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Médecins - Chirurgiens - Hommes de l’Art

CABANIS Pierre Jean Georges (1757-1808)

Carditaphe
dimanche 24 octobre 2010.
 

Médecin français

Pierre Jean Georges Cabanis est un médecin, physiologiste et philosophe français, né au manoir de Salagnac, à Cosnac (Corrèze) le 5 juin 1757 et mort à Seraincourt le 5 mai 1808 (hameau de Rueil).

Cité généralement sous le nom de Cabanis, on le voit parfois nommé avec l’un de ses prénoms mais, curieusement, pas toujours le même.

Les ouvrages essentiels de Cabanis peuvent être classés en trois catégories : les uns à propos de l’histoire de la médecine ; d’autres sur l’organisation de l’enseignement médical et des hôpitaux ; d’autres enfin, et ce sont les plus importants, sur la philosophie de la médecine et particulièrement sur les rapports du physique et du moral, de la physiologie avec la psychologie.

Jean Baptiste Cabanis, père de Cabanis, était avocat, et s’occupait d’agriculture, d’économie rurale et d’astronomie. À dix ans, Cabanis fut envoyé au collège de Brive où il passa quatre années.

Envoyé à Paris pour achever ses études, il cultiva d’abord la poésie, se lia avec Roucher et entreprit une traduction d’Homère (traduction de l’Iliade, poésies etc.) mais il n’obtient qu’un succès d’estime dans les salons parisiens ; en 1773, il accompagna un seigneur polonais à Varsovie en qualité de secrétaire.

De 1773 à 1775, il voyagea en Allemagne et en Pologne. Pressé par son père de prendre un état, affecté par ce qu’il considère comme un échec littéraire, il choisit la médecine. Il consulte le médecin Dubreuil qui devina qu’il fallait prescrire au jeune homme des études positives et de longue haleine. Il lui conseilla la médecine et devint son maître. Cabanis avait trouvé sa voie et voua à Dubreuil une profonde reconnaissance.

Admis dans la société de Mme Helvétius à Auteuil, il y connut Turgot, d’Holbach, Condorcet et d’autres hommes marquants de l’époque. Il embrassa chaudement les principes de la Révolution, se lia étroitement avec Mirabeau et lui donna ses soins comme médecin dans la maladie qui l’emporta.

Le 14 mai 1796, Cabanis épousa Charlotte de Grouchy, sœur du maréchal de Grouchy et de la veuve de Condorcet. Professeur à l’École de Médecine de Paris. Il fut député aux Cinq-Cents ; il approuva le coup d’État du 18 brumaire et fut appelé Sénat conservateur lors de l’établissement du Premier Empire. L’Empereur le créa comte de l’Empire le 26 avril 1808.

À la réorganisation des écoles, il fut nommé professeur d’hygiène, puis de clinique à l’école de médecine, devint membre de l’Institut de France (Académie des Sciences morales et politiques) le 14 décembre 1795 et membre de l’Académie française (no 280) le 28 janvier 1803. Huit jours après sa mort, son corps fut transféré au Panthéon de Paris où son éloge fut prononcé par Garat entouré des députations de l’Institut, du Sénat et de l’École de médecine. Son cœur repose au cimetière d’Auteuil.

Cabanis était Commandeur de la Légion d’Honneur.