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Ancien Régime - Familles aristocratiques

TESSE Adrienne Catherine de NOAILLES, comtesse de (1741-1814)

10eme division
lundi 22 novembre 2010.
 

Grand nom de France

Adrienne Catherine, comtesse de Noailles de Tessé voit le jour le 24 Décembre 1741.

Décédée le 1er Décembre 1814.

Fille de Louis, quatrième duc de Noailles, sœur du Jean-Louis-Paul-François, cinquième duc de Noailles, la tante de Marie Adrienne Françoise de Noailles, a tenu un salon, et correspondait avec Thomas Jefferson, au 19ème siècle.

Le 20 Juin 1755, elle épousa René de Froulay, comte de Tessé (1736-1814), petit-fils de René de Froulay Tessé, comte de.

En Février 1764, lors de sa tournée de Paris, Mozart lui a consacré sa sonates pour piano et violon.

Mozart a reçu de madame la comtesse de Tessé une tabatière en or et une montre en or, précieuse à cause de sa petitesse.

Dans les premiers jours de la période révolutionnaire, elle était à Paris, prenant une participation et assistant aux scéances à l’ Assemblée, et tenant un salon.

Dans le salon de madame de Tessé, qui, selon les frères Goncourt, a été la formulation de plans pour une monarchie constitutionnelle depuis vingt ans, "les plus avancées des opinions" se sont retrouvés au milieu de ce Guizot appelle, « un petit groupe avec des manières élégantes."

Ce salon ce tenait à sa maison de ville rue de Varenne, faubourg Saint-Germain . Une salle de l’Hôtel de Tessé, a été donné au Metropolitan Museum de Mme Herman N. Straus.

Lafayette , qui était son neveu-frère, se rendait souvent à sa maison de campagne, le château de Chaville, construit en 1766, près de Paris.

Thomas Jefferson a rencontré madame de Tessé, quand il a été ministre pléipotentiaire en France entre 1784 et 1789. Jefferson a commencé une longue correspondance avec elle après la visite de Chaville .

La comtesse, qui est une femme très sensible, a formé ses idées de gouvernement d’une manière peu adaptée. Et le 17 Septembre 1789, il a noté :

"Nous avons une conversation gaie de quelques minutes sur leurs affaires, dans lequel je me mêle saines maximes de gouvernement que Légèreté piquant que ce pays délices po je suis heureux, et de s’en aller, elle me suit et insiste pour que je dîne avec elle la prochaine fois Je viens de Versailles".

Jefferson l’a rencontrée le 22 Juillet 1792. Plus tard dans la soirée,il reçut la visite de madame de Tessé. Elle est profondément engagée dans une discussion politique.

"Je trouve que les démocrates de haut commencent à se refroidir un peu, et je pense que peu à peu ils se sentent, s’ils ne devaient pas comprendre la raison".

Ses cousins, Henriette-Anne-Louise d’Aguesseau de La Grange, et de Catherine de Cossé-Brissac, et sa nièce, Louise vicomtesse de Noailles, ont été guillotinés, le 22 Juillet 1794.

En 1797, elle a vécu en exil à Witmold, Holstein, près de la ville de Ploen, avec une suite importante, ses neveux Montagu, un vieux prêtre, l’abbé de Luchet. Sa nièce, Adrienne de La Fayette récupérés à proximité à Lhemkuln, Holstein. Au Witmold, Anastasie de La Fayette marié Juste-Charles de la Tour-Maubourg, le frère d’un autre détenu Olmütz, Charles César de Fay de La Tour-Maubourg.

En 1804, elle vendit la maison à Johannes Schuback.

Elle a acheté une maison à Paris , au n° 8, rue d’Anjou, (aujourd’hui rue du Faubourg Saint-Honoré ).

À son retour d’exil, M. et Mme de Tessé retourné à Lavardin Château, dans Mézières, et son hôtel dans la ville du Le Mans. Ce qui restait de son immense fortune leur a permis, cette fois à vivre plus richement.

Nous savons que dans les dernières années de sa vie, elle a donné son hôtel de Tessé, pour faire un séminaire et un évêché, en Sarthe et Mayenne.

Le comte de Tessé, marquis de Lavardin dernière, est mort à Paris le 21 Janvier 1814, âgée de 78 années.

Elle était particulièrement intéressée par les plantes indigènes d’Amérique, que lui a donné Jefferson pour son jardin du château.

En 1788, la comtesse a écrit lui demandant de lui envoyer les beautyberry arbuste ( Callicarpa americana ) et un arbre plaqueminier ( Diospyros virginiana ).

Jefferson a aussi donné un exemplaire de son arbuste douce ( floridus Calycanthus).

Alors qu’en France il avait découvert l’héliotrope blanc ( Heliotropium arborescens ), originaire du Pérou, et renvoyé les graines à son ami Francis Eppes pour Monticello, en notant qu’il était :

" une fleur délicieuse, mais je présume qu’il doit être planté dans des boîtes et gardés dans la maison en hiver, l’odeur des récompenses les soins".

En 1811, Jefferson a accusé réception des graines, elle avait envoyé en 1809, de l’arbre goldenrain indigène chinoise ( paniculata Koelreuteria ), qui était alors de plus en plus à Monticello, le premier spécimen de ce type aux Etats-Unis.

Jefferson a écrit :

" Je la caresse avec des attentions particulières, comme elle me rappelle chaque jour l’amitié dont vous m’avez honoré".

J’apprends avec grand plaisir le succès de vos nouveaux jardins à Auenay. Aucune occupation ne peut être plus agréable et utile. Ils ont le mérite de vous faire oublier celles de Chaville.

Carnet :

François, Agénor, Alexandre, Hélie de Noailles, 9ème duc de Noailles s’est éteint le 11 janvier dernier au château de Champlâtreux dans le Val d’Oise à l’âge de 103 ans.

François de Noailles était né à Paris le 20 novembre 1905, fils de Hélie de Noailles et de Corisande de Gramont. I

Il avait succédé à son oncle en 1953 à la tête de la maison de Noailles. Marié en 1936 avec Charlotte de Caumont La Force, décédée en 2002, il a eu un fils Hélie et trois petits-enfants.

François de Noailles a été le maire d’Epinay-Champlâtreux de 1932 à 2001. Son fils Hélie en est l’actuel maire. (Source : site de Paul Theroff)

Sources : Les lettres de Thomas Jefferson : 1743-1826, la guerre et les échanges botaniques.

Corentin de Silph et divers.

Photo : Christophe Durand Le Menn (2017)

(APPL 2017)