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ROUSSEL Louis abbé (1825-1897)

dimanche 24 octobre 2010.
 

Fondateur de l’oeuvre des orphelins d’Auteuil

Louis Roussel est né au sein d’une famille modeste le 5 décembre 1825, à Saint-Paterne, dans la Sarthe. Il est le dixième enfant. Son père exerce le métier de tisserand. M. Roussel, qui a un frère et un demi-frère prêtre, mourra en 1836. Joseph Roussel, curé de Neufchâtel-en Saosnois, prend en charge Louis et sa sœur Rosalie. Celle-ci deviendra la supérieure de la maison de Billancourt.

Louis est un enfant vif et intelligent. Son oncle décide de l’envoyer en apprentissage à Paris en 1844. Il entre chez M. Letaille, fondateur d’une petite maison d’imageries pieuses, place Saint-Sulpice. Homme profondément chrétien, M. Letaille est membre de la toute nouvelle conférence de Saint-Vincent-de-Paul, fondée par Frédéric Ozanam en 1833.

Fondation des Orphelins d’Auteuil

Humbles commencements tout pénétrés de foi et d’amour pour Louis Roussel, homme au grand cœur. Fils de paysans pauvres, issu d’une famille de 10 enfants et orphelin de père à 10 ans, il devient prêtre en 1854.

Puis, son apostolat l’appelle vers le monde ouvrier et la congrégation des Frères de Saint-Vincent-de-Paul.

En 1866, ému par l’enfance démunie, il recueille ses premiers enfants abandonnés dans une masure au 40, rue La Fontaine à Paris. L’Œuvre de la Première Communion, aujourd’hui Fondation d’Auteuil, vit là ses tout débuts.

L’abbé Roussel assure pendant trente ans une formidable tâche : loger, nourrir, apprendre à lire et à écrire, donner une formation chrétienne et surtout rénover l’apprentissage dans une époque troublée (1870) où la misère des jeunes était extrême.

Il crée ainsi des ateliers de cordonnerie, de fonderie, de menuiserie, de peinture, de jardinage et d’imprimerie et pour développer ce dernier, n’hésite pas à fonder La France Illustrée et L’Ami des Enfants qui, 50 années durant, furent diffusés en France et dans le monde.

De 1866 à 1895, l’abbé Roussel doit porter à bout de bras une œuvre fragile en proie à des difficultés de tous ordres.

Epuisé, il se retire et s’éteint le 11 janvier 1897