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AUBIN DE BELLEVUE Marie Anne, comtesse de BRUEYS (D. en 1859) (27)

27eme division
mardi 28 décembre 2010.
 

Veuve de l’amiral comte de Brueys

L’amiral comte Brueys

Marie Anne Aubin de Bellevue était la veuve de l’amiral Brueys.

Le 29 mai 1785, elle l’épousa à Port-Royal de la Martinique, dont elle eut 3 enfants.

Le Comte de BRUEYS François Paul d’Aigaliers est né le 12 février 1753 à Uzès (paroisse de Saint Julien). Il est le fils du Baron François Gabriel de BRUEYS d’Aigaliers, Capitaine au régiment de Forez, Chevalier de Saint-Louis et de Marie de VIVET de Servezan. Il fit ses études à Beaucaire puis Uzès et s’engagea dans la Marine à l’âge de 13 ans. Il partit au Levant (Syrie, Liban, Iran) comme volontaire sur le vaisseau le Protecteur.

Ensuite, il devint Lieutenant de la Marine royale sous l’Ancien Régime et participa à la guerre d’indépendance des Etats-Unis.

Au commencement de la révolution, quoique noble, il n’émigra pas, et, fut promu Capitaine de vaisseau à la fin de 1792. Il eut le commandement d’un vaisseau qui fit partie de l’escadre conduite par le Contre-amiral Truguet (commande les forces navales de la Méditerranée) sur les côtes de Naples et de Sardaigne. Frappé par la loi qui excluait les nobles des emplois civils et militaires, il est destitué en 1793.

Il fut rappelé sous le ministère de Truguet. (Ministre de la Marine et des Colonies du Directoire du 4 novembre 1795 au 15 juillet 1797) et réintégré en 1795. Il est nommé Major Général sous le commandement de l’Amiral Justin Bonaventure Morard de Galles pendant l’expédition d’Irlande en 1796.

Promu Contre-amiral en novembre 1796, Truguet lui donna l’ordre d’aller croiser dans l’Adriatique, mais lorsqu’il arriva à Venise, la paix avec l’Autriche avait été conclue (Traité de paix de Campo Formio signé le 17 octobre 1797). De ce fait, il fit voile vers les îles Ioniennes, et fut obligé, pour y rester un certain temps, d’avoir recours à Ali Pacha de Janina (fut le gouverneur de la région de l’Épire pour le compte de l’Empire ottoman). Il s’empara des îles ioniennes et des navires vénitiens mouillés à Corfou puis retourna à Toulon.

Napoléon Bonaparte le remarqua et le nomma Commandant en chef de la flotte (194 navires et 19.000 hommes) destinée à transporter l’Expédition d’Égypte (de 1798 à 1801).

A la suite de la prise de Malte, il se dirigea vers Alexandrie et après avoir échappé presque par miracle à la poursuite de Nelson., il arriva dans la rade d’Aboukir le 2 juillet 1798 (baie située à 23 Kms au nord-est d’Alexandrie).

Bataille d’Aboukir (1798)

L’amiral Brueys, sachant qu’il allait être attaqué avait choisi cette position car il pensait que ses équipages réduits et peu expérimentés avaient de meilleures chances dans la rade qu’en pleine mer. Napoléon, avec son grand bon sens habituel, pressentant que Brueys ne pourrait résister à Nelson, lui avait dépêché une estafette avec l’ordre de se réfugier à Corfou. Hélas ! le capitaine porteur de la missive fut intercepté et tué en cours de route.

Horatio Nelson qui commandait la flotte britannique l’attaqua dans la rade d’Aboukir, le 1er août 1798. Le combat fut terrible, mais la victoire se décida pour les Anglais. Dès lors Brueys ne chercha plus que la mort. Atteint de deux blessures, il ne voulut pas descendre pour se faire soigner : Un amiral français, dit-il, doit mourir sur son banc de quart. Brueys est tué à sa troisième blessure avant que n’explose son grand vaisseau amiral, L’Orient (118 canons).

En tant que marin d’Empire, son nom figure sur l’arc de triomphe de l’Étoile, à Paris.

Marie Anne de Brueys, veuve de l’amiral, mourut à Saint Chaptes à l’âge de 92 ans le 26 mars 1859 laissant pour héritier le baron de Fontarèche petit-neveu de l’amiral son mari.

Elle repose dans la 27e division, avec Maximin comte de Brueys (1795-1857), Dieudonné, comte de Villèle (1854-1924) et Brice Odde , marquis de la Tout du Villars (1861-1928).

Sources : Wiki et divers (APPL 2014)