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Cimetière de MONTARGIS (45)

lundi 18 octobre 2010.
 

Le cimetière de MONTARGIS

Avec ses 6000 concessions, le cimetière de Montargis (Loiret) ressemble à bon nombre de lieux d’inhumations en France. Il possède malgré tout un cachet trés personnel.

Quelques chapelles, quelques monuments anciens, son carré militaire en font un lieu de recueillement bien ordonné et entretenu avec soin.

Situé sur un terrain assez pentu, il nous présente les sépultures de quelques personnages historiques, et bien sur, celles de quelques édiles et responsables locaux.

Devant l’entrée de la nécropole se trouve le jardin du Souvenir Français, première association en France pour la préservation des tombes militaires.

De même, une plaque rappelle la présence en ces lieux de tombes militaires du Commonwealth...

Notons aussi la présence de deux monuments aux Morts, le premier destiné à perpétrer le souvenir de ceux qui sont tombés pendant la première Guerre mondiale (1914-1918).

Le second est érigé à la mémoire de ceux reposant en terre d’Afrique et ceux tombés outre-mer ou n’ayant pas de sépultures connues...

Les carrés militaires (1914-1918 & 1939-1945)

D’une ordonnance sans appel, cette partie du cimetière nous restitue ce que fut l’hécatombe de la Grande Guerre.

Simples sépultures surmontées d’une croix blanche, seule une plaque nous indique que celui qui est couché là est tombé il y a bientôt un siècle pour notre liberté et notre avenir.

Le drapeau national flotte perpétuellement sur cette partie du cimetière, ce haut lieu de souvenir est entretenu méticuleusement.

Dans ce carré rreposent également d’anciens combattants d’origine musulmane. Leurs sépultures sont surmontées de stèles d’inspiration orientale. Les défunts sont couchés là, tournés vers l’objet de leur croyance...

Autres combattants venus d’ailleurs, reposant ici...

Ces trois denières sépultures renferment les restes d’indochinois ammenés en métropole pour aider, une fois la guerre finie, au déblaiement et au nettoyage des villes et villages de France en ruine... On leur donna aussi pour tâche, de retrouver et identifier les morts des deux camps encore présents dans et sur les champs de bataille de la Grande Guerre...

Le Réveil des Morts, par Roland Dorgelès (extraits)

« Rien n’eut raison de leur endurance. On rentrait à Craonne, on remuait la terre à Laffaux, Berry-au-Bac commençait à revivre, et à Sancy, où le mur le plus haut se dépassait de la tête, des hommes sortaient les morts des caves pour y dormir... »

La collection « Lettres de Picardie » n’avait pas encore évoqué la Grande Guerre, qui a tant marqué la région. C’est chose faite, et de façon magistrale, avec Le Réveil des morts de Roland Dorgelès. Lui-même d’origine picarde, l’auteur du légendaire Les Croix de bois a choisi l’un des champs de bataille les plus emblématiques de la grande boucherie de 14-18, le Chemin des Dames entre Laon et Soissons, pour évoquer un épisode peu connu de l’immédiat après guerre.

Le roman raconte en effet le retour à la vie de ces régions mortes : la guerre est à peine finie, les villages sont « aplatis », les champs truffés de munitions, de débris et de morts, que des escouades de travailleurs chinois et de prisonniers allemands déterrent, identifient, pour qu’ils reçoivent une vraie sépulture.

Les sinistrés, revenus dans leur chez-soi détruit, survivent, s’impatientent et luttent dans des maisons de tôle et de carton. La solidarité, le dévouement côtoient le chacun pour soi et l’âpreté au gain. Ce grand roman est à la fois un témoignage passionnant sur les années de reconstruction dans la Picardie dévastée, et un hommage poignant aux poilus, martyrs de 14-18 et frères d’armes de Dorgelès.

Personnalités inhumées

Pierre Paul MORIZOT (1794-1865)

Soldat de l’Empire

Médaille militaire de Sainte-Hélène (brevet délivré en 1857)

Voit le jour en 1794 à Montargis (Loiret) Marié à Jeanne Charlotte Guiot dont un fils Jacques Marie Jules Morizot, Receveur des Finances, chevalier de la Légion d’honneur.

Gendre du Général Baron Daumesnil, défenseur de Vincennes (1814-1815).

Décédé à Sceaux ou Sceaux en Gâtinais (Loiret), le 16 septembre 1865. Inhumé dans le cimetière de Montargis (Loiret)

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Alexandre Jacques Pierre PERIER (1774-1846)

Député du Loiret.

