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Compositeurs - Musiciens - Chanteurs

BOÏELDIEU François- Adrien (1775-1834)

11eme division (X, 21)
mercredi 30 novembre 2005.
 

Compositeur

François-Adrien Boïeldieu est né à Rouen le 6 décembre 1775. Son père est secrétaire à l’archevêché de la ville. C’est comme enfant de cœur à la cathédrale de Rouen qu’il approche le chant et le solfège sous la direction d’Urbain Cordonnier qui occupa le poste en 1783 après avoir été maître de chapelle à Coutances et à Evreux.

La révolution n’atténua en rien l’activité musicale du théâtre de Rouen, qui continua à produire et présenter des œuvres de jeunes auteurs tels que Nicolas Méhul. Boïeldieu suit les cours de piano d’orgue et d’harmonie avec l’organiste et compositeur Charles Broché. Au début de 1791, il devient organiste de l’église Saint-André à Rouen. Il commence à composer. Pendant la Terreur, Rouen est une des rares villes à conserver une activité musicale importante.

Plusieurs concerts sont organisés avec les célèbres violoniste Rode et le ténor Garat. En 1793, il compose son premier opéra comique, sur un livret écrit par son père, La Fille coupable. Cette œuvre est mise au programme du Théâtre des Arts de Rouen le 2 novembre 1793.

Il obtient un succès immédiat en 1795 avec Rosalie et Mirza. Pendant la Révolution, il part pour Paris et s’installe prudemment comme accordeur de pianos. En 1797, Boïeldieu propose à l’opéra comique, La Famille suisse et l’Heureuse nouvelle.

Il propose à la salle Favart, Zoraime et Zulmane en 1798, le succès est foudroyant. En 1800, il remporte un véritable triomphe avec Le Calife de bagdad. Il part pour Saint-Pétersbourg en 1804, afin d’occuper le poste de compositeur de la cour du Tsar Alexandre, jusqu’en 1810. Il y composa neuf opéras dont Aline, reine de Golconde (1804), et Les voitures versées (1808).

Il revient en France en 1811 et reconquit le public avec La Jeune femme en colère, Jean de Paris (1812), Le nouveau Seigneur du village (1813) et quelques autres. C’est en 1825 qu’il atteint son apogée avec son chef-d’œuvre, La Dame Blanche, qui fut reprise de nos jours salle Favart en 1997. C’est la première tentative d’introduction du fantastique dans l’opéra.

Boïeldieu devient professeur de composition au Conservatoire de Paris et en 1817, succède à Nicolas Méhul à l’Académie. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1820. Il compose Les Deux Nuits en 1829, cette œuvre est admirée par Wagner. Mais, le sort lui réserve des revers de santé, il perd peu à peu la parole et est sans doute atteint d’un cancer du larynx.

La Révolution de juillet et surtout la faillite de l’Opéra-comique ajoutent à ses malheurs. Pour lui éviter la misère, Adolphe Thiers lui assure une pension de l’état de six mille francs. Il décède à Varennes-Jarcy le 8 octobre 1834. Son monument au Père-Lachaise a été élevé par souscription nationale.

Crédit photos : Annie_photos (APPL 2008)