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Hommes politiques - Représentants du Peuple - Députés - Sénateurs

RASPAIL François Vincent Benjamin (1823-1899)

18eme division (2eme ligne, U, 23)
mercredi 15 décembre 2010.
 

Peintre, graveur et député

Benjamin, François, Vincent RASPAIL voit le journ a Paris le 16 août 1823, fils de François-Vincent Raspail, était peintre et graveur, et illustra plusieurs des publications de son père.

Représentant en 1849, député de 1876 à 1889.

Poursuivi à coups de pierres à Epinay en 1832, il dut subir l’amputation d’une jambe.

Il essaya d’entrer dans la vie politique en se présentant (17 septembre 1848) comme candidat à l’Assemblée constituante dans le département du Rhône, en remplacement de M. Lortet, démissionnaire ; il n’obtint que 34,385 voix contre 41,850 à l’élu, M. Rivet, et 4,526 à L. N. Bonaparte.

Plus heureux lors des élections à l’Assemblée législative, le 13 mars 1849, M. Benjamin Raspail fut élu représentant du Rhône, le 11e et dernier.

Il vota avec la Montagne, contre l’expédition romaine, contre la loi Falloux-Parieu sur l’enseignement, contre la loi restrictive du suffrage universel, combattit énergiquement la politique de l’Elysée, protesta contre le coup d Etat, et fut proscrit avec son père en 1851.

Il se réfugia alors en Belgique, ou il résida jusqu’en 1863. De retour en France, il continua de s’associer aux occupations et aux études de son père, fut élu, en 1873, conseiller général de la Seine pour le canton de Villejuif, et, le 20 février 1876, se présenta à la députation dans la 1re circonscription de Sceaux, qui l’envoya à la Chambre.

M. Raspail prit place à l’extrême gauche, vota pour la proposition que déposa son père en faveur de l’amnistie plénière, réclama l’abolition de la peine de mort, l’abrogation de la loi des maires de 1874, l’expulsion des jésuites, et fut des 363.

Réélu, le 14 octobre 1877, il reprit sa place à l’extrême gauche, et parut plusieurs fois à la tribune. Il se montra partisan de la liberté de la presse, du droit illimité de réunion, de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et demanda (juillet 1881) qu’il fût interdit aux députés de mettre leurs noms dans des annonces d’entreprises financières : la proposition ne put être discutée avant la fin de la législature.

Réélu, le 21 août 1881, il proposa de vendre les diamants et joyaux de la couronne et d’en attribuer le produit à la création d’une caisse des invalides du travail ou d’une caisse des musées de l’Etat ; réclama des pensions pour les victimes du coup d’Etat du 2 décembre ; fit voter (mars 1883) que les anciens membres des commissions mixtes de 1852 ne pourraient pas continuer à faire partie de la magistrature, et interpella le gouvernement (août 1884) sur la circulaire des compagnies d’Orléans et de Lyon interdisant à leurs employés d’accepter des mandats électifs.

Il opina contre les ministères Gambetta et J. Ferry, pour la Réparation de l’Eglise et de l’Etat, et contre les crédits de l’expédition du Tonkin. Inscrit, en octobre 1885, sur plusieurs listes radicales dans le département de la Seine, il fut élu député au second tour, la 12e sur 24.

Il suivit la même ligne politique que précédemment, opina contre les cabinets Rouvier et Tirard, soutint le ministère Floquet, déposa (mars 1889), à propos de l’évacuation des eaux d’égout de la capitale, un contre-projet d’un canal de Paris à la mer (rejeté par 306 voix contre 207), et vota, dans la dernière session, pour le rétablissement du scrutin d’arrondissement (11 février 1889), contre l’ajournement indéfini de la révision de la Constitution, pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes, contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, pour les poursuites contre le général Boulanger.

C’est lui qui déposa le projet faisant du 14 juillet la fête nationale.

On a de lui : Observations sur le traitement de nos ambassadeurs et sur l’assistance judiciaire ; - Première campagne contre l’administration de l’Assistance publique (1875).

Il mourut le 24 septembre 1899 à Cachan à l’âge de 76 ans, ayant légué sa fortune au département de la Seine pour installer dans sa propriété de Cachan un hospice réservé aux invalides du travail.

Sources : Biographie (extraits) du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Joly)- Biographie (extraits) du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (A.Robert et G.Cougny).