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Chanteurs lyriques - Opéra - Art du chant

VIARDOT Pauline (1821-1910)

28eme division
lundi 23 août 2010.
 

Chanteuse lyrique

Pauline García, épouse Viardot, est une mezzo-soprano et une compositrice française née le 18 juillet 1821 à Paris où elle meurt le 18 mai 1910.

Fille du ténor Manuel Garcia (inhumé au Père Lachaise), créateur du Barbier de Séville, et sœur de Maria Malibran, qui mourut prématurément en Grande-Bretagne alors qu’elle n’avait que 28 ans, Pauline Viardot donne son premier récital à l’âge de seize ans en 1838, et débute sur une scène d’opéra l’année d’après, en 1839, dans le rôle de Desdémone de l’Otello de Gioachino Rossini.

Moins virtuose, sur le plan strictement vocal, que sa défunte sœur (dont elle était supposée prendre la relève), c’est par des dons dramatiques, intellectuels et musicaux qu’elle parvient à s’illustrer.

Elle se marie en 1840, sur les conseils de George Sand, au critique et directeur du théâtre des Italiens, Louis Viardot. Elle a une vie de famille heureuse et ses enfants la suivent dans leur carrière musicale. Son fils Paul devient violoniste, sa fille Louise Héritte-Viardot, compositrice et écrivain et ses deux autres filles cantatrices.

Pauline commence ses études de musique par le piano, sous la férule de Franz Liszt. Par la suite, en complément de sa carrière de cantatrice, elle se produit fréquemment en tant que pianiste, de nombreuses fois à quatre mains avec la non moins célèbre Clara Schumann.

Quelques années lui suffisent pour s’imposer : dès lors, elle a le tout-Paris à ses pieds. Amie de Giacomo Meyerbeer, qui lui offre dès 1845 son rôle le plus écrasant, Fidès dans Le Prophète, d’Hector Berlioz, qui crée pour elle une version en français pour mezzo-soprano de l’Orphée de Gluck en 1859), de Charles Gounod (l’opéra Sapho, et son air célèbre «  Ô ma lyre immortelle », fut composé à son intention), de Camille Saint-Saëns qui lui dédie son Samson et Dalila, de Frédéric Chopin (qui admirait son habileté au piano), elle réunit tout ce beau monde dans son bel hôtel particulier du quartier de la Nouvelle-Athènes dans le 9e arrondissement.

En 1855 elle acquiert, au sacrifice d’une partie consistante de sa fortune, la partition autographe du Don Giovanni de Mozart, dont elle chante le rôle de Zerline à Saint-Pétersbourg. Cette « relique » musicale est à la fois l’objet de pèlerinage de la part des grands noms de l’époque et l’occasion de faire de nouvelles connaissances.

Ayant renoncé à la scène en 1863, Pauline Viardot se dédie à la composition (plusieurs opérettes, dont Cendrillon en 1903, sur des livrets de Tourgueniev) et à l’enseignement du chant, qu’elle dispense uniquement à des élèves de sexe féminin, au Conservatoire national de Paris. Parmi elles, les grandes Felia Litvinne et Jeanne Gerville-Réache.

Génie musical et théâtral, elle disparaît presque nonagénaire à l’ère du gramophone, emportant avec elle le timbre d’une voix que Saint-Saëns compara, par synesthésie, à un goût : celui des «  oranges amères ».

Tout au long de sa carrière, elle encouragea de jeunes talents tels que Charles Gounod, Gabriel Fauré et Jules Massenet.

Elle fut aussi l’amie fidèle du grand écrivain russe Ivan Tourgueniev sans que la nature véritable de leur lien soit. Leurs résidences de campagne, à Bougival, séparées mais construites sur le même terrain, ont été aujourd’hui transformées en musées.

Sa sépulture disparait sous l’épais feuillage d’un laurier.

Sources : Wikipédia et divers

Photos : APPL_photos Annie Grillet 2010.