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Révolution - Ier Empire - Restauration

DENUELLE de la PLAIGNE Eléonore Louise Catherine (1787-1858)

41eme division
mercredi 30 novembre 2005.
 

Maîtresse de l’Empereur Napoléon Ier

Éléonore Louise Catherine Denuelle de la Plaigne voit le jour le 3 septembre 1787 à Paris, décédée le 30 janvier 1868 à Paris, fut l’une des nombreuses maîtresses de Napoléon Bonaparte. Ayant été la première à lui donner un fils (Léon Denuelle, né le 19 décembre 1806), elle prouva ainsi à l’Empereur qu’il pouvait concevoir.

Éléonore Louise Catherine Denuelle de la Plaigne est la fille de Françoise-Charlotte-Eléonore Couprie (1767-1850) et de Dominique Denuelle de La Plaigne. Son père est un bourgeois parisien, titulaire de plusieurs charges royales, qu’il perd lors de la Révolution. Sa mère était parait-il de mœurs assez légères et aurait donné à sa fille une éducation très libre pour l’époque.

Fille de bonne famille, elle est admise au pensionnat de Madame Campan, où elle fait la connaissance des sœurs de Napoléon.

A 17 ans, le 15 janvier 1805, elle épouse Jean-Honoré-François Revel, soi-disant officier de dragons. Deux mois plus tard, le jeune mari se révèle n’être qu’un aventurier et un escroc. Arrêté, il est condamné à deux ans de prison.

Éléonore fait alors appel à l’amitié de Caroline Murat, devenue princesse Murat et altesse impériale. Celle-ci la prend à son service comme lectrice. Très vite, Éléonore devient la maîtresse du mari de sa bienfaitrice, puis, sur la recommandation de ce dernier, de l’Empereur en personne[1].

Le 19 décembre 1806, sept mois et demi après le prononcé de son divorce, Éléonore met au monde un fils[2], Charles Léon. Le père en est Napoléon, qui est informé de l’événement le 30 décembre 1806, à Pułtusk. Éléonore ne reverra pourtant jamais le père de son enfant. Lorsqu’elle se présentera au château de Fontainebleau, l’année suivante, l’Empereur refusera de la recevoir.

La jeune mère est cependant pourvue d’une rente annuelle confortable et d’un mari honorable en la personne d’un jeune lieutenant au 15ème régiment d’infanterie de ligne, Pierre-Philippe Augier de la Sauzaye. Le mariage, richement doté, a lieu le 4 février 1808, à la mairie du 10ème arrondissement.

Moins de cinq ans plus tard, après la mort de son conjoint, disparu au passage de la Bérézina, Éléonore s’installe à Mannheim. La grand-duchesse de Bade, Stéphanie de Beauharnais, une autre ancienne condisciple du pensionnat de Madame Campan, l’y a invitée.

Éléonore rencontre en Allemagne son troisième époux, le comte Charles-Auguste-Émile-Louis de Luxbourg, avec qui elle s’unit le 23 mai 1814. Malgré les efforts de son premier mari, réapparu à la fin de la même année et qui essaie de faire annuler leur divorce, Éléonore connaîtra cette fois une union durable, qui ne prendra fin que trente-cinq ans plus tard, à la mort du comte, le 1er septembre 1849. Entre temps, le couple aura partagé sa vie entre Paris et Mannheim.

Lorsqu’elle devient veuve pour la seconde fois, il reste encore à Éléonore près de vingt années à vivre. Elle meurt à Paris, dans son appartement du boulevard Malesherbes, le 30 janvier 1868, et se fait enterrer, dans la 41ème division du cimetière du Père Lachaise, avec au cou la chaîne et la médaille pieuse que lui avait offertes Napoléon.

Etat de la sépulture (2005)

Apposition d’une plaque souvenir

Une restauration de la tombe vient d’être effectuée (2006) par les soins de l’ACMN (Association pour la Conservation des Monuments Napoléoniens) et l’Association le Souvenir Français.

Etat aprés restauration