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Le cimetière le BOIS de VAUX - Lausanne (Suisse)

lundi 20 septembre 2010.
 

Grand voyageur devant l’Eternel, Thierry Le Roi nous fait profiter de sa visite du cimetière du BOIS-de-VAUX, l’un des plus beaux, peut-être, au monde...

En quelques photos, l’imagerie s’impose à nous avec ses lumières et ses ombres...

Découvrez ou redécouvrez l’univers magique de ce jardin du souvenir...

Le cimetière Le BOIS de VAUX - Lausanne

Ce trés beau lieu de recueillement est sans doute l’un des plus beaux hommages rendus aux défunts. D’une rectitude parfaite, c’est presque plus un jardin qu’un lieu d’inhumation.

Avec sa longue allée centrale bordée d’une double rangée de tilleuls, ses massifs fleuris, ses bassins où dansent des nénuphars et ses bancs pour admirer la vue, le Bois-de-Vaux est l’un des rares cimetières de sa capacité (26’000 emplacements) disposant d’un tel charme.

Ici repose Coco Chanel, sous un parterre de fleurs toujours blanches. Non loin se trouvent aussi le lexicologue Paul Robert, père du dictionnaire « Petit Robert », Pierre de Coubertin, rénovateur des Jeux Olympiques, Victor Desarzens, fondateur de l’Orcheste de Chambre de Lausanne, et de nombreuses autres personnalités.

Ce cimetière est séparé des quartiers environnants par une importante ceinture de verdure et se distingue notamment par ses alignements d’arbres réguliers et ses 40 kilomètres de haies parfaitement taillées.

C’est en 1916, alors que la ville compte 68 000 habitants, que la Municipalité décide de remplacer ses cimetières de quartier (Sallaz, Pontaise, etc.) par un seul cimetière, apte à assumer les besoins funéraires des citoyens pour plusieurs décennies.

Dans cette perspective, la Ville acquiert la propriété Dusserre en Bois-de-Vaux d’une superficie de 177 291 m2 qui se situe non loin des vestiges romains de Vidy, en dehors de la ville.

Le projet « Atropos » de l’architecte Alphonse Laverrière est primé au concours d’architecture ouvert pour l’aménagement de cette vaste surface. L’architecte conduit toute l’évolution du cimetière dès ses premiers aménagements en 1922 (dont le concours d’architecture en 1919), jusqu’en 1951.

Son projet qui s’inspire de l’ordonnancement du cimetière du Père-Lachaise, créé en 1804 à Paris, est très représentatif des courants de réflexion qui se font jour à la fin de la première guerre mondiale.

A la conception italienne classique, succède une conception, venue des Etats-Unis comme d’Europe du nord, tendant à faire de cette dernière demeure collective un parc d’agrément où trouvent place des tombes. Persuadé que la crémation a de l’avenir, Laverrière aménage aussi des niches cinéraires dans les murs de soutènement des différents étages du parc..

Les pins noirs qui accompagnaient autrefois l’alignement de platanes de la ceinture extérieure du cimetière ont été abattus dans les années 1998-99, car ils étaient malades et concurrençaient fortement les platanes.

Ils ont été remplacés par des arbustes indigènes, de taille plus petite, afin d’éviter cette concurrence indésirable et contribuer à une valorisation écologique des lieux.

Ces arbustes constituent notamment des espaces vitaux pour les nombreux oiseaux présents dans le cimetière.

De nombreuses tombes sont plantées de cotonéasters rampants. Or, compte tenu de leur sensibilité au « feu bactérien », ils seront progressivement remplacés par d’autres plantes tapissantes.

Beaucoup de surfaces résiduelles sont plantées d’arbustes mixtes qui n’existaient pas lors de la construction du cimetière et nuisent à la sobriété et à la clarté de son aménagement. Ces plantations seront fortement réduites et remplacées par une végétation basse, voire du gazon ou de la prairie, ceci afin de retrouver l’esthétique initiale du Bois-de-Vaux.

Le cimetière du Bois-de-Vaux figure à l’Inventaire des Monuments naturels et des Sites et peut être considéré comme l’un des plus beaux cimetières de Suisse.

Les personnalités inhumées dans le cimetière

Alphonse LAVERRIERE (1872-1954)

Architecte, a vu le jour à Carouge (GB) formé à l’école nationale des Beaux Arts de Paris.

