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Ecclésiastiques - Membres du clergé - Prêtres catholiques

ELICAGARAY Dominique (1758-1822)

13 division (2eme ligne, W, 20)
vendredi 7 janvier 2011.
 

Conseiller de l’Université de France

ÉLIÇAGARAY Dominique voit le jour le 7 juin 1758 à Ahaxe (64).

Décédé le 22 décembre 1822 à Paris.

Parents : Bernard, bourgeois d’ Ahaxe, Françoise ETCHEVERY.

Ecclésiastique français.

Après avoir fait ses études au séminaire de Larressore, Éliçagaray entre à l’université de Pau et obtient sa maîtrise ès arts en 1775. Il séjourne ensuite au séminaire Saint-Charles de Toulouse pour étudier le droit canon, la théologie et la philosophie.

Licencié en théologie en juillet 1781, il est ordonné prêtre en septembre de la même année et reçu docteur en théologie l’année suivante. En 1780, il professe la philosophie au séminaire Saint-Charles puis, à partir de 1782, à celui de Larressore.

Il obtient ensuite la cure de Saint-Jean-Pied-de-Port, puis est nommé officiai du pays de Cize, avant de devenir en 1788 titulaire de la chaire de théologie à Pau.

Lors de la Révolution, Éliçagaray défend aux états généraux les privilèges de sa province et refuse le serment constitutionnel. Ayant émigré en Espagne, il y est précepteur dans une famille d’aristocrates, puis directeur d’une maison d’éducation.

De retour en France en 1800, il devient vicaire général honoraire du diocèse de Montefiascone mais, n’ayant pu obtenir le siège épiscopal de Bayonne, il vient se fixer à Paris en 1803. Napoléon le nomme proviseur du lycée de Pau en 1808 et recteur de cette académie le 10 mars 1809.

Il sert fidèlement l’empereur, mais affirme ses sentiments monarchiques lors de la Restauration et s’exile pendant les Cent-Jours. Ayant repris ses fonctions à Pau au retour des Bourbons, il remplace en mai 1816 l’abbé Frayssinous au Conseil royal de l’Instruction publique, avec les fonctions d’inspecteur général de l’Université.

Chargé avec Daburon de visiter les lycées du Midi, il déclenche des réactions de raillerie dans divers établissements en voulant défendre « les mœurs, la religion, le roi » (DBF). Ayant prononcé, à Marseille, des paroles maladroites, reprises et peut-être déformées dans un journal local libéral, il doit abandonner son poste, malgré ses tentatives pour se défendre.

Il meurt en 1822, alors qu’il est chanoine honoraire du diocèse de Paris, vicaire général du diocèse de Reims et administrateur de l’hospice des Quinze-Vingts.

Il est chevalier de la Légion d’honneur.

Publications.

Il a publié Discours prononcé par M. Éliçagaray à sa première visite au collège de Marseille. - Carcassonne : P. Polère, s.d., (extrait du Caducée de Marseille, 18 juin 1821).

Sa sépulture est pratiquement détruite, seules quelques touffes de végétation marquent encore l’emplacement de sa tombe.

Sources : DBF. • Le Moniteur, 23 novembre 1809, p. 1296. • Revue historique et archéologi¬ que du Béarn, T. 3, pp. 242-304 et 344, 385 , 576. •

Photo : Tenue de prêtre, XIXe siècle.

(Mise à jour APPl 2019)