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Poétes - Ecrivains - Littérateurs

DESBORDES VALMORE Marceline (1786-1859)

26eme division
lundi 23 août 2010.
 

Poétesse française

Marceline Desbordes-Valmore, voit le jour à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859.

Poétesse française. Elle fut surnommée « Notre-Dame-Des-Pleurs » en références aux nombreux drames qui jalonèrent sa vie.

Marceline Desbordes est la fille de Catherine Ducas et Félix Desbordes, un peintre en armoiries, devenu cabaretier à Douai après avoir été ruiné par la Révolution. Fin 1801, après un séjour à Rochefort et à Bordeaux, la jeune fille et sa mère s’embarquent pour la Guadeloupe, île appartenant à la France depuis 1635, afin de chercher une aide financière chez un cousin aisé, installé là-bas.

Marceline Desbordes Valmore faisant vacciner ses enfants.

Le voyage entrepris, qui devait être un nouveau départ devient un véritable calvaire. D’une part, la traversée en bateau, qui prend plus que prévu (onze jours) affaiblit les deux femmes, d’autre part, une épidémie de fièvre jaune se déclare en Guadeloupe et emporte, en mai 1803, la mère de la jeune fille. En outre, des troubles politiques agitent l’île et la situation du cousin ne se révèle pas aussi bonne qu’on le disait : l’aide qu’il apporte est donc bien maigre.

De retour en métropole près de son père à Douai, Marceline devient comédienne dès l’âge de 16 ans. Elle joue au théâtre au théâtre à l’italienne de Douai, à Lille, Rouen (grâce à sa rencontre avec le compositeur Grétry) et à Paris. Comédienne, chanteuse et cantatrice, elle se produit notamment théâtre de l’Odéon à l’Opéra-Comique, à Paris, et au Théâtre de la Monnaie, à Bruxelles, où elle incarne en 1815 « Rosine » dans Le Barbier de Séville de Beaumarchais.

Au cours de sa carrière théâtrale, elle joue souvent des rôles d’ingénue. Elle crée plusieurs pièces de Pigault-Lebrun, rencontre Talma, qu’elle admire, Marie Dorval et surtout Mademoiselle Mars, qui sera son amie jusqu’à la fin de ses jours.

De 1808 à 1810, elle a une liaison passionnée avec le comédien et homme de lettre Henri de Latouche. En 1816, elle perd le fils qu’elle a eu avec lui, qu’elle nomme Olivier dans ses poèmes. Elle se marie en 1817 avec un acteur, Prosper Lanchantin, dit Valmore, rencontré alors qu’elle jouait à Bruxelles. Elle en aura quatre enfants, dont un seul, Hippolyte Valmore, lui survivra (Junie, Inès décèdent en bas âge et Hyacinthe, dite Ondine, compose des poèmes et des contes avant de mourir à l’âge de 31 ans).

Marceline Desbordes-Valmore publie en 1819 son premier recueil de poèmes, Élégies et Romances, qui attire l’attention et lui ouvre les pages de différents journaux tels que le Journal des dames et des modes, l’Observateur des modes et la Muse française. En effet, son mari n’est guère aisé et elle sa popularité a perdu de son aura : c’est ainsi tout d’abord pour un intérêt financier qu’elle se met à écrire. Le couple s’installe à Lyon. Marceline Desbordes-Valmore continue à voir Henri de Latouche, et entretient avec lui une relation épistoliaire soutenue.

Par la suite, ses ouvrages les plus importants sont les Élégies et poésies nouvelles en 1824, les Pleurs en 1833 , Pauvres fleurs en 1839 et Bouquets et prières en 1843. En 1832, elle cesse définitivement son activité au théâtre pour se consacrer à l’écriture.

Toutes ses œuvres, dont le lyrisme et la hardiesse de versification sont remarqués, lui valent une pension royale sous Louis-Philippe Ier et plusieurs distinctions académiques. Elle écrit aussi des nouvelles et compose des Contes pour enfants, en prose et en vers.

Marceline Desbordes-Valmore décède à Paris, le 23 juillet 1859, en ayant survécu au décès de presque tous ses enfants, de son frère et de maintes amies. Elle habitait néanmoins au 27, rue de Bièvre, à Bourg-la-Reine et est inhumée dans le cimetière de la commune.

Sa dépouille fut tranférée au cimetière de Montmartre.

Sources : Wikipédia et divers.

Photos : APPL_Annie Grillet 2010.