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Seconde Guerre Mondiale - Etat Français - Militaires

BASSOMPIERRE SEWRIN Jean (1914-1948)

12eme division
dimanche 24 octobre 2010.
 

Militaire français nationaliste

Jean Bassompierre voit le jour le 23 octobre 1914 à Honfleur Calvados et mort fusillé le 20 avril 1948 au Fort de Montrouge, Hauts-de-Seine.

Militaire français et militant nationaliste.

Étudiant à la Faculté de Droit de Paris, militant à La Cagoule et au Parti populaire français, c’est à l’issue de son service militaire qu’il choisit le métier des armes en tant que sous-lieutenant.

Lieutenant au 74e bataillon d’alpins de forteresse au début de la Seconde Guerre mondiale, il commande l’avant-poste de Conchetas (ou du Conquet) du Secteur fortifié des Alpes-Maritimes (SFAM), situé à 1 776 m d’altitude, au-dessus du village de Saint-Martin-Vésubie.

Le 19 juin 1940 son poste intervient pour appuyer par le tir d’une de ses mitrailleuse le groupe de combat de La-Balme-de-la-Frema qui menaçait d’être pris par les Italiens. Comme il constate que la mitrailleuse est gênée dans son angle de tir par la forme du créneau, il ordonne, malgré le bombardement, de la mettre en position en dehors de la casemate ; cette action lui valut une citation. On présume que c’est à lui aussi que l’on doit l’explosion de l’avant-poste qu’il a fait exploser avec tous les explosifs et les 200 000 cartouches de mitrailleuses qu’il avait à sa disposition dans le fort, avant de se replier avec ses hommes sur Digne-les-Bains devant l’avance des troupes italiennes.

Bassompierre est à l’origine du Service d’Ordre Légionnaire(SOL) dont il a, avec Noël de Tissot et Jean Durandy, codifié le programme. Il est l’un des piliers du mouvement avec Joseph Darnand, Pierre Gallet et Marcel Gombert. L’amitié qui lie Bassompierre et Darnand a pour origine l’incarcération de ce dernier en 1938 et la visite du capitaine Bassompierre, ancien des Jeunesses Patriotes, à la prison de la Santé.

À la dissolution du SOL, Jean Bassompierre rejoint la LVF. Capitaine, il commande une compagnie du 1er bataillon (temporairement tout le 1er bataillon). Décoré de la Croix de Fer de deuxième classe, il est nommé en décembre 1943 chef d’état major d’Edgar Puaud. Dès février 1944, il est rappelé par Darnand pour réorganiser la Milice française dans la zone Nord, en tant qu’inspecteur général.

Le 14 juillet 1944, il réduit la mutinerie de la Prison de la Santé. Un mois plus tard, le 16 août, c’est avec la cohorte parisienne qu’il quitte le territoire français. Le 24 octobre 1944, Bassompierre préside la dernière manifestation officielle de la Milice, en organisant une prise d’armes dans un stade et en paradant avec les miliciens dans la ville d’Ulm en Allemagne. Puis, comme la majorité des franc-gardes (2 000 hommes), il intègre la Division Charlemagne en tant que SS-Hauptsturmführer (équivalent de capitaine).

Au cours de sa retraite poméranienne, le général Gustav Krukenberg réorganise la Charlemagne (33e Waffen-Grenadierdivision der SS, franz. Nr 1) en un régiment de réserve et deux régiments de marche. Le commandement du second échoit à Jean Bassompierre. Chargée de défendre la ville de Körlin (aujourd’hui en Pologne, Karlino), cette unité (II/RM) tente, le 6 mars 1945, le décrochage dans l’espoir de rejoindre Kolberg. Le bataillon (dont faisait partie Christian de la Mazière) se désintègre progressivement du fait du pilonnage incessant des mortiers soviétiques et du nombre de soldats en face en moyenne dix fois supérieur à ceux de la division Charlemagne, qui oblige Jean Bassompierre à se replier dans la plaine de Belgard. Le 17 mars, Jean Bassompierre, à bout de forces, se rend aux cavaliers polonais qui encerclent la ferme lui servant de refuge. Il est interné au camp de Choszczno (anciennement Arnswalde) puis rapatrié en France.

Afin de se soustraire à la justice, il s’évade et rejoint Naples. Pensant atteindre l’Amérique du Sud, il est arrêté le 28 octobre 1945 et incarcéré à la prison de la Santé pour y être inculpé, devant la Cour de Justice de la Seine. À aucun moment, Bassompierre ne tente d’atténuer ses responsabilités. Son rôle dans la répression de la mutinerie de la prison de la Santé lui vaut une condamnation à mort prononcée le 17 janvier 1948. Il est fusillé le 20 avril 1948.