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Cimetières de Paris et d’Ile-de-France

Cimetière de CRETEIL - 5. L’enclos funèbre (94)

dimanche 15 août 2010.
 

Cimetière de CRETEIL (94)

Un cimetière est rarement un but de flâneries, pourtant celui-ci est, par le nombre et la qualité de ses sculptures, un musée à ciel ouvert de la statuaire funéraire.

Son histoire remonte au début du XIXe siècle : la création d’un nouveau cimetière est devenue indispensable, en 1822, un emplacement est trouvé sur la route de Paris.

De beaux monuments sépulcraux sont alors élevés et des arbres plantés : chapelles, colonnes doriques et pilastres cannelés, corniches sculptées, allégories, portraits, guirlandes et oiseaux, mosaïques, vitraux et épitaphes. C’est un enchevêtrement des styles : néo-classique, romantique et symbolique au service de la notoriété individuelle.

L’inauguration du cimetière, le 16 mai 1822, donne lieu à une cérémonie rapportée dans les registres des délibérations du Conseil Municipal. Plus de 1 000 personnes y assistent. Ce dimanche, à midi, après la messe, partent du village « processionnellement » le clergé, le Conseil de Fabrique, les membres des confréries, le Conseil municipal, le percepteur, le receveur municipal, le médecin, etc.

Après les chants et les prières, le cimetière est béni. De retour au pied de la croix, érigée sur 3 marches de pierre, au centre du cimetière, M. le curé prononce un discours sur les fins dernières. La population retourne au village en chantant un hymne latin composé pour la circonstance et qui (traduit) commence ainsi :

La trompette de l’ange retentit. Ne l’entendez-vous pas ?

Les allées du nouveau cimetière sont sablées et plantées d’arbres ; en 1824, il faut remplacer les tilleuls qui ne s’y plaisent pas par des ormes.

Le cimetière de CRETEIL aujourd’hui...

Dés l’entrée, on est frappé par l’ordonnance et la régularité des tombes militaires d’un blanc et bleu immaculés.

Le cimetière par lui-même, offre l’image d’un enclos funéraire bien entretenu, avec ses allées rectilignes impeccables.

Installée à l’entrée, scellée au mur du pavillon, à droite de l’entrée du bureau de la conservation, la plaque commémorative de la guerre de 1870-1871, rappelle le sacrifice des enfants de Créteil lors de ce conflit.

A gauche du portail, se dresse le monument à la mémoire de H.T. Jean-Pierre MONFRAY, médecin à Créteil (1820-1874) Les habitants de Créteil et de Bonneuil reconnaissants. 1876.

Personnalités inhumées

L’enclos funèbre offre un grand nombre de sépultures d’édiles ou de personnalités ayant marqués la vie locale ou la grande histoire... Plus prés de nous,la guerre, la Résistance ou la vie artistique nous rappellent le temps qui passe avec son cortège d’oublis...

HARRIET SMITH Georgina, duchesse de CAUMONT LA FORCE, veuve de l’honorable Auguste CRAVEN, décédée en son chateau de Créteil le 11 décembre 1867, à l’age de 56 ans...

GOBIN Gabriel (1903-1998)

Gabriel Gobin est un acteur belge, né le 12 mai 1903 à Hacquegnies (Frasnes-lez-Anvaing, province de Hainaut) et mort le 9 février 1998 à Brie-Comte-Robert.

Gabriel Gobin arrive en France à l’âge de 7 ans.

Premier prix de comédie du conservatoire de Lille en 1928, il débute sa carrière sur les planches des théâtres de province et de Belgique puis monte à Paris en 1935. Il y intègre la troupe de Georges Pitoëff et interprète, entre autres, Jean Anouilh, Marcel Achard, Stève Passeur, Noël Coward.

Il débute au cinéma en 1947 dans le film Monsieur Vincent de Maurice Cloche. Dès lors, il s’avère un second ou troisième rôle indispensable dans plus de cent films des plus grands metteurs en scène parmi lesquels Yves Allégret, Georges Lampin, Jean-Paul Le Chanois, André Cayatte, Henri Verneuil, Gilles Grangier... où il donne la réplique à Pierre Fresnay, Bernard Blier, Louis de Funès, Jean Gabin, etc.

