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Réalisateurs - Acteurs - Arts de l’écran

CORNEAU Alain (1943-2010)

45eme division (1ere ligne)
lundi 20 septembre 2010.
 

Cinéaste et réalisateur français

Alain Corneau, voit le jour le 7 août 1943 à Meung-sur-Loire (Loiret) et mort dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 août 2010 à Paris.

Réalisateur français de cinéma.

De formation musicale, il prévoit d’abord une carrière dans le jazz, mais il se ravise et fait des études de cinéma à l’IDHEC (aujourd’hui devenue La Fémis). Fasciné par le cinéma américain, il illustre néanmoins, en carrière, un éventail de genres assez vaste, allant de la grande fresque épique de Fort Saganne à la psychologie intimiste des Mots bleus, où la fréquente confrontation à l’autre ou à un pays différent illustrent toujours une quête d’identité et de soi.

Son début de carrière est marqué par le genre policier, mariant une construction et une noirceur souvent considérées comme des hommages au film noir américain, mais en y creusant les psychologies. Après trois succès commerciaux estimables, il réalise un film coup-de-poing, Série noire, grâce à une direction d’acteur (Patrick Dewaere, Marie Trintignant, Myriam Boyer, Bernard Blier), qui laisse sa marque dans le cinéma français.

Il adapte ensuite un roman historique de Louis Gardel : Fort Saganne, et réalise ce qui est à l’époque le film le plus cher du cinéma français, avec Gérard Depardieu et Catherine Deneuve, et un sens épique et de la durée, malgré des conditions de tournage difficiles dans le désert mauritanien.

Il change radicalement d’atmosphère, de lieu et d’envergure pour adapter le Nocturne indien d’Antonio Tabucchi : l’Inde, une équipe et un budget légers, un traitement intimiste lui permettent de se consacrer complètement à un thème déjà en filigrane dans ses films précédents : le flou autour de l’identité et les quêtes jamais bénignes pour y échapper et se trouver enfin.

Avec le film d’époque Tous les matins du monde, d’après un roman de Pascal Quignard, dont la musique est le premier personnage, il rencontre un succès public et critique inattendu, sur un sujet quelque peu austère (l’histoire d’un violiste au XVIIe siècle) traité sans emphase, avec un Jean-Pierre Marielle au sommet de son art. Alain Corneau reçoit pour ce film le César du meilleur film et celui du meilleur réalisateur.

Il effectue une nouvelle plongée dans un monde étranger, japonais cette fois, avec son adaptation de Stupeur et tremblements de l’écrivaine belge Amélie Nothomb, dont l’héroïne semble montrer une identité plus mûre et un meilleur recul sur son environnement que les héros de ses premiers films.

En 2004, l’ensemble de son œuvre cinématographique est distinguée par le Prix René Clair.

En 2006, Grégory Marouzé consacre à Alain Corneau un documentaire, Alain Corneau, du noir au bleu, qui retrace le parcours du cinéaste, aborde sa mise en scène, ses influences et ses thèmes fondateurs.

En 2010, il se voit décerner un Prix Henri-Langlois pour l’exemplarité de ses choix et de son parcours cinématographique qui a su mêler avec subtilité des films de genres très divers, où la quête initiatique du ou des héros est toujours empreinte d’une grande spiritualité mêlée d’humilité et de générosité envers l’autre.

Il meurt des suites d’une longue maladie, dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 août 2010.

Il repose dans la 45e division dans la même sépulture que Marie Trintignant.

Sources : Wikipédia et diverses.