Il s’installe à Lausanne en 1901. Il gagne de nombreux concours et sa carrière connait un essor régional trés important.

Un grand nombre de bâtiments font patie de ses réalisations dans la ville de Lausanne. Son plus grand chef-d’oeuvre est sans aucun doute le cimetière du Bois-de-Vaux. Il suit sa réalisation de trés près par étapes, de 1922 à 1950.

Il décède en 1954, et repose dans le cimetière qu’il a créé, section M1.

Gabrielle CHANEL dite COCO (1883-1971)

Gabrielle Bonheur Chanel dite Coco Chanel née le 19 août 1883 à Saumur et morte le 10 janvier 1971, à Paris, est une créatrice, modiste et styliste française célèbre pour ses créations de haute couture et de parfum. Elle est à l’origine de la maison de haute couture Chanel, « symbole de l’élégance française ».

La mère de Coco Chanel meurt à trente-trois ans à peine, épuisée par des grossesses successives et par le travail qu’elle effectue sur les marchés, dans le froid. La jeune fille n’a alors que douze ans. Son père l’abandonne pour aller faire fortune en Amérique et elle se retrouve ainsi seule avec ses deux sœurs, Julie, treize ans, et Antoinette, huit ans, dans un orphelinat à Aubazine en Corrèze. Ses deux frères sont, quant à eux, placés à l’âge de dix et six ans dans une ferme comme garçons à tout faire.

À l’âge de dix-huit ans, Gabrielle est confiée aux dames chanoinesses de Moulins, qui lui apprennent le pointilleux métier de couseuse. Elle y retrouve sa cousine Adrienne, qui avait le même âge et, surtout, la même ambition de s’en sortir. En 1903, habile à manier le fil et l’aiguille, elle est placée en qualité de couseuse dans une maison spécialisée en trousseaux et layettes.

Vers 1907-1908, très courtisée, Gabrielle, qui ne compte pas partager le sort anonyme des « cousettes », est prête à prendre des risques. Lors d’un voyage à Vichy, chez son oncle, en quête d’un avenir dont elle refuse qu’il se limite à broder sur des draps de coton, elle se met à poser sur la scène du Beuglant de la Rotonde, un café-concert où elle fait ses premières apparitions, silencieuses. Bientôt, elle ose pousser la chansonnette et se met à rêver de music-hall. Âgée de vingt-quatre ans, elle se produit en spectacle devant les officiers qui la surnomment « Coco », parce qu’elle a pour habitude de chanter Qui qu’a vu Coco dans l’Trocadéro ? (paroles de Baumaine et Blondelet, musique de Deransart). Ce surnom ne la quittera plus.

Admirée par une horde de jeunes garçons fortunés ou titrés, sa jolie silhouette séduit Étienne Balsan, un homme du monde, riche gentleman qui vient de rendre ses galons d’officier pour se consacrer à l’élevage de chevaux et aux courses. Il lui fait découvrir la vie de son château, le domaine de Royallieu près de Compiègne resté malheureusement célèbre pour son histoire pendant la Seconde Guerre mondiale.

Heureusement, les fréquentations de Balsan lui font rencontrer son premier amour, l’anglais Arthur Capel, surnommé « Boy ». On le dit fils naturel du banquier Pereire. Boy est un riche homme d’affaires qui a fait fortune dans les frets charbonniers.

En 1909, sur les conseils de Boy Capel, son artisanat débute Boulevard Malesherbes, dans la garçonnière parisienne de son protecteur Étienne Balsan. Les chapeaux qu’elle propose à ses clientes ne sont que des déclinaisons de ceux qu’elle fabrique pour elle-même et qui, au château de Royallieu, près de Compiègne, ont séduit ses amies, des demi-mondaines qui fréquentaient le lieu. Balsan ne croit pas à un succès commercial.

Devenue la compagne de Boy Capel, Coco Chanel développe ses activités avec l’aide de ce dernier. En 1910, son amant britannique lui prête les fonds nécessaires à l’achat d’une patente et à l’ouverture d’un salon de modiste au 21 rue Cambon à Paris, sous le nom de « CHANEL MODES ». À l’été 1913, alors que le couple séjourne à Deauville, Boy Capel loue une boutique entre le casino et l’Hôtel Normandy. Comme à Paris, elle est modiste mais l’enseigne est changée en mentionnant son nom complet : « GABRIELLE CHANEL » ; la boutique ne désemplit pas. En 1915, à Biarritz, elle ouvre sa troisième boutique et première vraie maison de couture.

