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Hommes politiques - Conseillers d’Etat - Députés

JOUVENCEL Ferdinand Aldegonde de (1804-1873)

9eme division
mardi 28 décembre 2010.
 

Homme politique français

Ferdinand Aldegonde de Jouvencel, voit le jour à Versailles le 25 juillet 1804, mort à Ville d’Avray le 29 juin 1873.

Conseiller d’État et homme politique français.

Député du centre gauche sous la Monarchie de juillet de 1842 à 1848, puis Conseiller d’État, il s’oppose au coup d’état de 1851.

Président du Conseil d’État provisoire en 1870, il est de nouveau député de 1871 à 1873.

Ferdinand de Jouvencel, né en 1804, est le fils de Blaise de Jouvencel (1762-1840), maire de Versailles et député.

Polytechnicien, officier d’artillerie, entre au conseil d’État[modifier] Reçu 19e à l’École polytechnique en 1822[1], Ferdinand de Jouvencel en sort 74e et devient officier d’artillerie en 1824 à la sortie de l’école.

Il donne sa démission en 1825 et fait des études de droit, puis entre au Conseil d’État. Auditeur en 1830, auditeur de première classe en 1831, il devient en 1832 maître des requêtes en service ordinaire. Il se fait remarquer comme rapporteur au contentieux. Il remplit en 1836 une mission en Algérie avec Jean-Jacques Baude et Justin de Chasseloup-Laubat.

En 1842, il accepte la candidature indépendante qui lui est offerte dans le 10e arrondissement de Paris, et il est élu député.

Ferdinand de Jouvencel siège au centre gauche et défend les intérêts de son arrondissement. Il vote généralement avec la frange dite de l’opposition dynastique (monarchistes constitutionnels de gauche). Selon certaines sources, il vote pour que les fonctionnaires ne puissent pas être éligibles à la Chambre ; mais selon d’autres sources, il aurait au contraire voté pour le cumul des fonctions publiques avec celles de député, étant lui-même concerné, cumulant ses fonctions au Conseil d’État avec son mandat parlementaire. Il vote contre l’indemnité Pritchard.

Il est réélu en 1846 au 1er tour avec 57% des suffrages exprimés, contre deux autres candidats. Il est favorable à une réforme électorale dans le sens de l’adjonction des capacités.

Ferdinand de Jouvencel signe en 1848 la demande de mise en accusation du ministère Guizot, puis il se rallie au gouvernement républicain.

Le gouvernement provisoire le nomme Conseiller d’État. Il signe la protestation de ce corps contre le coup d’État du 2 décembre 1851, et quitte alors la vie publique.

Admis à la retraite à la date du 21 juin 1852, Ferdinand de Jouvencel passe presque tout le second Empire à l’écart des affaires publiques. Il accepte seulement des fonctions bénévoles, comme président du bureau d’assistance judiciaire près le conseil d’État. Il fait une seule tentative, infructueuse, pour entrer au Corps législatif, en 1863.

Après la proclamation de la république le 4 septembre 1870, Ferdinand de Jouvencel est nommé membre de la commission provisoire remplaçant le conseil d’État. Ses collègues le choisissent pour président.

Candidat aux élections complémentaires du 2 juillet 1871 à l’Assemblée nationale, en Seine-et-Oise, il est élu, comme républicain modéré, représentant de ce département.

Constitutionnel, libéral et catholique, il siège à gauche au sein du groupe de la gauche républicaine, soutient la politique de Thiers, se prononce contre le pouvoir constituant de l’Assemblée, pour le retour à Paris, mais ne prend pas activement part aux débats.

Jouvencel meurt au cours de la législature, le 29 juin 1873, après une maladie de quelques mois[4].

Il était chevalier de la Légion d’honneur depuis 1836.Il repose dans la chapelle familiale de la 9e division.

Sources bibliographiques : « Ferdinand-Aldegonde de Jouvencel », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, Paris, 1866-1867, tome 9.

« Ferdinand de Jouvencel » , dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889 [détail de l’édition]

Eugène Fyot, Le château et les seigneurs de Brandon, 1900.