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Quelques lignes d’épitaphes encore....

D’après Prosper (1853)
mercredi 10 novembre 2010.
 

Quelques lignes... Quelques chagrins...

Alexandre Eugène Blouin (1847)

Toi qui si jeune encor vis finir ta carrière,

Tu brillais de tant de vertus ;

Dieu bénit ton martyre au séjour de lumière,

Il voulait un ange de plus.

*

Marie Antoinette Blouin (1848 à l’âge de 13 ans)

O ma fille chérie ! o^fleur trop fugitive,

Tu vivais pour notre bonheur !!

Et le souffle d’orage a dispersé la tige,

De ta mère Dieu sait la douleur.

*

Frédéric de Valen, garde du corps du Roi, (1824, à l’âge de 30 ans).

Je meurs content, je vais au ciel, mais ma pauvre mère elle en mourra.

Si la douleur tuait, ô mon Frédéric, ta tombe renfermerait

mes cendres, et celles de tes frères et soeurs.

*

Eugénie Bossange (1843)

C’était un grand et noble esprit, une bonté sans borne

et un dévouement inépuisable.

que Dieu lui donne au ciel le bonheur qu’elle n’a pas eu sur la terre

*

Jeanne-Marie Hardy, épouse d’Auguste Guyot (1823, à l’âge de 24 ans)

De toutes les vertus elle était l’emblème,

Elle n’avait qu’un défaut, c’était l’oubli d’elle même.

*

Marie Tamponet, épouse de M. Dentu (1822)

Dans nos coeurs tu vivras toujours,

Tendre mère, épouse chérie,

L’instant où tu perdis la vie

Fut le dernier de nos beaux jours.

*

Tamponet fils (1805-1832)

L’enfant que couvre cette pierre

Fut un instant mon espoir, mon amour.

L’orgueil de nos vieux ans est perdu sans retour.

Grand Dieu ! que tes desseins sont un profond mystère.

*

Pierre-Marie-Nicolas Tamponet, jardinier (1843)

Savant admirateur de la belle nature,

Il consacra son temps tout à l’horticulture.

De ses nobles travaux, si la célébrité

A mis quelque relief au nom qu’il a porté,

Pour secourir le pauvre en s’oubliant lui-même,

Il vécut en chrétien et s’endormit de même.

*