Dès 1915, l’étoffe manquant, elle taille des robes de sport dans le jersey des sweaters de lads, ces tricots de corps pour les soldats, qu’elle a depuis longtemps adoptés.

En 1918, immédiatement après la guerre, elle commence à édifier peu à peu l’une des maisons de couture les plus importantes de l’époque, elle emploie plus de 300 ouvrières, et rembourse enfin Boy Capel refusant à jamais le statut de femme entretenue.

Dès 1921 à Paris, à côté de la luxueuse Place Vendôme, Coco Chanel annexe en quelques années les numéros 27, 29 et enfin 31 de la rue Cambon. Une adresse mythique où se trouve aujourd’hui encore la célèbre maison de couture qui porte son nom.

Elle est l’une des premières à lancer la mode des cheveux courts, elle s’oppose résolument à la sophistication prônée par Paul Poiret (qui accusait Chanel de transformer les femmes en « petites télégraphistes sous-alimentées ») (D’après la télésuite « Coco Chanel », elle aurait répliqué en disant qu’elle ne voulait pas de femmes ayant l’air d’« esclaves échappées de leur harem » en se référant à la mode orientaliste de l’époque).

En 1926, la célèbre petite robe noire (couleur jusqu’alors exclusivement réservée au deuil), fourreau droit sans col à manches 3/4, tube noir en crêpe de Chine, correspondent parfaitement à la mode « garçonne » effaçant les formes du corps féminin. Maintes fois copiée, cette « Ford signée Chanel » faisant référence à la populaire voiture américaine, ainsi que devait la qualifier le magazine Vogue, ne tardera pas à devenir un classique de la garde-robe féminine des années 1920 et 30.

Elle repose dans la section 9.

Eugène VIOLLET-LE-DUC (1814-1879)

Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc, voit le jour le 27 janvier 1814 à Paris et mort le 17 septembre 1879 à Lausanne.

Architecte français, connu auprès du grand public pour ses restaurations de constructions médiévales. On lui doit aussi d’avoir posé les bases de l’architecture moderne, par ses écrits théoriques marqués par le rationalisme (Entretiens sur l’architecture, 1863), et d’avoir directement inspiré plusieurs acteurs majeurs du mouvement Art nouveau : Eugène Grasset, Hector Guimard, Victor Horta, Antoni Gaudí, Hendrik Petrus Berlage, etc.

Né le 27 janvier 1814 à Paris, Eugène est le fils d’Emmanuel Viollet-le-Duc, conservateur des résidences royales à l’intendance générale de la liste civile. Du fait de cette fonction, toute la famille loge au Palais des Tuileries. Ses amis d’adolescence furent les écrivains Charles-Augustin Sainte-Beuve et Prosper Mérimée.

Le 3 mai 1834, il épouse Élisabeth Tempier avec qui il aura peu de temps après un fils, qu’ils nommeront également Eugène.

Le 12 mars 1836, Eugène Viollet-le-Duc part faire un voyage de 18 mois en Italie

Parallèlement, au début des années 1830, un mouvement de restauration du patrimoine médiéval apparut en France. Prosper Mérimée devenu inspecteur général des Monuments historiques, demanda à Viollet-le-Duc, l’architecte - il avait boudé les Beaux-Arts - de retour de son voyage d’études en Italie, de restaurer la basilique de Vézelay en 1840.

Ce travail marqua le commencement d’une longue série de restaurations, dont les plus connues sont la cité de Carcassonne, la cathédrale Notre-Dame de Paris en 1843 avec Jean-Baptiste-Antoine Lassus. Viollet-le-Duc doit beaucoup à cet architecte et historien de l’architecture et des arts décoratifs du Moyen Âge dont l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville est l’oeuvre la plus achevée. Viollet-le-Duc travaillera aussi sur les châteaux de Roquetaillade, de Coucy et de Pierrefonds.

Il repose dans la section 18.

