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Hommes politiques - Députés - Sénateurs

REMOIVILLE Paul Eugène (1824-1896)

66eme division (1ere ligne, AA, 7)
mercredi 7 juillet 2010.
 

Député de Seine-et-Oise

Paul Eugène REMOIVILLE voit le jour le 10 janvier 1824 à Pont Sainte Maxence (Oise).

Mort le 14 décembre 1896 à Paris (4e).

Député de Seine-et-Oise de 1881 à 1889.

député de 1881 à 1889, né à Pont-Sainte-Maxence (Oise) le 10 janvier 1824, commença par être clerc d’huissier à Paris, fut président, en 1848, du club fondé par ses collègues, puis remplit divers emplois dans les usines de la maison Darblay à Corbeil.

Il utilisa ensuite les relations qu’il s’était créées dans cette position pour ouvrir un cabinet d’affaires contentieuses, dont les meuniers et les négociants en grains formèrent la clientèle.

Maire de Villiers-sur-Marne (août 1870), conseiller d’arrondissement de Seine-et-Marne, il fit, en faveur de l’instruction primaire gratuite et laïque, une active propagande, et se porta, le 21 août 1881, comme candidat républicain radical à la députation dans l’arrondissement de Corbeil : il fut élu par 8,042 voix (15,667 votants, 19,949 inscrits), contre 6,871 à M. Léon Renault, candidat centre gauche.

Il opina le plus souvent avec les radicaux de la Chambre, contre le cabinet Ferry, contre la politique coloniale et les crédits du Tonkin, pour la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et, lors des élections générales du 4 octobre 1885, fut inscrit sur la liste radicale de Seine-et-Oise, et élu, au second tour de scrutin (18 octobre), le 2e sur 9, par 57,003 (119,995 votants, 153,342 inscrits).

Il siégea à la gauche radicale, fut président de ce groupe, et prononça, le 4 février 1886, en cette qualité, un discours d’installation, où il félicitait le gouvernement de la politique progressiste qu il avait adoptée.

Adversaire des cabinets Rouvier et Tirard, il soutint le ministère Floquet, vota l’expulsion des princes, et se prononça, dans la dernière session, contre le rétablissement du scrutin d’arrondissement (11 février 1889), contre l’ajournement indéfini de la révision de la Constitution, pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes, contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, pour les poursuites contre le général Boulanger.

En 1889, Eugène Rémoiville se représente sans succès dans la circonscription de Corbeille ; en tête au premier tour avec 6.334 voix sur 18.355 votants contre 5.182 à Argeliès, c’est celui-ci qui l’emporte au scrutin de ballottage avec 9.787 voix sur 17.482 votants, l’ancien député en obtenant 7.372.

Il ne se représenta pas en 1893 et mourut le 14 décembre 1896 à Paris, à l’âge de 72 ans.

Il était chevalier de la Légion d’honneur et officier d’Académie.

Il repose dans la 66e division.

Sources :ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V, p. 112.)

(APPL 2016)