Maire de Montargis.

Voit le jour à Grenoble, le 25 décembre 1774, décédé à Montargis, le 14 décembre 1846.

Frère du ministre du Roi des français Louis-Philippe 1er, Casimir Périer.

Grand oncle du président de la République Jean Casimir Périer.

Marié à Thérèse Alexandrine Pascal, née à Grenoble, + à Montargis, le 4 octobre 1855, dont deux fils et une fille :

Charles César, né à Voiron (Isère) en 1805, + à Montargis, le 6 juillet 1817, César, né à Voiron, + à Paris, en 1862, sans alliance ; Augustine Bonne Clotilde, née à Voiron, le 20 août 1806, + Montargis, le 27 décembre 1832 ; mariée à Jacques César, comte Randon, maréchal de France, + à Genève, le 14 janvier 1871 (il se remaria, le 3 octobre 1849, à Constance Hedwige Zénaïde Suin), dont une fille, mariée au Général de Salignac-Fénelon.

Député de 1817 à 1824 et de 1827 à 1831, s’établit comme manufacturier à Montargis où il ne tarda pas à acquérir une grande situation.

Elu. le 20 septembre 1817, député du grand collège du Loiret, par 638 voix (726 votants, 1,520 inscrits), il fit aux ministres du roi une opposition silencieuse, et fut réélu, le 9 mai 1822, dans le 2e arrondissement électoral du Loiret (Gien), les élections du 25 février 1824 ne lui furent pas favorables ; il échoua avec 100 voix contre 179 à l’élu, M. Henry de Longuève.

Il reprit sa place au parlement le 17 novembre 1827, élu par 141 voix (257 votants, 297 inscrits), contre 113 au comte de l’Estrade, et fut également réélu, le 12 juillet 1830, par 192 voix (283 votants, 332 inscrits), contre 90 voix à M. de l’Estrade.

Nommé maire de Montargis le 23 juin 1819, membre et président du conseil général du Loiret, il inclina peu à peu vers la majorité ministérielle, vota les deux lois d’exception et la nouvelle loi électorale, et repoussa l’Adresse des 221. Il quitta la vie politique aux élections de 1831.

Sources : Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (A.Robert et G.Cougny)et divers.

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Paul BAUDIN (1878-1929)

Paul Baudin voit le jour en 1878 à Montargis.

Vice-président du Conseil général.

Maire de Montargis de 1919 à 1928.

Décédé en 1929.

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J.B. LOUVET de COUVRAY (1760-1797)

Jean-Baptiste Louvet, dit Louvet de Couvray, ou de Couvrai, voit le jour le 12 juin 1760, rue Saint-Denis, à Paris où il est mort le 25 août 1797.

Ecrivain et homme politique français.

Fils cadet de Louis Louvet, mercier papetier rue Saint-Denis, et de Marie-Louise Louvet, il suit des études au collège, avant de devenir, à 17 ans, secrétaire du minéralogiste Philippe-Frédéric de Dietrich, de l’Académie des sciences, puis commis chez le libraire Prault. Amoureux de Marguerite Denuelle qui a été mariée par ses parents à M. Cholet, joaillier au Palais-Royal, fin 1775, Louvet publie en 1787 une Année de la vie du chevalier de Faublas, première partie de son grand roman, les Amours du chevalier de Faublas, qui connaît un grand succès.

Suivent la publication en 1788 de Six semaines de la vie du chevalier de Faublas et en 1790 de la Fin des amours du chevalier de Faublas.

Cul de lampe de l’édition de 1889

Grâce à la petite fortune que lui rapporte les ventes de l’ouvrage, il s’installe en 1789 à Nemours, où Mme Cholet, qu’il nomme Lodoïska (en référence à l’une des héroïnes de son roman), le rejoint bientôt, après avoir abandonné son mari.

Malgré son engagement dans la Révolution, il continue à se consacrer à la littérature. En 1791, il publie un second roman, Émilie Varmont, ou le Divorce nécessaire et les amours du curé Sévin et tente une carrière théâtrale avec la Grande Revue des armées blanche et noire, l’Anobli conspirateur, l’Élection et l’audience du grand Lama Sispi (c’est-à-dire le pape Pie VI).