Pierre DUDAN (1916-1984)

Pierre Dudan voit le jour le 1er février 1916. Décédé le 4 février 1984).

Auteur, compositeur, interprète, écrivain et acteur suisse. Il a obtenu en 1977 le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros pour son disque "Ballades de tous les temps".

Il naît à Moscou le 1er février 1916 d’une mère russe, Hélène Charmonoff, et d’un père suisse, Camille Dudan. A moins de 20 mois quand la révolution bolchévique éclate, ses parents fuient vers la Suisse où il fait des études latin-grec puis l’Université de Lausanne avec une licence ès-lettres.

A l’âge de 16 ans, il crée le premier Hot-Club lausannois et chante au Cabaret du Bonnet d’Ane, puis il monte à Paris en 1936 et fait ses débuts comme pianiste de bar au Bœuf sur le Toit et au Lapin agile. Sa chanson et premier succès Parti sans laisser d’adresse est chanté par Lucienne Boyer. La guerre le ramène en Suisse et il se fait connaître avec sa chanson Le café au lit au lait en 1940.

Après la guerre, il revient à Paris et après dix ans de succès, il effectue des tournées de cabaret dans le monde entier. En 1960, en partie ruiné, il part vivre au Canada dont il prend la nationalité en 1965, tout en gardant la nationalité Suisse. Très malade, il revient en Suisse et le 18 avril 1969, il a une attaque.

En 1977, il reçoit le Grand prix international "In Honorem" du disque de l’Académie Charles-Cros[5] et la même année, il reçoit le Premier Prix de la chanson poétique de l’Académie de Montmartre pour l’ensemble de son œuvre .

Pendant sa carrière, il écrit 1700 chansons, dont plusieurs d’entre elles deviennent des succès, à savoir, "Mélancolie", "Ciel de Paris", "Café au lait au lit", à laquelle Maurice Chevalier, à qui il l’avait proposée, prédisait un flop en tant que « tyrolienne olé olé », et "Clopin-clopant", sur une musique de Bruno Coquatrix, qui fut reprise par de nombreux autres chanteurs : Barbra Streisand, Frank Sinatra, Juliette Greco, etc.

Il tourne également 37 films et séries TV dont la série canadienne D’Iberville. L’un de ces films sort sous deux noms différents : Dans l’eau qui fait des bulles et Le garde-champêtre mène l’enquête. Comme écrivain, il publie une trentaine d’ouvrages, dont une autobiographie titrée Trous de mémoire.

Au théâtre, il a créé "Marée d’automne de Daphné Du Maurier. Il a tenu le rôle du Major Thompson dans la pièce de P. Daninos. Il est le premier créateur sur scène et dans le monde du personnage de OIN OIN, le marius helvétique qui vient des montagnes neuchâteloises.

Il meurt le 4 février 1984 à Épalinges (banlieue de Lausanne) et repose au cimetière du Bois-de-Vaux à Lausanne.

Une voyante ayant prédit un accident d’avion à Pierre Dudan, et la presse s’en étant fait l’écho, presque tous les passagers de son vol suivant pour les États-Unis reportèrent leur réservation, et Dudan voyagea quasi seul avec le personnel navigant, se partageant avec les hôtesses les bouteilles de champagne qui étaient de rigueur à l’époque. Cette anecdote est relatée dans Trous de mémoire.

Pierre de COUBERTIN (1863-1937)

Pierre de Frédy, baron de Coubertin voit le jour le 1er janvier 1863 à Paris, décédé 2 septembre 1937 à Genève.

Historien et pédagogue français qui ressuscita les Jeux olympiques à l’ère moderne.

Né à Paris au 20 de la rue Oudinot, dans une famille aristocratique. Ses parents sont Charles-Louis de Frédy de Coubertin et Marie-Marcelle Gigault de Crisenoy, héritière du château de Mirville (Seine-Maritime) en Normandie où Pierre passe son enfance.

Son grand-père est Bonaventure Julien, baron de Coubertin (1788-1871), haut fonctionnaire de Napoléon Ier à Brême et Oldenbourg en Allemagne du Nord, haut officier militaire dans l’armée de Louis XVIII, premier baron de Coubertin en 1821 et ensuite maire de Saint-Rémy-lès-Chevreuse jusqu’à sa mort en 1871.

