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Hommes politiques - Hauts fonctionnaires - Préfets

HAUSSMANN Georges-Eugène baron (1809-1891)

4eme division (1ere ligne, AB, 16)
mercredi 30 novembre 2005.
 

Préfet de la Seine du Second Empire

Georges Eugène Haussmann est né en 1809 à Paris dans le quartier Beaujon dans une maison qu’il n’hésitera pas à faire raser sans état d’âme.

Il est le petit-fils d’un député qui sera absent lors du procès de Louis XVI, et fils d’un intendant militaire de l’Empereur de Napoléon Ier.

Sa carrière administrative le conduit de la sous-préfecture d’Yssingeaux à la tête de la préfecture de la Seine le 24 juin 1853.

De 1858 à 1870, Haussmann présidera pendant dix sept années aux énormes changements urbains de la capitale. Tout ceci avec le soutien inconditionnel de l’Empereur Napoléon III.

Ce dernier le soutiendra jusqu’à l’extrême limite de ses forces en 1870. Sans Haussmann, le bilan de l’Empereur serait quelque peu réduit à la portion congrue. Néanmoins, il n’obtiendra jamais le portefeuille de ministre qui lui aurait permis de remodeler la France sur le modèle de Paris.

Avant Haussmann, Paris est un cloaque sordide les jours de pluie, avec des ruelles étroites, insalubres, louches et mal famées. Pour remédier à cela, il exproprie, indemnise, défonce, détruit, démoli et fait disparaître des quartiers entiers du vieux Paris.

Parmi ce qui tombe sous la pioche des démolisseurs : La Tour des hospitaliers de Saint Jean de Latran, l’église Saint-Benoît, les restes du collège de Cluny, le Marché des Innocents, et de nombreuses églises et chapelles.

Les communes de La Chapelle et Montmartre, annexées à Paris, sont alors habitées par des populations modestes, Haussmann y ouvrira de grandes avenues, au long desquelles, il fait bâtir des immeubles bourgeois.

Parmi les grandes réalisations, citons les boulevards Sébastopol, Magenta, Arago, Voltaire, Diderot, cours de Vincennes, Malesherbes, Saint-Germain. Puis les avenues Kléber, Foch, Victor Hugo, Carnot, Niel, Friedland, Iéna, George V. Et enfin les rues de Rivoli, Soufflot, Réaumur, du Quatre-Septembre, de Rennes, Turbigo et des Ecoles.

On a reproché à Haussmann le coût de ces travaux (Deux milliards cent quinze millions de francs) Mais le progrès est à ce prix. Il fera construire également le réseau d’égouts de la ville.

Mais tout à une fin. Jusqu’en 1887 où le peuple las des pratiques douteuses pour mener à bien sa tâche, commença à demander des comptes.

L’opposition s’en empara. Un débat houleux au parlement conduira au contrôle de ses activités. Le ministre Emile Olivier obtiendra son renvoi.

Il est encore député de la Corse de 1877 à 1881. Il décède à Paris en 1891.