Par ailleurs, il participe au Journal des débats et des décrets. La même année, deux œuvres lyriques (Lodoïska de Cherubini, le 18 juillet, au théâtre Feydeau, et Lodoïska, ou les Tartares de Rodolphe Kreutzer, 1er août, salle Favart) sont tirées de son premier roman, les Amours du chevalier de Faublas.

Lorsque commence la Révolution, il s’enflamme. En octobre 1789, après la marche de manifestants parisiens sur Versailles et le retour de la famille royale à Paris, Mounier dénonce ce coup de force. Louvet lui répond dans Paris justifié, contre M. Mounier. Après la parution de cette brochure, membre de la section des Lombards, il entre au club des Jacobins. Le 25 décembre 1791, il se présente à la barre de l’Assemblée pour demander un décret d’arrestation contre les Princes et les émigrés ; sa pétition, qui connaît un succès immédiat, est décrétée d’impression.

Proche des Girondins, qui dominent à gauche de l’Assemblée législative, il fait, le 17 janvier 1792, aux Jacobins (où il est nommé au Comité de correspondance) un discours en faveur de la guerre et lance, en mars, la Sentinelle, un journal placardé sur les murs financé par le ministère de l’Intérieur. Pendant l’été 1792, il polémique contre La Fayette et la Cour.

Le 10 août 1792, il prend part à l’insurrection qui conduit à la chute de la royauté et justifie, dans son journal, des massacres de septembre. Élu le 8 septembre député par le département du Loiret, le 8e sur 9 avec 323 voix sur 350 votants, à la Convention nationale, marqué très tôt par d’anciennes convictions républicaines et l’athéisme, il s’aligne sur les positions de la Gironde et prononce, le 29 octobre, une attaque contre Robespierre (qu’il fait publier sous le titre À Maximilien Robespierre et à ses royalistes). Lors du procès de Louis XVI, il se prononce pour l’appel au peuple, contre la peine de mort et pour le sursis.

Le 15 avril 1793, les sections de Paris réclament sa mise en accusation. Après les journées du 31 mai et du 2 juin 1793, qui voient la mise en accusation des chefs de la Gironde, Louvet se rend à Caen, où il essaie en vain de dresser la Normandie contre la Convention. Rejoint par Lodoïska qui vient de se séparer légalement de son mari, grâce à l’instauration du divorce, il l’épouse, avant de passer en Bretagne puis en Gironde avec Guadet.

Ne trouvant aucun abri sûr, il rejoint Paris le 6 décembre 1793, où il se cache plusieurs mois. En février 1794, il passe en Suisse par le Jura et s’installe avec son épouse dans le hameau de Saint-Barthélemy, près d’Échallens, dans le canton de Vaud où, le 22 septembre, Lodoïska accouche d’un fils, Félix (1794-1845).

Après le 9-Thermidor, Louvet rédige une lettre à la Convention réclamant la fin de sa proscription, Appel des victimes du 31 mai, aux Parisiens du 9 Thermidor. De retour à Paris en octobre 1794, Louvet ouvre une librairie-imprimerie au Palais-Royal, devenu Palais-Égalité, en association avec la veuve Gorsas. Aussitôt, il publie un récit de sa proscription, Quelques notices pour l’histoire et le récit de mes périls depuis le 31 mai 1793. Grâce à l’intervention de Marie-Joseph Chénier, le 18 ventôse an III (8 mars 1795), un décret est voté, réintégrant les derniers Girondins encore proscrits à la Convention ; il fait sa rentrée le 28 ventôse. Fidèle à ses convictions, mais inquiet devant le retour des royalistes, avec la Terreur blanche, il combat à la fois le jacobinisme et la réaction thermidorienne, notamment dans la Sentinelle, qui reparaît comme journal en feuillets. Lors de l’insurrection du 1er prairial an III, il demande des mesures énergiques contre les manifestants, alors que la Convention est envahie, et rédige une proclamation aux citoyens les appelant à défendre l’assemblée, qu’il fait voter. Cette action lui vaut d’être chargé de prononcer l’oraison funèbre de Féraud. De même, il rompt avec Lanjuinais et Henry-Larivière, qui pactisent avec les meneurs de la réaction royaliste.

Lors de l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV, il vient au nom des comités donner à la Convention l’assurance qu’ils ne céderaient pas à la pression de la rue et se voit confier par ses collègues, comme au 1er prairial, la rédaction d’une proclamation au peuple français. Après les événements, il demande l’arrestation de Saladin et de Rovère, complices des émeutiers. Cette attitude en fait la cible de la jeunesse dorée, qui s’ameute contre lui à l’assemblée, dans les rues et jusque devant sa librairie du Palais-Royal, tandis que la presse adverse l’attaque en le traitant de « terroriste » ou de « buveur de sang ».

