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Compositeurs - Musiciens - Chanteurs

AUBER Daniel François Esprit (1782-1871) (4)

4eme division (2e section, 1ere ligne, AB, 17)
mercredi 30 novembre 2005.
 

Compositeur

Esprit Auber est né à Caen le 29 janvier 1782. Il est le petit fils d’un peintre du Roi et fils d’un officier à la cour de Louis XVI (officier de vénerie) reconverti après la Révolution française dans le commerce des objets d’Arts, notamment les gravures sur cuivre. Il étudie le piano avec Ignaz Anton Franz Josef (1766-1839), et aussi le violon et le violoncelle. Il chante avec une voix de baryton.

Après la Paix d’Amiens signée avec l’Angleterre en 1802, sous l’influence de son père, il suit des études de commerce et d’anglais à Londres avec l’espoir d’élargir son commerce. La reprise des hostilités avec l’Angleterre met un terme à ses espoirs. Auber est de retour en France en 1804. Il compose sa première œuvre Julie en 1805, pour une société d’amateurs ayant pour centre la salle Doyen à Paris. C’est à cette occasion qu’il rencontre Ingres, les deux hommes entretiennent une amitié durable.

En 1806, il est admis comme compositeur à la Société Académique des Enfants d’Apollon, dans laquelle son père est également présent. Il compose alors des œuvres pour violoncelle au profit et sous le nom de son ami Michel Hurel de Lamare 1772-1823). Il suit pendant trois années des leçons privées de composition avec Cherubini. Il fréquente les salons du prince de Caraman Chimay à paris. Il accompagne des musiciens tels Rudolphe Kreutzer, Pierre Rode, Pierre Baillot de Salles, ou encore Pauline Duchambge.

En 1811 Auber joue au château de Chimay Julie avec un quatuor à cordes. Il y crée en 1812 Jean de Courvin. A Paris, il donne les opéras suivants : Le Séjour militaire (1813) et le Testament en 1819. Le succès n’est guère au rendez-vous. A partir de 1820, il entame une série de succès avec la Bergère Châtelaine, et en 1821, avec Emma, sur des livrets de Planard. C’est alors que commence une collaboration fructueuse et exclusive avec Eugène Scribe.

C’est en 1823 qu’il connaît son plus grand succès avec Le Maçon. Il est fait chevalier de la Légion d’Honneur la même année. On retient de nos jours l’Opéra La Muette de Portici créé à l’Opéra de Paris en février 1828, sur un livret de Delavigne retravaillé par Scribe. Il est nommé directeur du conservatoire en 1842. En 1857, il est nommé par Napoléon III à la direction de l’orchestre impérial. Sa dernière œuvre, Rêves d’amour sera son dernier opéra en 1869.

Auber est décédé le 13 mai 1871 à Paris.

La Muette di portici - François Esprit Auber - Ouverture