À partir de 1956, il participe à de nombreux feuilletons ou dramatiques télévisés : Les Cinq Dernières Minutes, En votre âme et conscience, L’Homme du Picardie, Le Secret des Flamands...

Victime d’une attaque cérébrale en 1993, il demeure atteint d’hémiplégie et meurt le 9 février 1998 à Brie-Comte-Robert.

BILLOTTE Pierre, général (1906-1992)

Général et un homme politique français, né le 8 mars 1906 à Paris et décédé le 29 juin 1992 à Boulogne-Billancourt.

Il est le fils du général d’armée Gaston Billotte mort d’un accident en mai 1940. Sorti de Saint-Cyr et de l’Ecole supérieure de guerre, il participe aux combats de la Seconde Guerre mondiale et parvient à ralentir l’avance des chars de Guderian dans les Ardennes.

Grièvement blessé dans la campagne de France, il est fait prisonnier en Poméranie, il s‘évade et gagne l’URSS où il est interné jusqu’au moment de l’attaque allemande. Il devient alors représentant de la France libre à Moscou. Avec d’autres Français, Il est échangé contre des citoyens russes et s’embarque à Arkhangelsk sur un bateau qui lui permet de gagner Londres.

Il est alors fait chef d’état-major du général de Gaulle et secrétaire du comité de défense nationale à Londres. De Gaulle impose à Leclerc son affectation dans sa division et, alors colonel, il débarque en Normandie à la tête d’un des trois groupements tactiques de la division Leclerc.

Le 25 août 1944, il fait la jonction, à la préfecture de police, avec la Résistance intérieure parisienne lors de la libération de Paris. En septembre 1944, il est promu au grade de général de brigade et, en désaccord avec Leclerc, il quitte la 2eDB. Il forme avec les FFI parisiens la 10e division d’infanterie qu’il commande désormais en tant que général.

Pierre Billotte est promu général de division en mars 1946 (ref : site de l’Ordre de la Libération) Il est nommé représentant de la France au comité d’état-major de l’ONU en 1946 mais il démissionne de cette fonction et de l’armée quatre ans plus tard pour protester contre la politique trop atlantique du gouvernement.

Il est élu député RPF de la Côte-d’Or en 1951 mais est battu en 1956. Il vote la confiance à Antoine Pinay en 1952 et est l’un des 27 dissidents de l’ARS. Il est ministre de la Défense nationale dans le gouvernement Edgar Faure du 6 octobre 1955 au 1er février 1956.

A l’Assemblée nationale, il se consacre aux questions militaires et est rapporteur de la commission de la défense sur les accords de Londres et de Paris qui remplacent la CED qu’il avait combattue.

Il publie un article dans Le Monde contre la torture en Algérie. «  On n’obéit pas à des ordres contraires aux lois de la guerre... La torture, sous quelque forme que ce soit, est condamnable ».

Pierre Billotte est l’un des gaullistes de gauche qui participent à la fondation de l’Union démocratique du travail (UDT). Nommé haut-commissaire en Algérie, il est finalement remplacé par Christian Fouchet en 1962.

En novembre 1962, il est élu député (UNR-UDT) de la 48ème circonscription de la Seine, puis en 1967 de la 5ème circonscription du Val-de-Marne. Il conserve son mandat jusqu’en 1978 sous les diverses étiquettes gaullistes (UD-Ve République, UDR, RPR). Il est ministre d’État chargé des départements et territoires d’Outre-Mer dans les troisième et quatrième gouvernements de Georges Pompidou du 8 janvier 1966 au 31 mai 1968 et favorise l’autonomie interne de ces entités.

Il fonde un « Mouvement pour le socialisme par la participation » en 1971. Il soutient Jacques Chaban-Delmas avant l’élection présidentielle de 1974. Il laisse le souvenir d’un homme courageux et audacieux, au tempérament impétueux et faisant preuve d’un gaullisme ombrageux.

Il a été maire de Créteil de 1965 à 1977.