Le 23 avril 1795, il fait partie des onze membres de la commission chargée de réviser la constitution (qui aboutira à la décision de rédiger une nouvelle constitution). Il est élu à la présidence de la Convention du 19 juin au 4 juillet 1795, puis au comité de salut public, le 15 messidor an III (3 juillet 1795), et au comité chargé de rédiger la nouvelle constitution, le 3 juillet. À cette époque, il se lie d’amitié avec Benjamin Constant, qu’il engage à soutenir la politique de la Convention.

Après son adoption par la Convention et sa ratification par référendum, la constitution est proclamée le 23 septembre. Le 23 vendémiaire an IV (15 octobre 1795), Louvet se fait élire au Conseil des Cinq-Cents par 19 départements - il opte pour la Haute-Vienne. Au même moment, il est nommé à l’Institut national des sciences et des arts, nouvellement créé, dans la classe de grammaire.

Malade, Louvet fait partie du tiers du Conseil des Cinq-Cents exclu par tirage au sort la 1er prairial an V (20 mai 1797). Pris à partie par la jeunesse royaliste dans sa librairie, il déménage dans le faubourg Saint-Germain et installe sa librairie à l’hôtel de Sens (l’actuel Institut géographique national, 136-140 rue de Grenelle).

Nommé consul à Palerme par le Directoire, il meurt de tuberculose et d’épuisement avant de rejoindre son poste, à son domicile, rue de Grenelle, le 25 août 1797, à une heure du matin, à seulement 37 ans[. Son épouse tente de se suicider à l’opium. Le lendemain, Benjamin Constant publie un éloge dans la Sentinelle. Le 26 octobre, son ami Honoré Riouffe prononce un éloge funèbre au Cercle constitutionnel.

Frontispice et page de garde de l’édition de 1821

Lodoïska conserve le cercueil de plomb de son époux dans leur appartement. Le 29 germinal an VI (18 avril 1798), elle le fait inhumer dans le jardin du château de Chancy, dans la commune de Presnoy, près de Montargis, où elle va s’installer.

Elle meurt le 9 février 1827 dans l’incendie de sa chambre et est enterrée aux côtés de son époux. En 1845, à la mort de Félix Louvet, le château est vendu, et les corps de Louvet et de sa femme son transférés au cimetière de Montargis.

En 1795, Louvet publie, sous le titre de Quelques notices pour l’histoire et le récit de mes périls depuis le 31 mai 1793, une partie de ses Mémoires. Rédigées dans la clandestinité, dans ses diverses cachettes, ces Mémoires donnent une image vive des périls des Girondins en fuite.

Elles constituent un document important pour l’étude de la psychologie sous la Révolution, Louvet décrivant dans un style enlevé son état d’esprit et ses choix politiques. La première édition complète des Mémoires de Louvet de Couvrai, préfacée et annotée par Alphonse Aulard, a été publiée à Paris en 1889.

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Philippe François DURZY (1764-1851)

Capitaine, puis chef de bataillon sous le 1er Empire.

En 1814, il prit part à la résistance face aux cosaques :

François Philippe Durzy, chef de bataillon en retraite, écrit une lettre à son neveu d’Orléans, Marie Pierre Henri, Conseiller à la Cour d’Appel d’Orléans :

"....Nous n’avons pas fait d’expédition à Fontenay, mais une trentaine de braves gens de bonnes volontés, réunis aux garde-chasse et à quelques soldats ont été à Nargy de ce côté de la rivière, pour s’opposer au rétablissement du pont ; il y a eu des coups de fusils de tiré, mais je crois sans effet. Le détachement était commandé par M. Bazin...."

Bienfaiteur de la commune de Montargis.

Légua tous ses biens et sa fortune pour créer une école professionnelle pour jeunes filles, à vocation industrielle.

En 1867 : inauguration de la fondation et de l’école DURZY créées à titre posthume sur la volonté de Philippe-François DURZY (1764-1851) qui légua sa fortune à la ville de Montargis pour créer une école technique à vocation industrielle

L’école professionnelle DURZY est transférée le 5 Juin 1910 au 35 avenue Gaillardin à Montargis.

Le 5 juin 1956 l’école devient Collège Technique Nationalisé.

