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FONTENAY-LE-COMTE (85)

Le cimetière Notre-Dame
lundi 15 février 2010.
 

Le cimetière Notre-Dame

C’est sous un ciel gris et par un froid glacial que nous avons visité ce trés romantique cimetière vendéen, avec ses monuments curieux et son atmosphère particulière.

L’attrait majeur de ces lieux est formé de groupe de monuments, ornés et décorés de sculptures et reliefs à la fois trés riches et austères dans leur expression.

Comme dans tous les cimetières de province, reposent là tout ce qui a fait la vie et la réputation de Fontenay-le-Comte.

Cet article se veut avant tout être un livre d’images, tel que nous l’avons ressentis. Nous vous le livrons sans partage, ni retenue...

Les noms importent peu... seule l’image compte...

Ce champ de repos offre un choix assez exeptionnel de monuments funéraires tels qu’on les concevaient au XIXe siècle. Certains trouveraient leurs places sans problème dans notre Père Lachaise, sans déroger à l’ensemble...

Bonbonnière, boite à bijoux, sépulcre ?, de toute façon, une oeuvre d’art...

Ici repose.... Un peu d’éternité...

Le temps et l’espace... témoignages de vie d’avant...

Décor patiné par les ans... la pierre d’éternité...

Jeu d’échecs ?

Je garde l’espoir... et Décor d’Héroïc Fantasy...

Hier encore...

Demain, nous ne seront plus là....

Ici, comme dans tous les cimetières de France, les siècles et les années se bousculent, les nouveaux disparus chassent les anciens... Le souvenir s’estompe avec le temps, un jour, il n’y a plus personne pour se souvenir d’un visage, d’une tournure, d’un regard, d’une voix, c’est là que commence la véritable mort, l’entrée ultime vers le néant...

Ici penché vers toi les mains jointes...

La pierre isolée...

Dressé vers le ciel... Chapelles d’antan...

Ce cimetière, comme beaucoup d’autres, comporte un petit carré destiné aux petits anges envolés bien trop tôt. Par respect nous ne vous montrons qu’un seul monument...

D’un bruissement d’ailes, trop tôt envolé...

Personnalités inhumées au cimetière Notre-Dame

Maurice COINDREAU (1892-1990)

Ecrivain et traducteur

Maurice-Edgar Coindreau (25 décembre 1892, La Roche-sur-Yon - 20 octobre 1990 à Limeil-Brévannes) est un traducteur français de l’espagnol et de l’anglais vers le français, qui a grandement contribué à faire connaître la littérature américaine des années 1930 en France.

Agrégé d’espagnol, M.-E. Coindreau travaille au lycée français de Madrid avant d’enseigner le français à l’Université de Princeton de 1922 à 1961.

Il a pour amis Darius Milhaud, Robert Casadesus et Gaby Casadesus.

Passionné par la littérature des États-Unis d’Amérique, il fait découvrir à Gaston Gallimard de nombreux auteurs comme Ernest Hemingway (L’Adieu aux armes et Le Soleil se lève aussi), John Dos Passos (Manhattan Transfer), William Faulkner (Tandis que j’agonise, Le Bruit et la fureur), John Steinbeck (Les Raisins de la colère, Des souris et des hommes), Truman Capote, Flannery O’Connor, William Goyen ou William Styron, auteurs dont il traduit les principaux romans.

Ces auteurs auront une grande influence sur les écrivains français comme Joseph Kessel, Pierre Drieu La Rochelle, Albert Camus ou Jean-Paul Sartre.

Il traduit également des romans espagnols de Rafael Sánchez Ferlosio, Juan Goytisolo, Ramón del Valle-Inclán, Miguel Delibes ou Ana María Matute.

En 1981 est créé un Prix de traduction à son nom, décerné chaque année depuis 1982.

Bibliographie : Nombreuses préfaces ou introductions aux œuvres traduites : Lumière d’août, William Faulkner, 1935 : Le bruit et la fureur, William Faulkner, 1949 ; Des souris et des hommes, John Steinbeck, 1955...

La Farce est jouée, New York, 1942.

Aperçus de littérature américaine, Gallimard, 1946. Mémoires d’un traducteur, entretiens avec Christian Giudicelli, Gallimard, 1974 ; 1992.

Il repose dans le trés romantique cimetière Notre-Dame de Fontenay-le-Comte (85).

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Benjamin du BREUIL

Officier et baron de l’Empire

BREUIL Benjamin Louis Robert, colonel baron du (Décédé en 1817)

Benjamin-Louis Robert du Breuil, baron d’ Empire et colonel de cavalerie, est décédé le 11 juillet 1817.

Peu après son installation au cimetière Notre-Dame, son tombeau, fut victime d’ un acte de vandalisme.

Le piédestal est surmonté d’ une allégorie de la douleur, représentée sous la forme d’ un ange dénudé, environnée de symboles funéraires comme une urne cinéraire, ou militaires comme un bouclier orné d’ une tête de Méduse, une cuirasse ou un canon.

Le tombeau et ses ornements sont dus au ciseau du sculpteur fontenaisien Elie Jean Drouard, l’ensemble est daté 1817.

L’état de mutilation de ce tombeau nécéssiterait une restauration.

Concu et réalisé à Fontenay-le-Comte en 1817.