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Hommes politiques - Représentants du Peuple - Députés - Sénateurs

QUENAULT Hippolyte Alphonse (1796-1878)

9eme division (6e ligne, AB, 20)
mercredi 15 décembre 2010.
 

Député de la Manche

Hippolyte Alphonse Quénault voit le jour à Cherbourg (Manche) le 6 juin 1795, mort à Paris le 6 avril 1878.

Député de 1837 à 1841 et de 1845 à 1848,

Se fit inscrire au barreau de Paris en 1816, fut reçu docteur en droit en 1828, et acheta, l’année suivante, une charge d’avocat à la cour de Cassation.

Partisan du gouvernement de juillet, il fut nommé juge au tribunal de la Seine en 1830, chef de division au ministère de la Justice en 1833, maître des requêtes au conseil d’Etat en 1836, et conseiller d’Etat en 1837.

Après avoir échoué à la députation, dans le 3e collège de la Manche (Cherbourg), le 21 juin 1834, il fut élu dans ce même collège, le 4 novembre 1837, et réélu, le 2 mai 1839, par 277 voix (477 votants, 530 inscrits), contre 196 à M. Thiers.

Nommé secrétaire général du ministère de l’Intérieur le 17 mai 1839, il dut se représenter devant ses électeurs, qui lui confirmèrent son mandat, le 15 juin suivant.

Secrétaire général du ministère de la Justice le 1er novembre 1840, il dut encore se représenter, et fut réélu, le 12 décembre suivant.

Avocat général à la cour de Cassation le 7 octobre 1841, et soumis de nouveau à la réélection, il échoua, le 13 novembre suivant. Il ne se représenta pas aux élections générales du 9 juillet 1842, mais, le 20 septembre 1845, il fut élu dans le 5e collège de la Manche (Coutances), en remplacement du général Bonnemains nommé pair de France. Il fut réélu, le 1er août 1846.

La veille, 31 juillet, il avait été nommé conseiller à la cour de Cassation. M. Quénault siégea dans la majorité ministérielle, et approuva la loi d’apanage, l’indemnité Pritchard, soutint le ministère Guizot, et, à la séance du 7 février 1848, attaqua, à propos de la campagne des banquets, « les terroristes et les utopistes. »

Hippolyte Castille l’appelle un « conservateur enrhumé ». En 1848, il reprit sa robe d’avocat, fut admis à la retraite, comme conseiller à la cour de Cassation, le 20 octobre 1870, et fut nommé en 1871 vice-président du tribunal des conflits, poste qu’il occupa jusqu’en 1877.

Officier de la Légion d’honneur du 19 février 1840 et commandeur du 1er août 1868. On a de lui : Traité des assurances terrestres (1827) ; De la juridiction administrative (1830).

Il repose dans la 9e division.

Sources : Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (A.Robert et G.Cougny)