BAILLY de MONTHION François Gédéon, général (1776-1850)

François Gédéon Bailly de Monthion est un général de division du Premier Empire né à Saint-Denis de la Réunion le 27 janvier 1776 et mort à Paris le 7 septembre 1850, baron puis comte d’Empire. Grand-croix de la Légion d’honneur, Chevalier de Saint-Louis, Grand-croix de l’Ordre de Hesse, Commandeur de l’Ordre militaire de Wurtemberg, Chevalier de l’Ordre du Mérite de Bavière

Il entra comme sous-lieutenant dans le 74e de ligne, le 24 février 1793. Servit aux Armées de la Moselle et du Nord. Il quitta le service comme officier noble, y rentra bientôt en qualité d’aide de camp du général en chef de l’Armée des Pyrénées orientales, et fit ensuite partie des Armées de l’Ouest, de Sambre-et-Meuse, de Mayenne et d’Italie. Il y gagna tous ses grades, jusqu’à celui de chef d’escadron au 9e chasseurs à cheval.

Après la bataille de Marengo, il fut attaché, avec ce grade, à l’état-major du maréchal Berthier, il reçut à Austerlitz le grade de colonel, la croix d’officier et celle du mérite de Bavière. Il remplit ensuite des missions diplomatiques près des cours de Bade, de Hesse et de Wurtemberg.

Il reçoit des mains de Napoléon Bonaparte la Légion d’honneur en 1804. En 1806, et pendant les campagnes de Prusse et de Pologne, il remplit les fonctions d’aide-major-général.

Gouverneur de Tilsitt en 1807, général de brigade en 1808, à la campagne de Portugal, il fut rappelé à la Grande Armée comme chef d’état-major, puis nommé au commandement de l’aile gauche à la, première affaire de Rohr par Napoléon. Monsieur de Monthyon reçut, après les journées d’Eckmühl, d’Essling et de Wagram, où il eut trois chevaux tués sous lui, le titre de comte, avec dotation de 10 000 francs de rente, la Grand-Croix de Hesse, et celle de commandeur de l’ordre du mérite militaire de Wurtemberg.

En 1810, il inspecta les divisions destinées pour l’armée d’Espagne. En 1811, il commanda sous Bayonne une division d’infanterie s’élevant à 20 000 hommes. En 1812, il était à Berlin, chef d’état-major de la Grande Armée. Après les batailles de Smolensk, de Borodino, de Malojaros-Lawitz et le passage de la Bérézina auxquels il assista, il fut nommé, le 4 décembre, général de division, et remplaça Berthier comme major-général, après le départ de Napoléon.

Le comte de Monthyon se trouva, en 1813, à Lutzen, à Bautzen et à Wurtchen, remplaça de nouveau le major-général du 24 août jusqu’à la fin d’octobre, et fut nommé grand officier de la Légion d’honneur en novembre. En 1814, il fit la campagne de France, reçut la croix de Saint-Louis à la première Restauration, fit la campagne de 1815 en Belgique, comme chef de l’état-major général, fut blessé à Mont-Saint-Jean, et pendant la seconde Restauration, fut employé dans le corps royal d’état-major.

Louis-Philippe le fit pair de France, il est grand Cordon de la Légion d’honneur. Le 12 avril 1848, la République le mit à la retraite.

Son unique fille, Zoé (1820-1893), épousa Charles Pierre dit Victor (1812 ✝ 1891), 2e comte Pajol, général de division lors de la guerre de 1870 et chevalier de la Légion d’honneur, fils de Pierre Claude Pajol.

Il fait partie des 558 officiers à avoir son nom gravé sous l’Arc de triomphe de l’Étoile.

LANCELOT DU LAC Marie François Théodore (D. en 1879)

Baron de Saint Charles d’Espagne.

Garde du corps du Roi Charles X.

Décédé le 13 décembre 1879.

GUILLAUME Louis (1907-1971)

Ecrivain et poète français.

Il passe son enfance à Bréhat puis devient enseignant à Paris et passe sa retraite à Biarritz.

Louis Guillaume naît à Paris le 18 décembre 1907. Le 25 décembre 1907 il arrive à Bréhat. Jusqu’en 1914 il vit dans cette île bretonne la plus heureuse partie de son enfance chez sa grand-mère maternelle : le souvenir de cette enfance perdue est la première source de sa poésie.

