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Cimetière du BIGNON-MIRABEAU (45)

Article en construction
lundi 18 octobre 2010.
 

Le cimetière du Bignon-Mirabeau

Arthur O’CONNOR (1763 - 1852)

Général de division

Voit le jour le 4 juillet 1763, à Michelstown, près de Bandon, comté de Cork. (Irlande).

Fils du légitime mariage de Roger O’Connor, issu de la famille illustre de Conner Manch House, Ballineen, dans le comté de Cork ; ayant changé son nom en O’Connor, et de Anne Longfield (sœur de Lord Longueville).

Marié en 1807 à Louise-Sophie-Alexandrine Caritat de Condorcet. Du mariage de Condorcet avec Sophie de Grouchy naquit, au mois de mai 1790, une fille : Alexandre-Louise Sophie, qui fut appelée toute sa vie Elisa, prénom qu’elle n’avait pas reçu.( et nièce du maréchal de Grouchy).

"Elisa" épousa, en 1807, le général Arthur O’Connor, réfugié, ami de Cabanis, qui avait mis, en 1804, son épée au service de la France, croyant par là servir la liberté. Le général mourut en 1852 et Elisa en 1859.

Membre du parlement de Dublin (Irlande). Membre de l’association des Irlandais unis, il entre en relations avec le gouvernement français pour chasser l’Anglais et demander l’assistance armée pour obtenir l’indépendance de l’Irlande. Il est emprisonné par les Anglais, pendant six mois au Château de Dublin, libéré puis de nouveau arrêté par les Anglais, jugé et acquitté. Il est arrêté de nouveau, juste après son acquittement et fut tenu au secret à Fort George, en Écosse, jusqu’à juin 1802 (Conventions du traité d’Amiens) Cependant, il réussit à s’évader, fuit en France où Napoléon l’accueillit comme le représentant des Irlandais libres.

Etat des services : Général de division au service de la France, 24 février 1804, par lettres de service, signées par le général Berthier, ministre de la Guerre, sur décision spéciale de Napoléon. Mis en disponibilité en septembre 1805, après tout espoir de la matérialisation du projet d’invasion de l’Irlande eut disparu. Propose ses services à l’Empereur Napoléon 1er durant les Cent-Jours, afin de défendre l’indépendance de la France contre les Bourbons. Mis en non-activité, 1er mai 1814, après avoir reçu une lettre de reproche que lui a adressé Henry Clarke, duc de Feltre, d’avoir voulu aider « l’Usurpateur ». Admis à la retraite, 19 juin 1816.

Campagnes et actions d’éclat : 1804 à 1805 : Employé à l’armée des Côtes de l’Océan, au camp de Brest, du 24 février 1804 jusqu’à septembre 1805, à l’armée expéditionnaire destinés à l’invasion de l’Irlande.

Mention : En 1834, il prit ses dispositions pour liquider tous ses biens fonciers acquis en Irlande. Après son admission au traitement de retraite, il se consacre aux œuvres littéraires. Il a publié de nombreuses brochures sur la situation sociale et les sujets politiques. Il contribua à modifier les travaux de Condorcet, en 12 volumes (Paris, 1847-1849).

Ils ont été inhumés dans le parc du château familial de Bignon. Les époux O’Connor-Condorcet eurent cinq enfants ; un seul, Daniel, eut de la postérité : 2 fils, dont le général Arthur O’Connor qui se maria, en 1878, à Marguerite Elizabeth de Ganay. De cette union, naquirent deux filles : la première, Elizabeth, se maria à Alexandre de La Taulotte ; la seconde, Brigitte, au comte François de La Tour du Pin qui lui donna trois enfants : Philis, Aymar et Patrice.

Patrice de La Tour du Pin (1911-1975)

Poète du XXe siècle.

Issu d’une famille qui régna sur le Dauphiné du côté de son père et descendant de Condorcet par sa mère, il est né le 16 mars 1911 à Paris. Son père est tué à la bataille de la Marne dès le début de la Première Guerre mondiale. Il grandira élevé par sa mère et sa grand-mère, avec sa sœur et son frère aîné, entre Paris et Bignon-Mirabeau dans le Gâtinais.

Il fait ses études à Sainte-Croix de Neuilly-sur-Seine, puis à Janson, et entre à l’École libre des sciences politiques.

Il s’est fait particulièrement connaître à ce moment-là par la publication de Quête de joie à 19 ans. C’est Jules Supervielle, à qui il avait apporté son manuscrit, qui fit publier ce poème dans La Nouvelle Revue française.

La Quête de joie est publiée aux éditions de la Tortue en 1933. Puis paraissent aux éditions de Mirages dirigés par Armand Guibert L’Enfer (1935) et Le Lucernaire (1936). Il commença aussi à publier des poèmes qu’il rassemblera en la Somme de poésie : Le Don de la Passion en 1937 dans le Cahiers des poètes catholiques, les Psaumes en 1938 chez Gallimard, La Vie recluse en poésie en 1938 chez Plon, Les Anges en 1939 chez Monomotapa à Tunis...

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut fait prisonnier dès le 17 octobre 1939. Il resta en Allemagne trois ans. À son retour, il épousa sa cousine Anne de Bernis, et continua à publier la Somme de poésie.

Après la guerre, il vécut avec sa femme et ses quatre filles au Bignon. Il continue à travailler discrètement sur la Somme qui ne sera publié dans son entier en trois volumes qu’en 1981-1983. Il s’installe en 1963 à Paris où il publie le Petit Théâtre crépusculaire, le début du troisième tome de la Somme de poésie.

Il a joué aussi un grand rôle dans la rédaction d’une traduction de la Bible pour la liturgie catholique francophone, suite à la décision de Vatican II d’utiliser les langues vernaculaires pour la messe.

Il participera particulièrement à partir de 1964 à la rédaction des psaumes dans le cadre de la Commission liturgique de traduction. Il a aussi rédigé un grand nombre des premiers chants liturgiques postconciliaires pour la liturgie catholique en langue française.

Il publie encore en 1970 Une lutte pour la vie (pour lequel il reçoit le Grand Prix catholique de littérature) et en 1974 Psaume de tous les temps.

Il meurt à Paris le 28 octobre 1975.

Sources : L’Eclaireur du Gatinais - Wikipédia et divers.

Sépulture et biographie du Gal O’Connor