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Sciences et Techniques - Architecture

DEBRE Germain (1890-1948)

96eme division
lundi 10 janvier 2011.
 

Architecte français

Germain Debré voit le jour le 25 mai 1890 à Neuilly sur Seine et mort le 15 mai 1948 à Paris.

Fils de Simon Debré, grand rabbin de la synagogue de Neuilly, c’est aussi un des frères du médecin Robert Debré.

Il entre à l’Ecole des Beaux-arts de Paris en 1908 (ateliers Deglane puis Umbdenstock), mais, en raison de la guerre, n’est diplômé qu’en 1920.

En 1924, il construit la première école de plein air en France, à Saint-Quentin (Aisne).

Renouvelant l’architecture religieuse israélite, il réalise plusieurs synagogues à Belleville, Paris 20e (1925-1933), à La Varenne-Saint-Hilaire (1935) et rue Saint-Isaure, Paris 18e (1937-1938).

Par l’intermédiaire du baron Edmond de Rothschild, il réalise notamment l’une de ses œuvres principales, l’Institut de biologie physico-chimique, rue Pierre-et-Marie-Curie, Paris 5e (1927).

Au début des années trente, G. Debré est associé à l’agence d’architecture des Galeries Lafayette.

En tant qu’architecte des bâtiments publics et palais nationaux, il réhabilite - dans le respect des règles de l’hygiénisme - plusieurs établissements scolaires, et travaille au théâtre de l’Odéon (1934-1946).

Attaché au milieu scientifique, Debré réalise des laboratoires pour le CNRS : laboratoires de synthèse atomique à Ivry-sur-Seine (1936-1945) et d’astrophysique, bd Arago, Paris 14e (1937-1942).

Il participe, aux côtés de Maurice Boutterin et d’Armant Néret, à l’aménagement du Palais de la Découverte pour l’Exposition internationale de 1937.

Plus tard, il est architecte du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) : appelé par Frédéric Joliot et Francis Perrin à fonder, avec Urbain Cassan et Chevalier, l’agence d’architecture du CEA, il réalise les premières études de plan masse du CEN de Saclay (à son décès, en 1948, il est remplacé dans l’équipe par Auguste Perret).

Si le style de certaines œuvres de Germain Debré est contraint par le goût de ses commanditaires, il est, dans l’ensemble, largement dominé par le modernisme international, avec une préférence marquée pour l’architecture nééerlandaise ou allemande des années 1920.

Antoine Debré aurait repris le projet pour le Lycée expérimental de Montgeron après le décès de son père en 1948. Il semble cependant que la plupart des projets commencés par Germain Debré aurait été poursuivis après son décès par son collaborateur, Henri Blin.

biographie Germain Debré-PDF

Sources : « Académie d’architecture/Cité de l’architecture et du patrimoine/Archives d’architecture du XXe siècle »