En 1961 Le collège est transformé en Lycée Technique.

Pendant un temps, son hôtel particulier fut la mairie de Montargis. Il abrite désormais les archives municipales et le musée consacré au peintre GIRODET, natif de Montargis.

Le peintre GIRODET - Le musée Girodet

La sépulture est régulièrement entretenue et trés fleurie...

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Louis POUGIN DE LA MAISONNEUVE (1798-1879)

Louis Maris Pougin de la Maisonneuve dit Ludovic, voit le jour le 14 janvier 1798 à Montargis. Décédé le 21 février 1879 à Montargis.

Ecuyer.

Juge de paix à Montargis

Fils de Jacques Marin POUGIN de La MAISONNEUVE (1774-1802) et de Marie-Françoise Antoinette de MASCLARY (1778-1805)

Epouse le 8 mai 1832, à Montargis (45), Cécile VIÉNOT de VAUBLANC (1808-1892).

Descendance : Caroline Marie POUGIN de La MAISONNEUVE (1833-1833), Cécile Charlotte Marie POUGIN de La MAISONNEUVE (1835-1838), Henri Marie POUGIN de La MAISONNEUVE (1836-1838), Charlotte POUGIN de La MAISONNEUVE (1839-1919), Fernand POUGIN de La MAISONNEUVE (1846-1898).

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Jean-Baptiste-Louis BAZIN (1773-1851)

Capitaine au 17è régiment de ligne Membre de la Légion d’honneur

Voit le jour et baptisé le 31 octobre 1773 à Montargis (Loiret) Fils du légitime mariage de Antoine Bazin, maître guètrier, et de Dorothée-Elisabeth Marlange.

Retraité et domicilié à Boynes (Loiret). Décédé le 27 février 1851.

Carrière militaire :

Entré au service comme volontaire au 17è régiment d’infanterie de ligne, en qualité de soldat, 8 septembre 1792.

Caporal, 6 germinal an II.

Sous-lieutenant, 14 pluviôse an VII.

Lieutenant, 23 fructidor an XII.

Capitaine à la 1ère compagnie 5è bataillon du 17è régiment d’infanterie de ligne par décret impérial du 8 mars 1807.

Réformé pour cause d’invalidité, 2 avril 1812.

Motif de la réforme : Certificat de l’officier de santé :

« Je soussigné, chirurgien aide-major attaché au 17è régiment d’infanterie de ligne, certifie que M. Bazin Jean-Baptiste Louis, âgé de 39 ans, natif de Montargis (Loiret), capitaine à la 1ère compagnie du 5è bataillon, est atteint d’une longue cicatrice adhérente à la partie supérieure et antérieure de la cuisse gauche par suite d’un coup de biscaïen, gène, irritation et atrophie de ce membre dans les divers mouvements, faiblesse générale par suite de cette grave blessure, usé par ses nombreuses campagnes et pénibles services. En conséquence, j’estime que le dénommé ci-dessus est dans le cas de la réforme ». Signé : Constant.

Campagnes : Ans II,III, IV, V, VI VII, VIII, IX, X, XI, XII, XIII : Armées de la République. An XIV : Grande Armée - Autriche.

1806, 1807 et 1808 : Grande Armée - Prusse et Pologne. 1809 : Autriche - Participe à la bataille de Wagram.

Actions d’éclat :
-  4 pluviose an VII : A l’attaque devant Naples est entré le premier dans la caserne de la Magdeleine défendue par 300 hommes, leur a fait poser les armes et s’est emparé de quatre drapeaux. Cette action l’a fait nommé sous-lieutenant par le général en chef Championnet.

26 floréal an XII : Au combat du de la flottille batave contre l’escadre anglaise devant Blackemberg, la canonnière qu’il montait était échouée, il obligea les hommes de l’équipage à rester sur le bâtiment à la dégager et à continuer le combat malgré l’officier de marine qui assurait que le bâtiment était perdu et qu’il fallait l’abandonner. Cette action l’a fait nommer membre de la Légion d’honneur.

Cet officier a déployé dans les circonstances les plus difficiles de la guerre, le courage qui électrisa les soldats et la fermeté de caractère qui lui fait surmonter tous les obstacles.

Blessures :
-  Coup de biscaïen à la cuisse gauche, à la bataille de Wagram, en Autriche, le 6 juillet 1809.

Décorations : Membre de la Légion d’honneur (Chevalier), par décret impérial du 14 brumaire an XIII (5 novembre 1804).