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Hommes politiques - Députés - Sénateurs

LECOMTE Charles (1805-1900)

lundi 25 octobre 2010.
 

Homme politique et député

Charles Lecomte voit le jour à Laval (Mayenne) le 14 juillet 1805, dirigea avec succès dans les environs de sa ville natale, à Avesnières, un vaste établissement de tissage mécanique pour laines et cotons.

Récompensé aux Expositions de Paris, de Londres, de Vienne, etc., il fut nommé, après la révolution de 1848, maire du Ve arrondissement de Paris correspondant au Xe arrondissement actuel et comprenant les quartiers du faubourg Saint-Denis, de Bonne-nouvelle, de Montorgueil et de la Porte-Saint-Martin.

Il se signala par son zèle lors de l’épidémie cholérique de 1849, sauva la vie au général Lamoriciere en 1850 ; et donna sa démission de maire à la suite du coup d’Etat du 2 décembre 1851. Il ne rentra dans la vie politique qu’aux élections législatives du 20 février 1876, s’étant présenté à la députation comme candidat républicain, dans la 2e circonscription de Laval, où il fut élu face aux candidats monarchistes.

« Après tous les désastres que nous avons éprouvés, avait-il dit dans sa profession de foi, la République conservatrice, si sagement inaugurée par M. Thiers, peut seule nous assurer un avenir tranquille et prospère. »

Il siégea au centre gauche et, après l’acte du 16 mai 1877, fut des 363. Il échoua aux élections du 14 octobre suivant, face au candidat officiel du maréchal de Mac-Mahon.

Mais l’élection de ce dernier ayant été invalidée, M. Lecomte se représenta avec succès, le 7 juillet 1878, et obtint 5,749 voix (6,216 votants, 14,138 inscrits).

11 reprit sa place dans la gauche républicaine, avec laquelle il vota : pour les ministères qui se succédèrent au pouvoir, pour l’article 7, pour le retour du parlement à Paris, pour l’invalidation de Blanqui, etc. Le 21 août 1881, M. Lecomte fut réélu par 5,502 voix (10,389 votants, 13,568 inscrits), contre 3,103 au colonel de Plazanet et 1,736 à M. Bernard-Dutreil.

Partisan des ministères Gambetta et J. Ferry, il opina dans la législature contre la séparation de l’Eglise et de l’Etat, pour les crédits de l’expédition du Tonkin, etc.

Porté en octobre 1885 sur la liste républicaine opportuniste de la Mayenne, il échoua avec 30,981 voix sur 72,815 votants. Administrateur de la caisse d’épargne de Paris et Officier de la Légion d’honneur.

Il rentra définitivement dans la vie privée et mourut à Auteuil le 5 août 1900, à l’âge de 95 ans.

Sources : Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (A.Robert et G.Cougny)