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Ecrivains - Littérateurs - Journalistes

LEO André Léodile BERA dite, (1824-1900)

8eme division
lundi 25 octobre 2010.
 

Romancière et journaliste

André Léo, de son vrai nom Victoire Léodile Béra, voit le jour le 18 août 1824 à Lusignan.

Décédée le 20 mai 1900 à Paris.

Romancière, journaliste et féministe française.

Elle naît à Lusignan en 1824 dans la maison sise au no 4 de la place où se trouve aujourd’hui la mairie. Elle y demeure jusqu’en 1830, quand sa famille part s’installer non loin de là, à Champagné-Saint-Hilaire, où son père est notaire. Elle quitte cette région en 1851, pour fuir la police de Napoléon III, avec son futur premier époux, le journaliste Pierre-Grégoire Champseix.

Elle prend le pseudonyme littéraire d’André Léo, composé des prénoms de ses deux fils. Elle s’engage avec les républicains, milite avec la féministe Paula Minck, puis participe, avec celle-ci, à la Commune de Paris.

Elle collabore alors à l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés. Elle publie des éditoriaux dans La Sociale, et parvient à échapper à la répression de la Semaine sanglante, s’exilant en Suisse. Elle y devient la compagne du syndicaliste Benoît Malon, les deux contractant un « mariage libre » en 1872.

Voyageant en Europe, elle se consacre à l’étude de la condition féminine de son temps. Elle rentre à Paris après l’amnistie de 1880, et collabore à la presse socialiste. Elle y meurt, en 1900, laissant une œuvre considérable : de nombreux romans, contes et essais, des dizaines d’articles et textes politiques. Ses écrits expriment maintes idées qui, aujourd’hui encore, gardent une brûlante actualité.

Citations : Extraites de La Femme et les Mœurs :

Non la femme n’est pas une chose, un pur réceptacle. Elle pétrit son enfant de ses sentiments et de ses idées comme de sa chair ; esclave, elle ne peut créer que des esclaves.

Plus tard, on les contemplera comme des monuments d’illogisme, ces démocrates qui, au lendemain de la déclaration fameuse, [...] prétendent sacrifier à une conception dogmatique de la moitié de l’humanité, absorber la femme dans la famille et bâtir une fiction de plus sur ce prétexte usé de tous ces despotismes : l’ordre. Quatre-vingts ans se sont écoulés depuis l’inauguration du droit humain, et c’est encore une nouveauté presque bizarre que de revendiquer la justice pour la femme, courbée depuis le commencement du monde sous un double joug, dans l’esclavage doublement esclave, esclave toujours au sein de la famille libre, et maintenant encore, dans nos civilisations, privée de toute initiative, de tout essor, livrée, soit aux dépravations de l’oisiveté, soit à celle de la misère, et partout soumise aux effets démoralisants du honteux mélange de la dépendance et de l’amour...

Elle repose auprès de son mari, Pierre-grégoire CHAMPSEIX (1817-1851), journaliste disciple de Leroux, et de ses deux fils, André et Léo.