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Aumôniers - Prêtres - Membres du clergé

COQUEREAU Félix (1808-1866)

53eme division (1ere ligne, S, 11)
samedi 25 décembre 2010.
 

Aumônier de la Marine

Félix Coquereau, aumônier en chef de la Marine nationale, voit le jour le 28 novembre 1808 à Laval, décédé le 9 novembre 1866 à Paris.

Il est le fils d’Étienne-Jacques Coquereau et de Joséphine Frin de Corméré.

Après des études littéraires faites à Laval, au lycée de Nantes, il est réthoricien à 15 ans, puis il termine à 17 ans sa philosophie à Rennes. Il emploie 3 année à des cours de droit à Paris. Il obtient sa licence en droit et revint avocat dans sa ville natale. Tout à coup, il quitta le monde pour aller faire sa théologie au séminaire de Malestroit dans le diocèse de Vannes.

Ordonné prêtre à Rennes, en 1833 par Claude-Louis de Lesquen, il revint à Laval avec l’espoir d’y exercer son ministère. L’abbé Coquereau remplit les fonctions de simple vicaire à Sablé, qu’il quitta bientôt pour aller se fixer au Mans pendant 2 années comme prêtre habitué où il s’adonna à l’étude de l’Écriture et des Saint-Pères en vue de la prédication dont il voulait faire sa carrière.

Cette ville étant devenue un théâtre trop restreint pour ses prétentions oratoires, il vint, en 1835, à Paris, où il s’acquit une certaine réputation soigneusement entretenue par des journalistes bienveillants. Pendant 2 ans, il occupa sans interruption les chaires de Saint-Philippe du Roule, et des Missions, de Saint-Eustache et de Saint-Germain-des-Prés, de l’Assomption, de Saint-Thomas d’Aquin, et de Saint-Roch. Sa réputation allait croissant.

Profitant du repos que lui laissait Paris, il parcourt les provinces : il prêche le carême à Brest, en 1837, à Nantes en 1838, à Lorient en 1839. Il entre au service de la Marine française en 1840.

Grâce à la protection de Nicolas-Théodore Olivier, curé de l’Église Saint-Roch de Paris, de quelques officiers de Marine de Brest et aussi dit-on de la reine, il fut nommé en 1840, aumônier de la Belle-Poule, frégate qui allait à Sainte-Hélène chercher les cendres de Napoléon Ier.

À son retour, il publia le récit de ce voyage sous le titre de :Souvenirs de Sainte-Hélène.

Chanoine du chapitre de Saint-Denis, en 1843, il partit l’année suivante, en qualité d’aumônier de l’escadre, qui sous le commandement du prince de Joinville, alla bombarder Tanger et Mogador, pendant que le maréchal Thomas-Robert Bugeaud attaquait sur terre le Maroc.

Plus tard, à La Spezia, il quitta le vaisseau amiral pour aller s’enfermer dans un navire de l’escadre où une épidémie de variole s’était déclarée.

Le second Empire continua à l’abbé Coquereau les faveurs que la monarchie de Juillet lui avait prodiguées. Lors de la réorganisation du service religieux à bord des vaisseaux de l’État, 1850, il fut nommé aumônier en chef de la flotte et fit en cette qualité la guerre de Crimée (1854).

Au mois de juillet 1856, il accompagna à Rome le cardinal Patrizzi, venu à Paris baptiser le prince impérial et reçut la croix de commandeur de l’ordre de Saint-Grégoire.

Au 1er janvier 1857, en résidence à Paris, chanoine du 1er ordre du Chapitre impérial de Saint-Denis. Idem aux 1er janvier 1860, 1863, 1864.

Il avait été décoré de la Légion d’honneur, 1841, promu officier, 1844, commandeur, 1856, et grand officier, 1864.

Malgré ses attaches à l’Empire, il protesta dans l’Ami de la Religion (N° du 16 janvier 1861) contre la paternité de la brochure : Rome et les évêques, que lui attribuaient les journaux et en particulier la Chronique de l’Ouest.

Il mourut à Paris, le 9 décembre 1866. Il a légué à sa ville natale son portrait peint par Vidal. Le portrait du prélat a été peint par Lasnier.

Sources : Wikipédia et divers (2010)