Jeune instituteur (Créteil) puis professeur de lettres (Charenton) et directeur de collège (Paris) il publie son premier recueil dès 1928 : Sônes d’Armor. D’un premier mariage naît en 1931 son fils Yves. En 1935, il rencontre Marthe qui devint sa compagne et son inspiratrice. Il commence alors son Journal (entièrement inédit : 47 cahiers) qu’il tient régulièrement, sans un jour d’interruption, jusqu’à sa mort.

Il fait la connaissance de Max Jacob avec qui il échangera une longue et importante correspondance. La lecture de L’âme romantique et le rêve par Albert Béguin en 1937, puis celle des livres de Gaston Bachelard à partir de 1940, marquent des dates décisives pour son évolution poétique.

Non violent, le soldat Louis Guillaume est pendant la guerre, infirmier à bord d’un train sanitaire ; cette approche avec la mort lui dicte des pages émouvantes de son journal.

Il ne publie que très peu pendant l’Occupation. Il poursuit sa carrière d’enseignant. En 1942 il devient professeur de lettres, et en 1948 il est nommé directeur de collège dans le quatrième arrondissement de Paris, dans le Marais, au cloître des Billettes, poste qu’il occupera jusqu’à sa retraite en décembre 1962.

Il se retire à Biarritz, se consacrant entièrement à son œuvre qui atteint alors toute son ampleur. Un abondant courrier maintient un contact régulier avec de nombreux amis. Accueillant à tous, et particulièrement aux jeunes, il prodigue sans compter son temps et ses conseils.

Du 1er janvier au 30 juin 1966, il vit l’extraordinaire aventure poétique et spirituelle dont son recueil Agenda constitue le journal. (3e édition 1996).

Il disparaît à l’aube du jour de Noël 1971, laissant une œuvre - parue ou à paraître - dont le retentissement ne cesse de croître, comme l’attestent déjà de nombreux colloques, études, expositions, traductions, projections, émissions, etc.

Sa sépulture est ornée d’un médaillon en bronze oeuvre de Jean Baudet. Une pierre gravée avec l’un de ses poémes se trouve également sur cette tombe.

D’ARPA Tony (1941-2002)

Tony d’Arpa, était l’un des membres fondateurs et guitariste rythmique des Chaussettes Noires, dont Eddy Mitchell était le chanteur.

Aprés la séparation du groupe et la carrière solo entamée par Eddy Mitchell, Tony d’ARPA pousuivit ce dernier en justice pour rupture de contrat.

En mai 1996, la célèbre formation, pionnière du rock’n roll en France, avait déploré la perte d’un autre de ses musiciens, Aldo Martinez, disparu à l’âge de 55 ans.

Tony est décédé, des suites d’une longue maladie.

DIAGNE Raoul (1910-2002)

Raoul Diagne, né le 10 novembre 1910 à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, mort le 12 novembre 2002 à Créteil est un un joueur international de football et un entraineur français.

Raoul Diagne est d’origine sénégalaise. Son père, Blaise Diagne (1872-1934), fut député du Sénégal à l’Assemblée nationale française et ministre des Colonies. Raoul arrive en Métropole à dix-huit mois, et découvre les joies du football à treize ans à l’école. Il fréquente un temps le Stade français, puis rejoint le Racing club de Paris avant de se joindre aux Pingouins, l’équipe fanion du Racing, en 1930.

Il est sélectionné 18 fois en équipe de France et est le premier joueur noir a connaître les honneurs de la sélection dès 1931, pour un match amical contre la Tchécoslovaquie à Colombes (1-2). Il joue en équipe de France jusqu’au 28 janvier 1940 (France-Portugal, 3-2).

On aurait pu croire que cette sélection provoqua des remous, comme ce sera le cas en Angleterre en 1978 lors de la première sélection d’un joueur noir en équipe d’Angleterre de football ou aux États-Unis en 1947 lors de l’alignement du premier joueur noir en Ligue majeure de baseball ; il n’en fut rien. En revanche, un an plus tard, Raoul se trouva un centre d’une affaire autrement plus importante que sa couleur de peau : le statut professionnel. Issu d’un milieu aisé, l’avenir de Raoul n’était pas vraiment programmé dans le football, aussi il se fâche avec une partie de la bonne société parisienne en acceptant de franchir le pas du professionnalisme en 1932.

