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COLLY Jean (1858-1929)

49eme division
lundi 3 janvier 2011.
 

Député de la Seine

Né le 10 février 1858 à Roche-la-Molière (Loire), mort le 3 juillet 1929 à Paris (13e).

Député de la Seine de 1910 à 1914.

Fils d’un mineur, il descendit lui-même dans la mine à l’âge de quinze ans, puis entra comme ouvrier à la manufacture d’armes de Saint-Etienne. Il gagna Paris par la suite, où il fut embauché en qualité de mécanicien aux chemins de fer P.L.M. Mais son action syndicale lui valut d’être révoqué à la suite de la grève de 1891.

Il entra alors dans une imprimerie, continua de militer dans les syndicats et se fit élire, comme républicain-socialiste, le 10 mai 1896, Conseiller municipal de Paris, par le quartier de Bercy, qui le réélut en 1900, 1904 et 1908. Il devint vice-président de l’Assemblée municipale.

Aux élections générales législatives des 24 avril et 8 mai 1910, il emporta le siège de député de la deuxième circonscription du 12e arrondissement de Paris, au deuxième tour de scrutin. Il avait adhéré au parti socialiste unifié.

Inscrit au groupe socialiste, il fut membre de diverses commissions, et notamment de celle des travaux publics et des chemins de fer. Il manifesta à la Chambre, comme il l’avait fait à l’Hôtel de Ville, une activité débordante. Auteur de propositions de loi concernant : la réglementation de la vente des toxiques : morphine, opium, éther, cocaïne, haschich (1913), l’application de la journée de huit heures dans le métropolitain de Paris (1913), et la création de délégués ouvriers à la sécurité dans les chemins de fer (1913), il prit part à de nombreuses discussions sur : la politique générale du Gouvernement (1910), le budget des conventions et garanties d’intérêt, celui de l’agriculture, celui des services pénitentiaires, celui des chemins de fer de l’Etat, celui de la guerre, et la loi de finances de l’exercice 1911 (1911), la Confédération générale du travail (1911), la réintégration des travailleurs des chemins de fer révoqués après la grève d’octobre 1910 (1911), le chemin de fer du Médoc (1911), le budget de l’imprimerie nationale, celui des postes et télégraphes, celui de la marine et la loi de finances de l’exercice 1912 (1911 et 1912), les tribunaux pour enfants et adolescents et la liberté surveillée (1912), la durée du travail dans les mines (1912), l’élection des députés (1912), certaines violations de la liberté individuelle commises par la police (1912), les instituteurs et l’enseignement primaire (1912), le budget de l’Intérieur et celui de l’imprimerie nationale de l’exercice 1913 (1912 et 1913), l’amnistie (1913), la prolongation du service dans l’armée active et le maintien de la classe libérable en 1913 (1913), la fréquentation scolaire et la défense de l’école laïque (1913), les. retraites des agents des chemins de fer secondaires d’intérêt général, des chemins de fer d’intérêt local et des tramways. (1913), le relèvement des soldes des officiers, des sous-officiers de l’armée de terre et de mer, ainsi que des militaires de la gendarmerie (1913), la responsabilité des accidents du travail en Algérie (1914), la politique financière du Gouvernement (1914), le secret et la liberté du vote et la sincérité des opérations électorales (1914), le régime douanier des produits marocains importés en Algérie par la frontière de terre (1914), le budget de la guerre, celui des conventions et garanties d’intérêt, et celui de l’imprimerie nationale de l’exercice 1914 (1914), l’adoption d’une nouvelle chaussure de repos pour l’armée (1914), l’établissement d’un impôt complémentaire sur l’ensemble du revenu (1914), les conclusions de la Commission d’enquête sur l’affaire Rochette (1914).

Il développa en outre des demandes d’interpellations sur : l’emploi de la main-d’œuvre militaire dans les grèves et les menaces de mobilisation des agents de chemins de fer en cas de cessation de travail (1910), la mise au régime de droit commun de certains détenus à la prison de la Santé (1911), la conduite du Gouvernement à l’égard des instituteurs et des institutrices et la défense de l’école laïque (1912), la circulaire adressée aux préfets au sujet des secours à allouer aux soutiens de famille (1913), la catastrophe survenue à Melun (1913), la violation de la loi de 1884 sur les syndicats par la Compagnie du Métropolitain (1913).

Il subit un échec au deuxième tour de scrutin des élections générales des 26 avril et 10 mai 1914, où il n’obtint que 8.105 voix, contre 8.240 à M. Petitjean, qui lui succéda, sur 16.741 votants.

Mais il rentra à l’Hôtel de Ville de Paris comme conseiller municipal du quartier de la Gare en 1919 et y siégea jusqu’à sa mort. Comme à la Chambre, il s’y montra l’actif défenseur des cheminots et des travailleurs en général, et quoique ses interventions pleines d’ardeur déchaînassent quelquefois des orages, il jouissait de la sympathie de ses collègues, même les plus opposés à ses idées.

Il avait fait son service militaire dans les pompiers de Paris où il était devenu sous-officier et avait eu plusieurs fois les honneurs de la citation. Il avait été grièvement blessé dans l’explosion de la rue Oberkampf, en juin 1893.

Il mourut à Paris, dans le 13e arrondissement qu’il représentait au Conseil municipal, le 3 juillet 1929, à l’âge de 71 ans.

Une rue du XIIIe arrondissement porte son nom.

Sources : Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1900.