Pierre écarte rapidement les carrières militaire et politique. « Colonialiste fanatique », selon ses propres mots, il accorde une grande place à l’honneur patriotique et au nationalisme. Bercé des souvenirs de l’après-défaite de 1870, il s’engage pour un renouveau de la nation française. Il suit des études au collège de la rue de Madrid où il prépare son entrée à Saint-Cyr. La carrière militaire ne le tente finalement pas et il s’inscrit à Sciences Po.

Républicain convaincu, il se détourne de la politique en raison de la domination des partis et de leurs idéologies. Il a alors 24 ans et décide de se consacrer à l’amélioration du système éducatif français en s’inspirant des exemples britannique et américain, particulièrement des travaux du Britannique Thomas Arnold concernant le sport scolaire.

Il débute sa campagne de promotion de sport scolaire en 1887 en signant livres et articles. Sur l’ensemble de sa vie, Coubertin laisse plus de 60 000 pages. Il organise des conférences, crée des comités de soutien au sport et sollicite l’aide de toutes les bonnes volontés, l’abbé Didon au premier chef. Les deux hommes se rencontrent pour la première fois le 2 janvier 1891.

Lors de l’Exposition Universelle de 1889 à Paris, il organise des compétitions sportives. Frantz Reichel s’impose lors de ces épreuves combinées. Coubertin signe ensuite son œuvre écrite la plus importante : L’Histoire universelle. Il prône l’éducation et le sport pour tous.

Pour promouvoir l’athlétisme, son idée est alors de créer une grande compétition internationale qui verrait s’opposer les meilleurs athlètes du monde civilisé. Inspiré par l’intérêt grandissant que suscite l’olympisme antique à la lumière des découvertes archéologiques d’Olympie, il décide de rénover les Jeux olympiques. Il annonce son projet le 25 novembre 1892 (année où il arbitre la première finale du championnat de France de rugby entre deux clubs parisiens) dans l’amphithéâtre de la Sorbonne et crée le Comité International Olympique le 23 juin 1894, à Paris lors du premier congrès olympique. En 1896, les premiers Jeux olympiques rénovés ont symboliquement lieu à Athènes, et la fréquence quadriennale est établie.

Les femmes, absentes des premiers Jeux de 1896 (Coubertin conseillait la gymnastique aux femmes dans une optique de santé, la compétition et les muscles ne leur correspondant pas, à ses yeux), elles font leur entrée lors des deuxièmes, à Paris, en 1900 (16 participantes), leur nombre ne cessera de croître par la suite malgré l’opposition du baron.

Président du CIO depuis 1896, Coubertin s’en éloigne en démissionnant de son poste en 1925. C’est aigri qu’il constate que ses successeurs ne le mettent pas au courant de ce qui se passe, alors que les Jeux sont son œuvre.

Ruiné, avec un enfant handicapé, il s’implique dans l’organisation des Jeux de 1936 de Berlin, qui avaient été prévus avant l’arrivée au pouvoir d’Hitler. Le baron de Coubertin est malgré tout amer devant la récupération politique trop omniprésente. Il meurt à Genève l’année suivante, victime d’une crise cardiaque. Il est enterré à Lausanne mais son cœur est inhumé séparément dans un monument près du sanctuaire d’Olympie.

Il repose dans la section 9.

Paul ROBERT (1910-1980)

Paul Charles Jules Robert, voit le jour le 19 octobre 1910 à Orléansville (ancien département d’Alger), actuel Chlef (Algérie), il est mort le 11 août 1980 à Mougins (Alpes-Maritimes).

Lexicographe et éditeur français.

Ayant d’abord mené des études de droit (il fut reçu avocat au barreau d’Alger) puis d’économie politique, il s’orienta en 1945 vers la lexicographie.

Il entreprend la rédaction d’un Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française, publié de 1953 à 1964 en 6 volumes et 1 supplément, mais que l’Académie française choisit de primer dès le 15 juin 1950 (Prix Saintour) sur présentation d’un premier fascicule.

Il fonda à cette fin sa propre maison d’édition en 1951 et réunit autour de lui une équipe de collaborateurs, parmi lesquels Roger-Georges Morvan, Alain Rey, Josette Rey-Debove et Henri Cottez.