Pour les grands débuts du Racing en championnat de France professionnel, c’est Raoul, pourtant défenseur, qui signe les deux buts du Racing.

À l’occasion de la saison 1935-1936 qui est couronnée par un doublé coupe-championnat des Pingouins du Racing, Raoul joue la moitié de la saison comme... gardien de but. Le titulaire du poste, l’ombrageux Rudi Hiden (1909-1973), faisait en effet un de ces caprices de stars, et demandait à ses dirigeants une augmentation pour rejoindre l’équipe... Hiden, meilleur gardien de but de son temps, était coutumier du fait. Son pote Raoul Diagne le remplaça donc dans les buts jusqu’au retour du portier viennois.

Absent de la coupe du monde en Italie en 1934, Raoul est bien présent en 1938 pour disputer l’épreuve en France. Malgré la grande détermination française, Raoul en fit souvent témoignage, les Italiens s’imposent face aux Français, 3-1 en quarts de finale à Colombes.

Il gagne la Coupe de France 1939 contre Lille puis en 1940 face à l’Olympique de Marseille lors d’une finale disputée cinq jours avant le déclenchement de l’invasion allemande. Raoul, tout comme son ami Rudi Hiden, désormais naturalisé français, sont alors sous les drapeaux, mobilisation générale oblige, et bénéficient pour cette finale de Coupe de France d’une permission exceptionnelle.

Il joue pendant la guerre à Toulouse où il trouve refuge jusqu’en 1944. Il a alors 34 ans mais joue encore deux saisons pour Annecy.

Sa carrière de joueur achevée, il devient entraîneur de clubs en AOF (Afrique occidentale française), en Belgique et en Algérie avant de prendre mains l’équipe nationale du Sénégal au début des années 1960.

Il s’éteint à 92 ans le 12 novembre 2002 à Créteil en région parisienne.

Il est considéré au Sénégal comme le « grand père du football sénégalais » .

La Guyane revendique également Raoul.

Il repose dans le columbarium du cimetière de Créteil.

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DARTOIS Camille (1838-1917)

Camille LEGRAND dit DARTOIS voit le jour en 1838.

En 1870-1871, lors du siège de Paris par les Allemands, Nadar constitue de son propre chef la « Compagnie d’Aérostiers » avec Camille Dartois et Jules Duruof dont le but est la construction de ballons militaires pour les mettre à la disposition du gouvernement.

Ils établissent un campement sur la place Saint-Pierre, au pied de la butte Montmartre, où naît la poste aérienne du siège. Les ballons permettaient de surveiller l’ennemi, d’établir des relevés cartographiques et également d’acheminer du courrier.

Nadar baptise ses ballons : le George-Sand, l’Armand-Barbès et le Louis-Blanc. C’est à bord de l’Armand-Barbès que Léon Gambetta, ministre de l’Intérieur, quitte Paris le 7 octobre 1870 pour regagner Tours afin d’y organiser la résistance à l’ennemi.

Au total, 66 ballons seront construits entre le 23 septembre 1870 et le 28 janvier 1871 qui transporteront 11 tonnes de courrier, soit 2,5 millions de lettres. Cinq des ballons seront capturés par l’ennemi.

Cette première fabrication en série d’aéronefs, marque officiellement la naissance de l’industrie aéronautique. Deux « usines » avaient été installés dans les gares de chemin de fer réquisitionnées : les frères Godard à la gare (Une gare est d’ordinaire un lieu d’arrêt des trains. Une gare comprend diverses installations qui ont une double...) de Lyon et Dartois et Yon à la gare du Nord.

Camille DARTOIS s’est éteint en 1917.

LUKOWSKI Joseph (1837-1901)

Joseph Lukowski voit le jour en 1837, décédé à Créteil en 1901.

Curé de Créteil de 1888 à 1901.

Décédé le 17 mai 1901 à l’âge de 64 ans.

