nouveau programme, qui avait l’intention de présenter à son public japonais, composé de Schumann "Fantaisie en C, Op.12 ; Scriabine" Cinq Etudes et de Liszt et 6 études de Paganini.

Le public était fasciné, surtout par son traitement de la hantise de Scriabine, dont de nombreuses personnes présentes lui ont demandé d’enregistrer le plus tôt possible.

En fait, lorsqu’il a été frappé par sa maladie fatale, Ken Sasaki était sur le point de signer un contrat d’enregistrement international majeur. À l’âge de quarante-huit ans, il était sur le seuil de l’épanouissement de son talent musical.

Sources :Ernest Hecht © 1995 (extraits) et divers

Crédit photos : Jacques Ribeiro (APPL 2011)