Son dictionnaire fait désormais l’objet d’éditions de formats différents, toutes sous-titrées Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française :

Grand Robert de la langue française (1964), en 6 volumes et 1 supplément (1971) Le Petit Robert 1 (1967), condensé du précédent Par ailleurs, la même équipe a édité :

le Robert méthodique (Dictionnaire méthodique du français actuel) le Micro-Robert (Dictionnaire du français primordial) (1971) le Grand Robert des noms propres (Dictionnaire universel des noms propres) (1968-1974), en 5 volumes le Petit Robert 2 (Dictionnaire des noms propres) (1974), condensé du précédent. À noter une innovation de taille dans l’édition 2005 : l’apparition de 10 000 références étymologiques, qui semble être une première dans un dictionnaire de noms propres en langue française le Dictionnaire universel de la peinture, en 6 volumes plusieurs dictionnaires bilingues divers dictionnaires thématiques réédition anastatique du Dictionnaire universel... d’Antoine Furetière (1690), en 3 volumes.

Il repose dans la section 9.

Victor DESARZENS (1908-1986)

Victor Desarzens est un chef d’orchestre suisse, né le 27 octobre 1908 à Château-d’Œx (dans le canton de Vaud) et décédé le 13 février 1986 à Villette (Lavaux) (dans le canton de Vaud)

Après des études classiques et musicales à Yverdon-les-Bains et à Lausanne, il entre comme violoniste à l’Orchestre de la Suisse romande, puis pratique la musique de chambre. Il fonde un petit ensemble qui devient, en 1942, l’Orchestre de chambre de Lausanne (OCL). Il le dirige jusqu’en 1973.

En 1950, il devient parallèlement directeur du Musikkollegium de Winterthour, poste qu’il occupe jusqu’en 1975. Il fait de nombreuses tournées à l’étranger en compagnie de l’OCL, qui devient un ensemble réputé pour le répertoire baroque et la musique contemporaine.

Il est, avec Ernest Ansermet l’un des pionniers de l’épanouissement de la vie musicale en Suisse romande.

Distinctions :

Docteur honoris causa de l’Université de Lausanne Prix de la Ville de Lausanne Prix des arts de la ville de Winterthour

Louis REARD (1897-1984)

Louis Réard voit le jour en 1897. Décédé à Lausanne le 16 Septembre 1984.

Ingénieur automobile français qui a inventé le bikini en 1946.

Bien que Réard soit ingénieur, il suppervisait la boutique de chaussures de sa mère prés des Folies Bergères à Paris en 1946.

Louis Réard et Jacques Heim, son concepteur rival, étaient en concurrence pour produire monde le plus petit maillot de bain .

Jacques Heim a développé son maillot de bain et l’a appelé « atome » et annoncé comme "plus petit maillot de bain du monde."

En 1946, Réard a présenté le bikini. Son maillot de bain était essentiellement une brassière et deux triangles inversés de tissu reliés par des cordes et il a été nettement plus petit. Réalisé à partir de de 30 pouces peu de tissu, il a promu sa création en tant que "plus petit costume du monde de bain" Il a appelé sa création, le bikini, nommé d’après le atoll de Bikini. L’idée lui vint quand il a vu les femmes retroussant leurs vêtements de plage pour mieux bronzer.

Louis Réard ne pouvait pas trouver un modèle qui oserait porter son vêtement. Il a fini par embaucher Micheline Bernardini , une danseuse nue du Casino de Paris comme modèle. Ce bikini, a été « officiellement » présenté le 5 Juillet 1946 lors d’un événement de mode à Piscine Molitor , une piscine publique populaire à Paris.

Louis Réard a déménagé avec sa femme à Lausanne en 1980. Il mourut en 1984 à l’âge de 87 ans.

Un document interressant sur le cimetière du Bois-de-Vaux et divers, thèse proposant un regard détaillé sur le nécrotourisme, entre autres...

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Bibliographie et sources : « Le Cimetière du Bois-de-Vaux 1919-1954 et le Jardin Botanique de Montriond, Lausanne » Pierre-A.Frey (Collection Guides des monuments suisses publiés par la Société d’Histoire de l’Art en Suisse).

Sources : Site officiel de la Ville de Lausanne, Wikipédia, divers APPL.

Crédits photos : APPL_T. Le Roi (2010).