BORD (chapelle funéraire de la famille)

Chapelle Funéraire de la Famille Bord

Incrit à l’Inventaire général du patrimoine culturel

Chapelle Funéraire de la Famille Bord

époque de construction 3e quart 19e siècle

année 1866, architecte A. Bachellerie

historique : Chapelle funéraire construite en 1866 sur les plans de l’ architecte A. Bachellerie par l’ entrepreneur Despres.

gros-oeuvre : pierre artificielle.

décor : sculpture représentation guirlande ; immortelle ; grenade ; ordre dorique ; colonne.

sujet : guirlande immortelles et grenades entrelacées, support : linteau de porte ; sujet : colonnes cannelées d’ ordre dorique, support : de part et d’ autre de la porte.

dimensions : 495 h ; 240 la ; 250 pr

propriété privée.

type d’étude inventaire topographique.

rédacteur(s) Férault Marie-Agnès ; Jantzen Hélène Sources : © Inventaire général (Référence IA00063246)

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BOULENGER (Chapelle funéraire de la famille )

Chapelle Funéraire de la Famille Boulenger

Inscrit à l’Inventaire général du patrimoine culturel.

Chapelle Funéraire de la Famille Boulenger

époque de construction : 4e quart 19e siècle.

année 1898. auteur(s)

Architecte Henry A.

gros-oeuvre : pierre artificielle

décor : sculpture.

représentation : couronne ; immortelle ; palme ; fronton ; pilastre ; croix de guerre.

sujet : couronnes et palmes, support : fronton triangulaire ; sujet : croix de guerre, support : corniche côté porte ; sujet : immortelle, support : partie haute des pilastres cannelés.

dimensions : 260 h ; 200 la ; 245 pr.

propriété privée

inventaire topographique, rédacteur(s) Férault Marie-Agnès ; Jantzen Hélène. Référence IA00063247

Sources : Base Mérimée© Inventaire général. Enquête .1987 date versement

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RENAULT L. (chapelle funéraire de la famille)

Chapelle Funéraire de la Famille L. Renault

Inscrit à l’Inventaire général du patrimoine culturel

Chapelle Funéraire de la Famille L. Renault

Epoque de construction : 4e quart 19e siècle

Auteur(s) : inconnu(s) entrepreneur (inconnu)

Gros-oeuvre : pierre artificielle.

Décor : sculpture ; vitrail ; ferronnerie.

Représentation : colonne ; ordre composite ; croix.

Sujet : grisaille décorative, support : vitraux.

Dimensions : 510 h ; 250 la ; 300 pr

Type d’étude : inventaire topographique

Rédacteur(s) : Férault Marie-Agnès ; Jantzen Hélène

Référence IA00063245

Base Mérimée © Inventaire général

enquête 1987.

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PARFONRY (monument funéraire de la famille)

Paul PARFONRY (1857-1920)

Paul PARFONRY est né à Paris en 1857. Il est le fils de François-Xavier, le marbrier d’art.

Artiste peintre d’une certaine renommée, il est reconnu comme " Petit Maître du 19ème siècle ", représentant souvent des personnages dans des décors intérieurs urbains du 18ème siècle, notamment de l’hôtel particulier de la rue Jouffroy à Paris, acheté par son père.

Trois de ses tableaux, intitulé " Intérieur d’une chambre ", " L’interruption " et " Rencontre devant un hôtel particulier " ont été mis en vente ces dernières années, respectivement au Danemark (1997), aux Etats-Unis (2007) et en France (2008). Plusieurs pièces de mobilier apparaissant sur les tableaux (tabourets, pendules,..) appartiennent toujours à la famille.

Biographie Paul Pafonry

Monument sépulcral de la famille Parfonry

Epoque de construction : 3e quart 19e siècle

Année 1862.

Auteur(s)/ maître d’oeuvre inconnus.

Gros-oeuvre : pierre artificielle ; marbre.

Décor : sculpture.

Représentation : aigle ; femme ; guirlande

Sujet : guirlandes, support : plaques funéraires ; sujet : aigle, Support : partie supérieure du monument ; sujet : figure de femme drapée, support : côtés latéraux.

Dimensions : 450 h ; 322 la ; 266 pr

Type d’étude : inventaire topographique

rédacteur(s) : Férault Marie-Agnès ; Jantzen Hélène

Référence IA00063243

Sources : Base Mérimée© Inventaire général et divers (2010)

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SAVAR Juliette (1901-1940) Résistante

Mort pour la France

Une rue et des édifices publics portent son nom à Créteil.