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E... comme épitaphe, ou l’histoire post mortem...

mercredi 20 octobre 2010.
 

E... comme épitaphe...

La mort aussi inspire parfois de bons mots, en voici quelques exemples :

A ROBESPIERRE

"Passant, ne pleure pas ma mort

Si je vivais tu serais mort !"

A COLBERT

Colbert, malgré ses grandes qualités et son honneteté en tant que ministre des finances du Roi Soleil, était trés mal aimé. Sa mort sucita cette chanson en forme d’épitaphe :

"Ci-gît l’auteur

de tous les impôts

Dont à présent,

La France abonde,

Ne priez point

pour son repos,

Puisqu’il l’ôtait

à tout le monde."

Au Cardinal de RICHELIEU

La mort de Richelieu n’attrista pas grand monde, il faut bien le dire. Témoins, cette épitaphe anonyme vengeresse et ces vers- prudents- de Corneille face à un choix... cornélien. Le cardinal, en effet, l’avait à la fois tourmenté lors de la parution du Cid et aidé en jouant les mécènes.

" Ci-gît un fameux cardinal

Qui fit plus de mal que de bien

Le bien qu’il fit,

il le fit mal,

Le mal qu’il fit, il le fit bien."

Ou bien encore :

"Qu’on parle mal ou bien du fameux cardinal

Ma prose ni mes vers n’en diront jamais rien

Il m’a fait trop de bien pour en dire du mal

Il m’a fait trop de mal pour en dire du bien."

Le mot pour rire...

Jacques DE LORENS pour son épouse...

"Ci-gît ma femme :

Oh ! qu’elle est bien,

Pour son repos

et pour le mien !"

Paul CLAUDEL

" La mort est une formalité désagréable,

Mais tous les candidats sont reçus."

CHAMFORT

"Apprendre à mourir ?

Pourquoi ? on y réussit trés bien la première fois."

WOODY ALLEN

"Ce n’est pas que j’aie peur de la mort,

mais je ne veux pas être là quand ça m’arrivera."

COLUCHE

"La mort de me fait pas peur,

mais j’aimerais mourir de mon vivant"